17 commentaires

  1. Vous vous sentez insulté comme musulman. Moi je me sens davantage insultée. Mes aïeux étaient les natifs et les fondateurs de l’Amérique du Nord. Ils ont bâti ce pays à la sueur de leurs front en combattant le froid et la famine. Ils ont usé d’ingéniosité pour survivrent. Ils ont mis en place un système social où tous ont des droits, sont égaux et peuvent bénéficier des services sociaux publiques. On m’insulte tout comme ont insulte mes ancêtres et leurs mémoires quotidiennement lorsque j’entends des gens qui ne font pas l’effort de parler français. Lorsque je constate que pour se sentir respecter ceux que nous accueillons à bras ouvert avec tout nos acquis si durement obtenus sur un plateau d’argent me contraindre à faire manger mon enfant halal à la garderie pour les respecter, l’obligeant à faire fi de ses coutumes culinaires ou même du guide alimentaire canadien. On m’insulte tout comme ont insulte mes ancêtres lorsqu’il ne peut plus célébrer Noël à la garderie pour ne pas être irrespectueux envers une minorité religieuse. On m’insulte tout comme ont insulte notre mémoire collective lorsque au bureau des passeports on me

    • Natalia, tu ne trouves pas que tu parles du Québec comme si il n’y avait personne qui habitait avant l’arrivée des Européens. Parler de mémoire collective en omettant les Autochtones c’est répétant le crime de la colonisation. J’admet tout de même que l’immigrant se doit de s’intégrer. Par contre, on ne peut demander d’un immigrant de contribuer qu’au niveau économique tout en laissant derrière lui/elle sa culture ou religion.

      • Chère Dania, je t’invite à relire mon texte. Je précise que mes aïeux étaient les natifs (les innus qui sont les autochtones de la côte nord du St-Laurent) et les fondateurs (français) d’Amériques du Nord. Et je peux rajouter irlandais. Je t’invite à observer d’autres immigrants de diverses origines qui sans renier leurs cultures se sont très bien et sur tout les plans intégrés tant au niveau : culturel, économique, artistique, culinaire et autres sans renier leurs cultures et leurs religions La communauté chinoise n’impose pas l’an chinois et continue de le fêter. Les italiens fêtent la befana début janvier plutôt que noël et ne demande pas d’accommodement.

      • J’ajouterais…lorsqu’on immigre dans un pays il y a certainement plusieurs raisons. Quelles soient pour fuir la guerre, la persécution, l’injustice, le manque emploi, aspirer à un monde offrant plus d’opportunités, se réunifier avec nos familles, voyager et découvrir de nouveaux horizons ou autre, le choix de l’endroit reste fondamental. Pour ce faire un minimum de connaissance sur l,endroit convoiter s’avère essentiel. Bien qu’il soit illusoire de penser trouver le monde parfait, le choix doit se faire en concordance avec nos propres valeurs et aspirations. Si le choix ne s’avère pas celui que l’on souhaitait, rien nous empêche de refaire un autre choix ou revenir en arrière.

      • Pour ce qui est du Québec j’aimerais rappeler la devise : je me souviens. Cette devise fait référence à toute l’histoire de son peuple mais encore faut-il la connaître. Mais au-delà il y a les valeurs d’un peuple qui se retrouvent dans son drapeau. Savez-vous celui de votre terre d’accueil? Les 4 fleurs de lys font références aux français d’Amérique, le bleu à la francophonie et le blanc en forme de croix symbolise l’origine chrétienne et occidentale. Le peuple d’accueil n’a aucunement non plus l’obligation de renier sa propre culture et origines pour accommoder ceux qui y arrivent.

        • Nathalia, tu parles de deux valeurs: christianisme et langue francaise. La premiere n’a pas euu besoin de l’immigration peut etre reniée et la deuxieme est condamnée sans l’apport de l’immigration francophone. Les musulmans ne demandent pas d’accomodements, juste le droit si possible de s’habiller comme ils ou elles le souhaitent, c’est tout. C’est quand meme pas trop demander.

          • Cher Ameen, si vous connaissiez davantage l’histoire du Qc vous sauriez que la révolution tranquille n’a pas renié l’apport du christianisme. La société s’est soulevée contre l’emprise religieuse dont étaient imprégnées toutes les institutions tant politiques, médicales, scolaires que familiales. Un reniement de la charia chrétienne. Le peuple québécois à choisi de renier le contrôle religieux qui brimait les droits et libertés. Mais ils n’ont pas jeté les valeurs fondamentales de partage, amour, paix, respect et le désir de maintenir certaines traditions vivantes. Ils ont dit non : à l’obligation de la femme à se couvrir pour prier à l’église, au monopole religieux sur la vie sexuelle de la femme qui était alors condamnée à l’enfer ou à l’excommunication si elle n’était pas vierge, n’obéissaient pas à leur mari ou osait opter pour une contraception. Ils ont dit non à la soumission de la femme à son mari qui alors était le seul à pouvoir légaliser un document, à transmettre le nom de la lignée familiale ou à autoriser sa femme à travailler. Ils ont dit non à la négation des femmes de pouvoir faire un choix politiq

          • Pour ce qui est de la condamnation de l’utilisation de la langue de Molière, il n’y a aucun lien avec l’apport de l’immigration francophone puisque son utilisation est davantage liée à l’internationalisation renforcée par la souplesse des lois qui tentent tant bien que mal de la protéger. Combien d’immigrants se disent francophones pour augmenter leurs pointage d’immigration au Québec et dans les faits n’en possèdent que partiellement le parlé et très peu l’écrit. L’exemple est frappant dans certaines communautés issues du maghreb. L’accent français n’est pas un gage de maîtrise ou de compréhension du français. Par ailleurs, je connais plusieurs immigrants qui ont appris le français à leurs arrivées au Québec et le maîtrise très bien. Je peux vous nommer l’exemple de plusieurs en provenance des pays de l’ex union soviétique ou plusieurs d’Amérique latine.

          • Suite du texte adressé à Ameen sur le reniement de la CHARIA CHRÉTIENNE : Ils (québécois et la révolution tranquille) ont dit non à la négation des femmes de pouvoir faire un choix politique et de se limiter aux carrières d’enseignante, d’infirmière, de secrétaire, de religieuse ou de mère au foyer. Ils ont dit non au monopole religieux qui par piété et pudeur contrôlait l’habillement des femmes qui devaient mesurer leur jupe et ne montrer aucun décolleté ou bijoux extravagants. Et maintenant nous disons non à ce que certains sous le couvert d’une autre religion tentent de nous justifier comme étant une norme maintenant de nouveau acceptable pour la gloire du même Dieu. L’habillement est un choix qui est une empreinte de ses convictions religieuses ou personnelles, vous avez le droit de vous couvrir d’un casquette ou d’un voile, vous teindre les cheveux en vert ou rose, vous tatouer le visage, marcher en bikini ou en babouche si cela vous le dit mais votre droit s’arrête ou le droit des autres commence. Et le droit des autres commence dans l’espace publique avec le savoir-vivre et l’étiquette. Et puisque que nous sommes en occident, ceux-c

          • Pourquoi alors devrions nous interdire aux jeunes les jeans troués, les gilets nombril, les symboles de groupe de musique rock à caractère démoniaque alors que l’habillement est porté par conviction religieuse ou autre et est un choix personnel. Pour la même raison que le port du voile et autre signe ostentatoire le sont : ils ne transmettent pas des valeurs empreintes de savoir vivre ou l’étiquette d’un milieu qui a pour mission l’apprentissage du savoir. Cet environnement est un espace qui doit avoir des références communes de connaissances, de valeurs et de savoirs universels. Mais aussi de savoirs et des valeurs qui sont propres à l’école québécoise et donc empreintes de son histoire patrimoniale. Dans la sphère personnelle et professionnelle, la liberté d’habillement est également un choix. Toutefois, il est évident que selon le contexte le choix ne sera pas approprié ou sera ostentatoire et par conséquent ne sera pas convenable ni sur le plan de l’étiquette ou que du savoir-vivre. Le droit vient aussi avec la responsabilisation et les conséquences de ses choix.

            • Bonjour Nathalia, Je n’adhère pas à votre discours qui ne se justifie pas par le logos. Cela dit, on est en démocratie et le populisme peut gagner. Il reste que pour moi le nombre ne donne pas raison. Vous estimez que du moment qu’une personne porte un vêtement non revendiqué par vous ou par l’espace publique dont vous vous autoproclamez le porte-parole, il faudrait dument l’interdire. Autrement dit, vous seriez pour une forme de censure vestimentaire et peut-être même pour l’instauration d’une liste d’uniformes autorisés. Vous estimez que ce vêtement nuit à la liberté de celui qui le regarde, un peu comme la liberté d’expression peut nuire à ceux qui l’entendent. Je trouve cette posture très dogmatique et très proche du mode opératoire religieux. Au nom d’une certaine morale, qui en plus présente la particularité de ne même pas répondre à la quête de sens classique de l’être humain, on impose des standards qui ne s’appuient pas sur le logos, mais plus sur des sentiments et des interprétations libres et on veut hisser ça au niveau juridique. De fait, vous vous trouvez très proche de ce que vous critiquiez au départ, à savoir la

            • Suite: De fait, vous vous trouvez très proche de ce que vous critiquiez au départ, à savoir la charia chrétienne. Pour ma part, je suis pour la liberté dans le respect des autres, pour le dialogue, pour la fraternité multiculturelle qui reste possible si chacun fait un pas envers l’autre. Tous les problèmes qui nous oppose sont d’ordre économico-politique, arrêtons de les amplifier en nous référant à nos différences culturelles. Si on faisait simplement l’effort de respecter l’autre pour ce qui l’est, c’est-à-dire notre égal, tout irait pour le mieux dans le monde. Tous les problèmes du monde se produisent parce que certains pensent qu’ils valent mieux que d’autres. Je suis sur que si un jour vous êtes pris dans les bras d’une femme voilée qui vous aura aidé dans des circonstances difficiles, votre discours changerait. Pourquoi attendre que ca se produise?

              • Cher Ameen .Et bien en réponse à votre questionnement sur quel serait mon discours si une femme voilée m’avait aidé dans des circonstances difficiles…le même. J’ai eu la chance de travailler dans plusieurs pays dont 3 ans en Arabie Saoudite et fait plusieurs séjours aux UAE, Yémen, Jordanie, Syrie, Bahrein. J’ai porté le voile et le voile intégral par choix et respect pour mes hôtes. Mon défunt mari, musulman très pratiquant d’origine égyptienne était un exemple de tolérance, de savoir-vivre et de respect d’autrui. J’ai rencontré des gens extraordinaire au Moyen-Orient et fait plutôt surprenant ceux-ci étaient moins revendicateurs et beaucoup plus ouverts à la culture occidentale que certains de même confessions maintenant ici.

              • De plus, je ne sais pas comment vous arriver à conclure que j’estime être la porte-parole de l’interdiction de porter les vêtements non revendiqués par l’espace publique ou moi même. Vous démontrer simplement un manque de compréhension de base concernant le savoir –vivre en société et l’étiquette. Vous pouvez vous habiller comme vous voulez, cela m’est égal, c’est votre choix personnel et votre droit. Mais ce droit vient également avec des conséquences et vous devrez les assumer que vous le vouliez ou non. Afin de mieux vous faire comprendre voilà quelques choix personnels qui valent autant que d’autre choix pour raisons religieuses qui vous feront peut –être comprendre…vous pouvez aller travailler avec votre pyjama si ça vous tente, vous pouvez aller passer une entrevue pour un poste de direction en babouche si vous voulez, vous pouvez travailler au service à clientèle en bikini….c’est votre choix, c’est votre droit vous être libre de vos actes….mais le refus d’assumer les conséquences de ses actes reflète les pensées de quelqu’un qui vit dans un monde complètement irréel ou désire confronter par pure affirmation, ce qui r

        • Hmmm… Je trouve très intéressante comment tu perçois les choses mademoiselle Nathalia. Toutefois, face à plusieurs de tes observations, je crois qu’il y a des précisions à faire. D’abord, je dois dire que j’ai une grande admiration pour le peuple québécois. En effet, ce sont des gens fiers, qui ont traversé de nombreuses péripéties laborieuses et qui étaient sujets à plusieurs tentatives d’assimilation (notamment le rapport Durham). Mais il est intéressant de soulever le fait que le peuple québécois, avec égard, n’est pas le seul peuple victime de ces tentatives à l’échelle planétaire. C’est ainsi là qu’il faudrait également s’ouvrir les yeux. Personnellement, je trouve que le Canada est LE plus beau pays au monde (et croyais moi, je ne suis pas né dans ce pays). En effet, le Canada est parmi les rares pays qui ont pris comme objectif : le vivre en harmonie dans la multidiversité. Bon, j’en conviens que cet objectif n’est peut-être pas encore atteint à 100% et que beaucoup de travail reste à faire. Mais je tiens à faire remarquer que c’est à cause du peuple québécois (fier et déterminé) que le Canada a finalement renoncé aux tentatives d’assimil

        • Mon deuxième point est que nos dirigeants ont décidé de prôner l’immigration dans ce pays afin de compétitionner avec les marchés mondiaux. En effet, nul ne peut nier que le Canada est un immense pays (dont le Québec fait presque 5 fois la France). Ainsi, seule une vague d’immigration significative pourrait garder en vie ce pays et permettre à chacun de s’épanouir au point de vue économique. Pour atteindre cet objectif, il a forcément fallu passer par des moyens afin de rendre tout le monde apte à dire « voici mon chez soi ». Pour ce faire, nos gouvernements ont justement tenté d’équilibrer nos interactions quotidiennes afin de les rendre les plus neutres possible. Ceci se dévoile notamment dans le fait que dans nos petites garderies SUBVENTIONNÉES PAR L’ÉTAT, il existe une neutralité au niveau de l’identité religieuse et culturelle des enfants (qui peuvent d’ailleurs être facilement influençable). Si vous tenez spécialement que votre enfant fête Noël à la garderie et bien la solution du privé s’offre à vous (le privé ou les taxes de tous les contribuables québécois, tant québécois de souche, qu’amérindiens, que musulmans ou que

          • Monsieur Émile, relisez svp mes écrits. Ce que j’y ais dit c’est que dans la garderie de mon enfant (privée subventionnée par l’état, en passant) on ne peut plus célébrer noël pour ne pas froisser certains ayant d’autres croyances…mais qu’on oblige toutefois l’ensemble des enfants à un régime halal en raison des revendications et pressions des parents musulmans. Voyez-vous où est le problème? Si la tangente est de tout laïciser alors ça devrait s’appliquer à TOUS. Elle est là l’injustice. L’immigration apporte de merveilleuses ouvertures et partages inoubliables mais il demeure que les modes de pensées des uns et des autres peuvent être fondamentalement opposés et extrêmement difficile à concilier sans toutefois être impossible en autant que l’ouverture soit de part et d’autre. Mais demander la négation de son patrimoine au peuple d’accueil sous prétexte d’un besoin accru d’immigration pour permettre l’essor économique est fondamentalement irrespectueux et démontre une forme nouvelle de colonialisme.

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