Entre mythes et réalités, préjugés et tolérance, où se situe la réalité des immigrants?
 

Consultations sur la planification de l’immigration au Québec, horizon 2017-2019

Michel Leblanc (CCMM)

Michel Leblanc
(CCMM)

« On a souvent abordé dans le passé la question de l’immigration sous l’angle d’identifier des candidats à l’immigration, alors que maintenant, nous disons qu’il existe une nouvelle réalité du marché du travail où, dans des secteurs il va y avoir des blitz. Il y aura des périodes où nous aurons de grands besoins de ressources et nous ne pourrons pas toutes les trouver localement. Il arrive que des entreprises déplacement, des employés pour une période donnée. Cela s’appelle de la mobilité internationale. Nous disons au gouvernement qu’une bonne stratégie de mobilité internationale cela aidera nos entreprises tout en nous emmenant des travailleurs temporaires qui pourraient décider de rester. Cela augmentera le nombre de gens très susceptibles de bien s’intégrer. »

Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

 

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a présenté un mémoire contenant ses recommandations à la Commission des relations avec les citoyens à l’occasion des consultations sur la planification de l’immigration pour la période 2017-2019.

L’intégration professionnelle des immigrants constitue un enjeu majeur. Réalité mondiale dans tous les pays à forte émigration, il en va de même au Canada.

Soulignons cette bien amère réalité, le taux de chômage des immigrants à Montréal (11,1 %) est plus élevé que celui des personnes nées au Canada (7,5 %) malgré l’existence d’emplois non pourvus.

« Il y a une réalité qui sera universelle au Québec, c’est que les entreprises qui vont faire face au resserrement démographique vont courir après des ressources qualifiées, qu’elles soient en région ou à Montréal. Le grand défi collectif des ressources humaines, il est partout.»

Le mémoire de la Chambre souligne que l’immigration constitue une grande richesse. Elle permet non seulement d’augmenter la population active, mais aussi de renforcer la créativité, l’innovation et le commerce international.

Or l’intégration sociale des immigrants passe par une insertion réussie au marché de l’emploi. Il est donc essentiel d’arrimer les efforts de sélection aux mesures destinées à faciliter l’intégration professionnelle des immigrants.

« C’est clair qu’un immigrant à Montréal qui n’a pas trouvé d’emploi à sa mesure et qui le trouve en région, ce serait gagnant pour tout le monde. »

Écoutez  Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain discuter du mémoire déposé cette semaine par la Chambre au micro de Raymond Desmarteau

 

 

Dernier commentaire
  • JE NE CROIS PAS QUE LES QUÉBÉCOIS SOIENT RACISTES. BIEN SUR QUE NOUS AVONS UNE RÉSISTANCE AUX CHANGEMENTS. C’EST HUMAIN ET MÊME NORMAL.

    LES MUSULMANS, PEUT-ÊTRE À TORT, SOULÈVENT DES INQUIÉTUDES QUE D’AUTRES CULTURES N’ONT JAMAIS SUSCITÉS. CETTE CULTURE AFFICHE DES DIFFÉRENCES CULTURELLES PROFONDES AVEC LA NOTRE. LES PEURS NE SONT PEUT-ÊTRE PAS FONDÉES, MAIS LEUR ARRIVÉE EN SOL QUÉBÉCOIS POURRAIT DONNER LIEU À DES ACCOMMODEMENTS DÉRAISONNABLES, SI NOUS NE FAISONS RIEN POUR PROTÉGER CERTAINS FONDEMENTS DE NOTRE SOCIÉTÉ MODERNE.

    JE CROIS QUE C’EST PLUTÔT LE MANQUE APPARENT DE RIGUEUR DANS LA SÉLECTION DES CANDIDATS ET LE RISQUE DE VOIR L’ESPACE PUBLIC ÊTRE ENVAHI PAR LE RELIGIEUX QUI INQUIÈTENT.

    SI LE GOUVERNEMENT A UNE MÉTHODE PRÉCISE ET RIGOUREUSE POUR FAIRE LA SÉLECTION DES NOUVEAUX ARRIVANTS, IL DEVRAIT L’EXPLIQUER AUX CITOYENS, QUANT AU RELIGIEUX, L’ÉTAT A AUSSI L’OBLIGATION DE PRÉCISER LES RÈGLES DE VIE COMMUNE. LE QUÉBEC A PAYÉ CHER SA RUPTURE AVEC LE RELIGIEUX. D’UN AUTRE CÔTÉ, LES MUSULMANS INTÉGRENT LE RELIGIEUX À TOUS LES PANS DE LEUR VIE. C’EST UNE DIFFÉRENCE FONDAMENTALE QUI JUSTIFIE, SELON MOI, DE PROTÉGER CET ACQUIS. LE RELIGIEUX EST UN CHOIX INDIVIDUEL ET IL EST CRUCIAL QU’IL LE DEMEURE.

    CE SONT CES 2 ÉLÉMENTS QUI, À MON AVIS, INQUIÈTENT. À DÉFAUT D’ACTIONS PRÉCISES ET RATIONNELLES À LEUR SUJET, LES CITOYENS CONTINUERONT DE NOURRIR UNE PEUR IRRATIONNELLE DU TERRORISME ET ILS S’INQUIÈTERONT DE VOIR LA SOCIÉTÉ RETOURNER EN ARRIÈRE SUR LE PLAN RELIGIEUX.

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