Entre mythes et réalités, préjugés et tolérance, où se situe la réalité des immigrants?
 

Un portrait général de l’immigration: les statistiques

20% de la population canadienne est née à l’étranger. C’est dire qu’une personne sur cinq se reconnait dans cette statistique.

En cinq ans, de 2006 à 2011, plus d’un millions de personnes nées ailleurs sur Terre ont immigré au Canada.

En pourcentage, c’est donc dire que cette immigration récente 17,2% de la population née à l’étranger et 3,5 % de la population totale du Canada.

Un kaléidoscope ethnique

Le Canada aujourd’hui, c’est plus de 200 origines ethniques (Enquête nationale auprès des ménages, ENM, de 2011).

Le saviez-vous?
En 2011, treize groupes d’origines ethniques différentes ont franchi la barre du million.

Population des minorités visibles

Près de 6 264 800 personnes ont déclaré être membres de minorités visibles, soit 19,1 % de la population totale.

Parmi ces minorités visibles, 30,9 % sont nés au Canada et 65,1 % sont nés à l’extérieur du pays et sont venus y vivre comme immigrants. Nous pourrions arrondir en termes d’un tiers deux tiers).

Et les résidents non-permanents?

C’est une faible proportion, 4,0 %, de la population des minorités visibles qui est constituée de résidents non permanents.

Le saviez-vous?
Le tiers des membres des minorités visibles est né au Canada.

Ensemble les trois groupes de minorités visibles les plus nombreux, les Sud-Asiatiques, les Chinois et les Noirs, représentaient 61,3 % de la population des minorités visibles en 2011.

Ils étaient suivis des Philippins, des Latino-Américains, des Arabes, des Asiatiques du Sud-Est, des Asiatiques occidentaux, des Coréens et des Japonais.

 

Le recensement de 2016

Le 10 mai 2016, jour du recensement, 35 151 728 personnes ont déclaré vivre au Canada.

Ce recensement  vise l’ensemble de la population du Canada, qui est formée des citoyens canadiens (par naissance et par naturalisation), des immigrants reçus et des résidents non permanents ainsi que les membres de leur famille qui vivent avec eux au Canada.  Les résidents non permanents sont des personnes titulaires d’un permis de travail ou d’études ou qui revendiquent le statut de réfugié.

La population était 10 fois plus importante en 2016 qu’en 1871, date du premier recensement après la Confédération, où on avait dénombré 3,5 millions de personnes au Canada.

En 1967, alors que les Canadiens célébraient le 100e anniversaire de la Confédération, la population avait atteint 20 millions (Recensement de 1966). Au fil du temps, les Canadiens se sont déplacés vers l’ouest.

En 2016, près du tiers de la population vivait au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.

 

L’accroissement  migratoire explique les deux tiers de la croissance démographique

De 2011 à 2016, la population s’est accrue de 1,7 million de personnes  ou de 5,0 %, un taux de croissance légèrement inférieur à celui observé pour la période de 2006 à 2011 (+5,9 %).

Environ les deux tiers de la croissance démographique du Canada de 2011 à 2016 sont attribuables à l’accroissement migratoire (la différence entre le nombre d’immigrants et d’émigrants).

L’accroissement naturel (la différence entre le nombre de naissances et de décès) a représenté l’autre tiers.

Selon les projections, la croissance démographique du Canada au cours des prochaines années sera de plus en plus liée à l’accroissement migratoire plutôt qu’à l’accroissement naturel, principalement en raison de la faible fécondité et du vieillissement de la population.

 

Le saviez-vous?

-De 1901 à 1911, plus de 1,6 million d’immigrants sont arrivés au Canada, dont plusieurs se sont établis au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.

-La croissance démographique a ralenti de nouveau dans les années 1930, alors que les couples ont eu moins d’enfants et que les niveaux d’immigration ont diminué. Ces baisses étaient en partie attribuables à la Grande Dépression.

– Après la Deuxième Guerre mondiale, cependant, les niveaux d’immigration ont augmenté de nouveau, et les taux de fécondité se sont accrus considérablement, ce qui a mené au baby-boom. En conséquence, le taux de croissance démographique du Canada dans les années 1950 était tout prêt des niveaux record observés au début du siècle.

-À partir du milieu des années 1960, les taux de fécondité ont diminué progressivement. Alors que les familles canadiennes avaient moins d’enfants, l’accroissement migratoire est devenu le principal moteur de la croissance démographique à la fin des années 1990.

-Selon les projections démographiques, la population du Canada pourrait atteindre d’ici 2031 les 41 millions d’habitants, avec une augmentation de la proportion d’habitants dans l’ouest du pays. 

Dernier commentaire
  • Je n’ai jamais lu un dossier aussi intéressant sur l’immigration au canada

    J’ai particulièrement apprécié de découvrir la perception des autochtones et le billet de votre rédacteur en chef qui souligne des faits et même des évidences qui remettent les choses en perspective.

    Avec un dossier comme ça, chacun peut avoir une vraie idée de ce que représente l’immigration au canada et cela permettra certainement de faire tomber des préjugés. D’ailleurs j’aurais aimé que l’on nous parle des préjugés et qu’on explique comment y faire face.

    Merci à RCI pour ce beau travail.

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