Parcourez le Canada
De l'espace
  • Introduction

    Le 13 août 2007, l’astronaute canadien Dave Williams est arrimé au bras canadien alors qu’il effectue un travail d’entretien à la Station spatiale internationale. (NASA/Associated Press)

    Le 13 août 2007, l’astronaute canadien Dave Williams est arrimé au bras canadien alors qu’il effectue un travail d’entretien à la Station spatiale internationale.
    (NASA/Associated Press)

  • Au début des années 1960, deux facteurs font que le Canada devient le troisième pays à se hisser dans l’espace.

    D’abord, il s’agit de faciliter le contact entre les Canadiens sur le plan des télécommunications. Ensuite, l’exploration de l’espace est un outil de développement économique.

    Déjà dans les années 1950, le Canada travaille fort pour construire son premier grand réseau terrestre de télécommunications. L’érection de plus d’une centaine de tours de transmission est notamment prévue à la grandeur du territoire.

    Durant cette décennie, on construit la base Alert qui, aujourd’hui encore, est le lieu habité le plus septentrional de la planète, à seulement 817 kilomètres du pôle Nord. Située au Nunavut, dans l’Arctique canadien, cette station météorologique, qui date de 1950, jouxte une base militaire construite en 1958.

    Les dangereuses aurores boréales

    C’est aussi dans les années 1950 que les ingénieurs canadiens affichent leurs inquiétudes quant au phénomène des aurores boréales. Traversant l’ionosphère, celles-ci semblent avoir un effet mystérieux sur les transmissions radio et, parfois, un effet catastrophiques sur les grands réseaux électriques.

    On constate que des pannes importantes coïncident avec des périodes intenses d’activité boréale. La seule façon de tirer les choses au clair, c’est d’aller enquêter directement dans l’espace.

    Une histoire de science-fiction

    En 1945, 17 ans avant que le Canada ne fasse ses premiers pas dans l’espace, l’écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke, un Britannique, fait une prédiction: un jour, la Terre sera encerclée par des satellites artificiels qui resteront en orbite à distance fixe de la planète et qui serviront de relais de communication.

    Quinze ans plus tard, ce rêve d’utiliser des satellites pour faciliter les conversations entre citoyens progresse dans l’imagination d’une poignée de scientifiques aux États-Unis et en Union soviétique. Malheureusement, ces deux pays sont alors engagés dans une course vers l’espace dont les objectifs sont avant tout militaires.

    Les applications civiles de ces satellites paraissent évidentes au gouvernement canadien. En 1958, un an après Spoutnik, le ministère de la Défense reçoit la commande de construire et d’envoyer dans l’espace un premier satellite canadien.

     

     

     

  • Le premier satellite canadien, Alouette-1. Il est lancé le 29 septembre 1962 de la base aérienne de Vandenberg, en Californie. (Agence spatiale canadienne)

    Le premier satellite canadien, Alouette-1. Il est lancé le 29 septembre 1962 de la base aérienne de Vandenberg, en Californie.
    (Agence spatiale canadienne)

    Alouette 1, premier satellite du Canada

    En 1962, on largue Alouette 1. Celui-ci a pour mission d’étudier l’ionosphère, où on prévoit mettre de nombreux satellites en orbite. Le Canada devient ainsi la troisième nation, après l’Union soviétique et les États-Unis, à lancer un satellite dans l’espace. Alouette 1 étonne la planète, car c’est le tout premier satellite géostationnaire.

    Dans le monde entier, on salue l’ingéniosité canadienne et on s’interroge: comment ce petit pays, qui comprend à l’époque moins de 19 millions d’habitants, a-t-il pu accomplir pareil exploit?

    Dans les faits, pour propulser son appareil dans l’espace, le Canada a eu recours aux services d’une fusée militaire américaine. Plus tard, il se tournera vers les fusées de la NASA.

    Allo! Ici le pôle Nord. M’entendez-vous?

    En 1972, le Canada met en orbite un satellite consacré exclusivement aux télécommunications civiles. C’est une autre première mondiale, et le Grand Nord canadien en profite le premier.

    Le télédiffuseur public CBC/Radio-Canada se sert du satellite pour transmettre ses émissions en couleur. Les communications radio et téléphoniques avec le sud du pays ne sont plus interrompues par le mauvais temps. Ce satellite, baptisé Anik A1, est le premier d’une longue lignée de satellites Anik. En langue inuktitut, parlée par les Inuit du Canada, anik veut dire «petit frère».

    Dans les années 1990, toujours grâce aux satellites, les services Internet à large bande commencent à faire leur apparition partout au Canada.

    Puis, en 1995, on assiste à la naissance des Radarsat, les premiers satellites commerciaux canadiens de télédétection. Équipés de puissants radars, ils captent des images du Canada de jour comme de nuit, afin de vérifier l’étendue des feux de forêt et la progression des récoltes. Ils repèrent en outre les zones de prospection prometteuses

    L’Agence spatiale canadienne prévoit envoyer trois satellites Radarsat additionnels en 2016 et en 2017, afin d’offrir une plus grande couverture du pays. (Agence spatiale canadienne)

    L’Agence spatiale canadienne prévoit envoyer trois satellites Radarsat additionnels en 2016 et en 2017, afin d’offrir une plus grande couverture du pays.
    (Agence spatiale canadienne)

    Les débuts d’Internet

    Toujours dans les années 197, le Canada commence à convevoir ses fameux satellites Hermès, de concert avec l’industrie privée. Particulièrement puissants, ils ouvrent la voie à la télévision par satellite multicanaux telle qu’elle existe aujourd’hui au Canada et partout sur la planète.

    On estime que le Canada possède de nos jours un des six ou huit programmes spatiaux les plus développés de la planète. Cependant, il y a un secteur des télécommunications où le pays accuse un retard par rapport aux autres nations industrialisées: celui de la téléphonie cellulaire.

  • À visionner

    Les 50 ans du Canada dans l’espace. Les jalons spatiaux canadiens

  • Le siège social de Bell Canada, à Montréal (Ryan Remiorz/Canadian Press)

    Le siège social de Bell Canada, à Montréal
    (Ryan Remiorz/Canadian Press)

    Le saviez-vous?

    Les satellites mènent le Canada

    Les compagnies canadiennes les plus importantes sont souvent liées de près à l’utilisation à grande échelle de satellites.

    Bell Canada, par exemple, emploie près de 60 000 Canadiens. C’est l’entreprise la plus importante du Québec et de l’Ontario, les provinces canadiennes les plus populeuses.

    TELUS est une des sociétés prépondérantes de l’ouest du pays, en particulier de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.

    MTS Allstream est l’entreprise la plus importante du Manitoba, au centre du Canada.

    SaskTel est l’entreprise dominante de la Saskatchewan, également située au centre du pays.

  • Img-091 (Radio-Canada)

    Img-091
    (Radio-Canada)

    Inventée par les Canadiens

    La télémédecine est une des grandes inventions canadiennes

    Les Américains et les Français affirment qu’ils sont les créateurs de la médecine à distance. Il est vrai qu’en 2001 a eu lieu la toute première opération de téléchirurgie, entre la ville de New York (où était le chirurgien) et la ville de Strasbourg (où était la patiente).

    C’est pourtant aux Canadiens que revient l’honneur d’avoir réalisé la première «procédure médicale» à distance, utilisant un satellite et des caméras. En effet, le 8 novembre 1994, une équipe médicale se trouvant à l’Hôtel-Dieu de Montréal (un des centres hospitaliers les plus importants du Canada) examine un patient qui, lui, est à Paris, en France, à l’Hôpital Cochin. Le malade est ausculté à l’aide d’un appareil à rayons X; 5900 kilomètres le séparent de ses médecins canadiens.

    La télésanté a le vent en poupe au Canada… mais pas dans toutes les provinces

    Le Canada est aujourd’hui un des pays où la télémédecine est le plus développée. Dans le Grand Nord, la télémédecine est la pièce maîtresse de la trousse à outils des responsables de la santé. L’hôpital et le médecin sont fréquemment à des centaines de kilomètres des communautés inuites qui reçoivent leurs services. Celles-ci, souvent très petites, sont disséminées dans une région aussi vaste que l’Europe.

    Parmi les 10 provinces du Canada, le pire élève est le Québec, où la révolution de la médecine à distance a encore des allures de petite brise. En 2010, cette province fermait la marche, avec seulement une dizaine de séances de télémédecine par tranche de 10 000 habitants. C’est moitié moins qu’en Nouvelle-Écosse, 10 fois moins qu’en Ontario et 40 fois moins qu’au Nunavut, dans le Grand Nord, où on comptait près de 500 actes médicaux par tranche de 10 000 habitants.

  • En orbite

    On peut régulièrement observer des aurores boréales dans le ciel de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. (James Pugsley/Astronomy North)

    On peut régulièrement observer des aurores boréales dans le ciel de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.
    (James Pugsley/Astronomy North) 

  • Voyage au centre des aurores boréales

    L’un des premiers soucis qui guident le Canada vers l’espace sont les aurores boréales. Ces rideaux de couleur qui parent le ciel nordique la nuit sont saisissants de beauté mais, pour le gouvernement canadien de la fin des années 1950, ils représentent un danger.

    L’abondance des aurores boréales au Canada

    Les aurores sont provoquées par l’interaction entre des particules de vent solaire et la haute atmosphère. Elles se produisent principalement dans les régions proches des pôles, dans la «zone aurorale» (entre 65 et 75 degrés de latitude).

    L’observation des aurores boréales se fait donc la nuit, dans trois régions du monde: le nord de la Scandinavie, le nord de l’Alaska et le Nunavik, territoire du nord du Québec. En ces endroits, on peut voir des aurores boréales presque tous les jours.

    Aux latitudes plus basses, comme à Ottawa, la capitale canadienne, il faut absolument des éruptions solaires soutenues pour qu’on puisse être témoin de la signature visuelle des aurores boréales.

    L’hiver particulièrement, même dans les régions de basse latitude comme Montréal, on peut observer des aurores boréales de une à trois fois par mois.

    Le cycle d’activité solaire responsable des aurores boréales s’étale sur 11 ans. Au sommet de ce cycle (en 2013, en 2024, en 2035, etc.), les aurores sont plus vives et plus fréquentes.

    Des recherches poussées dans la haute atmosphère

    Au cours d’orages solaires intenses, les communications par ondes radio sont brouillées ou interrompues puisque ces ondes voyagent dans la haute atmosphère, là où rôdent les aurores boréales.

    À partir des années 1940, des scientifiques canadiens signalent que ces lumières célestes nocturnes sont à l’origine de plusieurs pannes électriques ou de brouillage radio à grande échelle. On note par exemple, autour des pylônes, des décharges d’électricité statique capables de faire sauter les dispositifs de sécurité ou d’endommager les transformateurs.

    On sait  en outre depuis cette époque que les aurores polaires modifient le comportement de la magnétosphère, ce qui perturbe le fonctionnement des satellites. Certains de ceux-ci perdent leurs moyens de communication avec la Terre pendant plusieurs jours. Le flux intense de protons et d’électrons des aurores pénètre à l’intérieur des satellites et peut altérer les données informatiques contenues dans les ordinateurs de bord.

    Les courants électriques produits par les aurores peuvent causer le dysfonctionnement des câbles téléphoniques en modifiant leur tension. Quand cela se produit, l’appareil émet un bruit de fond.

    Il faudra plusieurs années pour déceler, principalement grâce au Canada, tous les dangers et les mystères des aurores boréales.

    Dans les années 1960, le Canada envoie une série de satellites chargés d’imageurs auroraux, de magnétomètres et de radars ionosphériques, dans le but de mieux comprendre les effets des aurores boréales sur les transmissions radio et la météo. En s’appuyant sur ces recherches, le pays parvient, dans les années 1970, à envoyer dans l’espace une grande couronne de satellites de télécommunication mieux protégés contre les dangers des aurores boréales.

  • Une femme contemple une aurore boréale pendant une belle nuit du mois d’août 2010. (M. Scott Moon/Canadian)

    Une femme contemple une aurore boréale pendant une belle nuit du mois d’août 2010.
    (M. Scott Moon/Canadian)

    Une belle histoire

    Les légendes autour des aurores boréales

    Autrefois, les Inuit du Grand Nord disaient voir dans les aurores la danse des esprits de certains animaux, comme le saumon, le phoque ou le béluga. Quant aux shamans (grands guérisseurs) inuit du Canada, ils affirmaient qu’ils faisaient des voyages spirituels au sein des aurores, en quête de conseils sur le traitement des maladies.

    Par ailleurs, selon un mythe algonquin, les aurores boréales s’expliquent de la façon suivante: une fois que le Créateur de la Terre a fini son travail, il part vers le nord, endroit d’où il vient. Il y fait alors de grands feux pour rappeler aux humains qu’il ne les oublie pas. Les aurores seraient le produit de la réflexion des feux allumés par le Grand Créateur.

    Certains groupes inuit voient dans les aurores les esprits des morts, qui jouent à la balle avec des têtes ou des crânes de morses. Quant aux Inuit du Nunavik, dans le nord du Québec, ils ont la perception inverse: ce sont les esprits des morses qui jouent avec des crânes humains.

  • Vue rapprochée du Soleil et de l’activité solaire (NASA/SDO)

    Vue rapprochée du Soleil et de l’activité solaire
    (NASA/SDO)

    Le saviez-vous?

    Solar Maximus

    Il y a plus de 100 ans, les Canadiens soupçonnaient déjà qu’il y avait un lien entre les aurores boréales et le Soleil. Les bûcherons et les fermiers prenaient cet élément en considération dans leurs prévisions météorologiques.

    Certains d’entre eux prétendaient que les aurores étaient un signe de beau temps pour les jours suivants. D’autres affirmaient au contraire qu’elles annonçaient du temps venteux et des tempêtes.

    Il faut attendre l’année 2007 et une mission de la NASA pour tirer l’affaire au clair: les aurores n’ont pas d’incidence réelle sur la météo, mais leur comportement est beaucoup plus influencé par le Soleil qu’on le croyait.

    Cette mission internationale nommée THEMIS, à laquelle participe le Canada, envoie donc en février 2007 une sonde dans la région où se forment le plus d’aurores boréales. On constate alors que la source de ces phénomènes réside dans des explosions magnétiques se produisant au tiers de la distance qui sépare la Terre de la Lune. Ces décharges d’énergie sont provoquées par des «reconnexions» entre les cordes magnétiques géantes reliant la Terre au Soleil, cordes qui stockent l’énergie des vents solaires.

  • En chiffres – de 100 à 1000 kilomètres

    On a parfois l’impression que les aurores se situent à la même hauteur que les nuages dans l’atmosphère. Elles se manifestent pourtant dans l’ionosphère, bande qui se déploie sur une distance de 100 à 1000 kilomètres au-dessus de l’écorce terrestre.

    En comparaison, la navette spatiale voyage à un peu plus de 300 kilomètres d’altitude.

    Il arrive cependant que des aurores boréales se forment à une altitude aussi basse que 60 kilomètres ou aussi haute que 2000 kilomètres.

  • À visionner

    Les aurores boréales enflamment le ciel du Grand Nord

    Aurores boréales vue de la Station spatiale internationale

    Aurores boréales au-dessus du Canada et vues de l’espace

  • Lancé en novembre 1995, RADARSAT-1, le premier satellite canadien d’observation de la Terre, est capable de transmettre et de recevoir des signaux malgré les nuages, le brouillard, la fumée et l’obscurité. (Agence spatiale canadienne)

    Lancé en novembre 1995, RADARSAT-1, le premier satellite canadien d’observation de la Terre, est capable de transmettre et de recevoir des signaux malgré les nuages, le brouillard, la fumée et l’obscurité.
    (Agence spatiale canadienne)

    Les satellites canadiens qui vous ont à l’œil

    Aujourd’hui, alors que la calotte polaire continue de fondre, des satellites canadiens comme RADARSAT 1 et RADARSAT 2 sont d’importance cruciale pour surveiller les changements de l’environnement. Comme des vigiles, ils assurent la sécurité des navires dans les eaux nordiques. Ils remplissent en outre une série de fonctions qu’il serait impossible d’assumer autrement.

    Parmi ces missions, on compte la détection des déversements d’hydrocarbures dans l’océan Atlantique, où le Canada exploite de vastes gisements depuis le milieu des années 1980. Il y a aussi la cartographie du territoire, celle des sols affectés par la sécheresse, celle des littoraux qui subissent l’érosion, celle des récoltes touchées par les insectes, celle des animaux migrateurs menacés par les prédateurs et celle des forêts ravagées par les incendies.

    Le Canada est un des premiers pays qui s’est habitué à voir son monde depuis l’espace, par l’intermédiaire des images que captent les satellites.

    Le Manitoba ne répond plus

    Le Canada ne pouvait se passer de satellites; en effet, dans notre pays, il n’a jamais été facile de communiquer à distance. Aux XVIIIe et XIXe siècles, à plusieurs reprises, des tranches entières de territoire sont coupées du pays et du reste du monde pendant des semaines. Tempêtes de neige et avalanches sont les principales menaces qui guettent les citoyens canadiens. Même par beau temps, le relief accidenté rend souvent impossibles les télécommunications par voie terrestre, ou alors, le coût de l’entretien des infrastructures est prohibitif.

    Souvent, il n’y a tout simplement personne pour fabriquer, entretenir ou réparer l’équipement. La densité de population du Canada est une des plus faibles du monde. Le pays arrive au huitième rang à ce chapitre. La situation est pire dans le Grand Nord, qui constitue 40 % de la superficie du pays; là-bas, il n’y a même pas un citoyen aux trois kilomètres carrés.

    Parmi les nations développées, seule l’Australie a une densité de population plus faible que la nôtre, mais, dans ce pays, on ne trouve ni fleuve ni lac géant, ni longues chaînes de montagnes escarpées, ni zones presque constamment balayées par les vents et recouvertes de glace ou de neige plus de neuf mois par année. Voilà pourquoi les Canadiens ont voulu se doter, à partir de la fin des années 1950, d’un réseau de télécommunications unique au monde.

    De succès en succès

    De 1963 à 1969, le Canada participe à un programme expérimental conjoint avec les États-Unis, appelé ISIS (satellite international d’étude de l’ionosphère). L’un des principaux objectifs de ce programme est le transfert de technologie.

    Les scientifiques et les techniciens du gouvernement communiquent ainsi à leurs confrères du secteur privé les connaissances qu’ils ont acquises au cours de la première phase de leurs recherches sur les communications spatiales. RCA Victor, DE HAVILLAND AVIATION et Spar Aérospatiale sont les principales entreprises canadiennes et américaines qui participent au programme.

     À partir de 1967, le Canada passe de l’expérimentation à l’application pratique et met l’accent sur la mise en orbite de ses premiers satellites de télécommunications intérieures. Il effectue aussi ses premières cueillettes de données sur les ressources naturelles du pays.

  • Une image du satellite Anik F2 qui, en 2010, a éprouvé des difficultés techniques causant des pannes de télécommunications sérieuses dans  le Grand Nord canadien. (Telesat)

    Une image du satellite Anik F2 qui, en 2010, a éprouvé des difficultés techniques causant des pannes de télécommunications sérieuses dans le Grand Nord canadien.
    (Telesat)

    D’autres grandes dates spéciales spatiales

    En 1969, Ottawa crée la compagnie Télésat Canada afin d’exploiter son système commercial de télécommunications par satellite, qu’il souhaite mettre en orbite.

    Dans le contexte de cette nouvelle aventure, le satellite Anik A-1 est lancé en novembre 1972.  Il est suivi d’Anik A-2 en avril 1973. Le Canada fait alors figure de pionnier dans l’utilisation de satellites aux fins de communications intérieures. Un troisième satellite, Anik A-3, est mis en orbite en mai 1975.

    Au début des années 1990, le lancement d’une série de nouveaux satellites canadiens marque le début de l’ère des satellites de télécommunications de très grande puissance.

    À ce moment, les Canadiens commencent à accéder en masse à des centaines de canaux de télévision ou de radio par le truchement de services de diffusion directe à domicile par satellite.

    En 1992, après avoir atteint son objectif d’encourager l’introduction, l’élaboration et l’utilisation de satellites dans le secteur des télécommunications commerciales, le gouvernement canadien vend les intérêts majoritaires qu’il détient dans certaines compagnies ayant joué le rôle de pionnières dans le déploiement des satellites.

    Depuis, les nouvelles technologies satellite de compression numérique permettent aux consommateurs canadiens d’accéder à une variété de services commerciaux, d’information et de divertissement par Internet.

    À découvrir

    Satellites d’observation de la Terre. Agence spatiale canadienne

    À lire

    Un satellite militaire canadien en orbite. Journal La Presse

  • À visionner

    Observer la météo spatiale au moyen d’un satellite hybride canadien

  • Des soucoupes de réception pour télévisions satellites (Ian Stewart/CBC News)

    Des soucoupes de réception pour télévisions satellites
    (Ian Stewart/CBC News)

    Inventée par les Canadiens

    La télévision par satellite

    Il est juste de préciser que les Américains ont contribué à la conception de la télévision par satellite. Toutefois, dès le départ, les Canadiens ont été le moteur de cette invention qui a révolutionné le monde.

    De 1970 à 1979, le Canada et les États-Unis élaborent ensemble un système expérimental de satellites de télécommunications qu’ils nomment Hermes.

    Lorsqu’il est lancé en janvier 1976, Hermes est le satellite de télécommunications le plus puissant du monde.

    C’est le premier satellite à fonctionner sur la bande de fréquences 14/12 GHz. Grâce à cette bande et à la puissance de ses répétiteurs, le satellite rend possible l’utilisation d’antennes paraboliques (soucoupes) de 0,6 mètre de diamètre, conçues spécialement pour la diffusion directe de signaux de télévision dans les foyers.

    Le programme Hermes comprend aussi des applications scientifiques, ainsi que des expériences dans les domaines de la télésanté, de la télé-éducation, de la télévision communautaire et de la prestation de services gouvernementaux.

    La télévision commerciale par satellite fait officiellement son entrée au Canada en novembre 1982, au moment du lancement du satellite canadien Anik C-3 par la navette spatiale américaine Columbia.

  • Sur cette photo prise le 21 juillet 2009, la navette spatiale Endeavour déploie le bras canadien de deuxième génération. (Canadian Press/NASA)

    Sur cette photo prise le 21 juillet 2009, la navette spatiale Endeavour déploie le bras canadien de deuxième génération.
    (Canadian Press/NASA)

    Les bras canadiens dans l’espace

    Depuis une trentaine d’années, le Canada a acquis une expertise non seulement dans le domaine des satellites géostationnaires, mais aussi en robotique spatiale. C’est donc le pays vers lequel la NASA se tourne pour épauler les astronautes dans leurs travaux de construction et de réparation.

    Ainsi, le Canada a conçu non pas un, mais bien deux bras géants, qui mesurent 15 mètres dans le cas du premier et 17 mètres dans le cas du second. Ils sont très minces, leur diamètre oscillant entre 33 et 35 centimètres.

    Comme ils sont blancs, ces bras se distinguent très bien dans l’espace noir qui entoure notre planète. Cependant, ils ne sont qu’un élément d’un système de télémanipulation spatial canadien très complexe et moins visible. À ce dispositif s’ajoutent une main et un poste de commandes, où prend place un astronaute généralement canadien.

    Le Canadarm1 et le Canadarm2

    Ces bras ont été conçus par la compagnie canadienne Spar Aerospace. Le premier, Canadarm1, a été hissé dans l’espace en novembre 1981, dans la soute à équipements des navettes.

    Le Canadarm2 a été mis en orbite 20 ans plus tard, en 2001. Aujourd’hui, il est arrimé en permanence à la Station spatiale internationale. C’est une version plus grande et plus «intelligente» du Canadarm1. D’un poids de 1600 kilogrammes, il est 4 fois plus lourd que son prédécesseur.

    Ce bras peut soulever plus de 60 fois son poids. Il possède sept articulations, une de plus que son frère. Il fait entre autres des «attrapés cosmiques» en saisissant des engins inhabités qui apportent toutes sortes de choses à la Station spatiale internationale, comme des équipements scientifiques ou des provisions pour les six membres d’équipage.

    Dextre, la main canadienne photographiée près de la Station spatiale internationale en janvier 2013 (Canadian Press/NASA handout)

    Dextre, la main canadienne photographiée près de la Station spatiale internationale en janvier 2013
    (Canadian Press/NASA handout)

    Dexter, la main adroite qui se trouve au bout des bras canadiens

    Pendant plus de 20 ans, la «main» du bras canadien était petite, et sa dextérité laissait à désirer. Il s’agissait d’un nœud coulant cylindrique muni de trois collets capables de saisir, par exemple, un satellite en difficulté.

    « Dexter, qu’on peut traduire par «Dextre» en français, est la nouvelle main agile et spécialisée qu’on trouve au bout du bras canadien de deuxième génération. En 2008, Dextre et le Canadarm2 ont été utilisés pour la première fois en tandem. »

    Dextre est lui-même doté de deux petits bras et de sept articulations, qui le transforment en robot bricoleur. Il est muni de capteurs donnant à l’astronaute qui le manipule depuis son poste de commande des sensations tactiles s’apparentant à celles des humains. Il possède aussi de petits tournevis rétractables, une caméra et des projecteurs de lumière.

    Depuis 2013, le Canadarm2 et Dextre ornent les billets de 5 $ en polymère.

    À voir

    Le bras canadien au service de la science. Archives de Radio-Canada

    Le déploiement du Canadarm2. Archives de Radio-Canada

  • À visionner

    Le nouveau bras canadien: Dextre

  • Le bras canadien de deuxième génération mesure 17 m. (Agence spatiale canadienne)

    Le bras canadien de deuxième génération mesure 17 m.
    (Agence spatiale canadienne)

    Le saviez-vous?

    Au sujet du bras spatial canadien

    Le premier bras spatial pesait moins de 450 kilogrammes, soit le poids de 5 personnes, et ne pouvait soutenir son propre poids dans des conditions de gravité normale. Lors de sa mise au point, il a fallu le poser sur des coussins gonflés spécialement conçus à cette fin.

    Le bras spatial peut déplacer des charges utiles de près de 30 000 kilogrammes, l’équivalent de 15 grosses automobiles. Il peut poser les objets là où ils vont, avec une précision d’environ cinq centimètres.

    Chaque articulation est actionnée par un moteur et alimentée par des servo-amplificateurs.

    Le bras, fait de titane, d’acier inoxydable et de graphite époxyde, est entièrement recouvert d’un isolant multicouche constitué de feuilles de Kapton, de dacron et de fibre de verre.

    Deux Canadarm peuvent être utilisés ensemble dans l’espace. Cette technique est appelée «Canadian hand shake», ou «poignée de main canadienne».

  • Marc Garneau, premier Canadien à se rendre dans l’espace. Il a pris part à des vols dans trois de navettes, dont Challenger STS-41-G, du 5 au 13 octobre 1984. (Agence spatiale canadienne)

    Marc Garneau, premier Canadien à se rendre dans l’espace. Il a pris part à des vols dans trois de navettes, dont Challenger STS-41-G, du 5 au 13 octobre 1984.
    (Agence spatiale canadienne)

    En chiffre – 4300

    À l’été 1983, le Conseil national de recherches du Canada publie, dans tous les grands quotidiens du pays, une offre d’emploi s’adressant aux astronautes. Pas moins de 4300 personnes envoient leur candidature.

    Le CNRC dit chercher six futurs astronautes

    Voici un extrait de l’offre d’emploi du CNRC. «Vous serez en mesure de mener des expériences scientifiques. Vous vous adresserez au public au cours de diverses activités de vulgarisation. Vous effectuerez ce qui sera sans doute le voyage le plus palpitant de votre vie: un voyage dans l’espace.»

    Un peu plus de 4300 demandes inondent alors le CNRC. Elles viennent d’étudiants, de poètes, de journalistes, d’ingénieurs et de scientifiques de tout acabit.

    Cet enthousiasme s’explique facilement: au début des années 1980, l’espace fascine plus qu’aujourd’hui les Canadiens de tous âges. Le succès retentissant du Canadarm (le bras mis au point sous la direction du CNRC) lors des vols de 1981 et de 1982 de la navette spatiale Columbia suscite l’engouement du public.

     

    Au printemps de 1999, Julie Payette a été la première Canadienne à se rendre dans l’espace. (NASA)

    Au printemps de 1999, Julie Payette a été la première Canadienne à se rendre dans l’espace.
    (NASA)

     

  • (Radio-Canada)

    (Radio-Canada)

    Le saviez-vous?

    Après l’explosion de Challenger

    En 1985, l’explosion de la navette américaine Challenger met temporairement fin au programme spatial des États-Unis. Les Canadiens décident alors de donner plus d’ampleur à leur propre programme.

    Ainsi naît, en 1989, l’Agence spatiale canadienne, qui a pour principale fonction de former les premiers astronautes canadiens. Pour sa part, le Conseil national de recherches du Canada se concentre sur le développement de technologies robotiques et satellitaires.

     À lire

    Communication par satellite. Encyclopédie canadienne

    À voir

    Alouette, premier satellite canadien. Archives de Radio-Canada

    Présence canadienne dans l’espace. Archives de Radio-Canada

     

     

  • Image satellite de l’Amérique du Nord. On voit clairement Montréal et Toronto, dans l’est du Canada, qui sont parmi les villes les plus brillantes du continent. (NASA)

    Image satellite de l’Amérique du Nord. On voit clairement Montréal et Toronto, dans l’est du Canada, qui sont parmi les villes les plus brillantes du continent.
    (NASA)

    Le Canada, champion de la pollution lumineuse

    La nuit, le sud du Canada vu de l’espace ressemble à un collier de perles extrêmement brillant. Le Canada fait partie des quatre ou cinq pays qui sont le plus visibles de l’espace la nuit.

    La ville de Québec (300 000 habitants) génère autant de pollution lumineuse que celle de Boston (5 millions d’habitants) ou que la région parisienne (12 millions d’habitants).

    Quant à la région de Montréal (près de 3 millions d’habitants), elle éclaire autant que celle de New York (20 millions d’habitants).

    À qui la faute?

    La pollution lumineuse est due à une mauvaise utilisation de la lumière ou à son emploi abusif. Le plus grand problème est celui des lampadaires en forme de boule, qui projettent directement leur éclairage vers le ciel. Par ailleurs, certaines enseignes ou affiches publicitaires utilisent un éclairage trop intense. Le Québec est particulièrement fautif car, en raison du prix peu élevé de l’électricité par rapport aux autres provinces, ses habitants prêtent moins attention à la quantité d’énergie qu’ils consomment.

    Des explications lumineuses

    La lumière émise en direction de l’horizon pollue 2,7 fois plus que celle diffusée depuis le sol. Une augmentation de 1 % de la lumière émise près de la ligne d’horizon accroît ainsi la pollution lumineuse de 25 %! Voilà pourquoi on recommande généralement, dans les programmes de réduction de la pollution lumineuse, d’utiliser des lampadaires qui ne laissent pas s’échapper plus de 2 % de la lumière au-dessus de la ligne d’horizon.

    Par ailleurs, une partie considérable de la pollution lumineuse du Canada vient de la neige qui recouvre le sol plusieurs mois par année. Cette neige réfléchit la lumière vers le ciel au lieu de l’absorber.

    Quelques villes ont pris des mesures pour diminuer la pollution lumineuse; elles ont recours à des lampes au sodium à basse ou à haute pression, qui produisent une lumière jusqu’à quatre fois moins intense. Calgary, dans l’ouest du Canada, a ainsi réduit de plusieurs crans l’intensité de ses lumières de rue… et diminué sa facture d’électricité annuelle de quelques millions de dollars.

     

  • Image de Mars prise par le rover Curiosity dans la baie de Yellowknife (NASA)

    Image de Mars prise par le rover Curiosity dans la baie de Yellowknife
    (NASA)

    Le saviez-vous?

    Un point commun entre Mars et la ville canadienne de Yellowknife

    La ville nordique de Yellowknife a prêté son nom au carré de terre d’un kilomètre carré le plus célèbre de la planète Mars en ce moment. C’est en effet dans la «baie de Yellowknife» que le robot américain Curiosity s’est posé à l’été 2012.

    Ce partage de nom entre deux endroits distants de 250 millions de kilomètres revêt une grande signification pour les 20 000 habitants de la capitale des Territoires du Nord-Ouest. En effet, le sol près de Yellowknife est constitué de la plus vieille roche du monde; elle existe depuis quatre milliards d’années. Or, Curiosity a atterri sur de la roche probablement aussi âgée.

    Certains prospecteurs miniers de Yellowknife attendent avec impatience le jour où des entreprises de leur ville pourront conclure des affaires avec les résidants de la baie de Yellowknife, sur la planète Mars!

  • La radio dans les années 1920  (CBC/Radio-Canada)

    La radio dans les années 1920
    (CBC/Radio-Canada)

    Les télécommunications

    Les télécommunications canadiennes remontent à une époque qui précède de très loin l’invention des satellites et de l’électricité.

    Dans les plaines et les prairies de l’Ouest canadien, dénudées parce que les vents y soufflent fréquemment, les Indiens allumaient des feux et s’envoyaient des signaux. C’était à peu près la seule façon de communiquer à distance jusqu’à l’arrivée du télégraphe.

    Les transmissions radio ne sont apparues au Canada que dans les années 1920. Les Canadiens doivent s’estimer chanceux: ils sont parmi les premiers, avec les Américains, les Britanniques, les Français et les Italiens, à avoir expérimenté le pouvoir des ondes radio.

    Le Canada, un des premiers pays à profiter de la radio

    C’est au poste montréalais XWA (aujourd’hui CFCF), de la Canadian Marconi Company, que revient l’honneur de diffuser, le 20 mai 1920, la première émission radiophonique en Amérique du Nord, peut-être même au monde.

    En dehors des villes, les émissions sont diffusées dans les trains. En effet, la plupart du temps durant les années 1920, les ondes radio se propagent le long du chemin de fer, à l’instar du télégraphe quelques années plus tôt. À part quelques exceptions, dont les villes de Montréal, de Toronto et de Vancouver, les premières radios sont donc pour l’essentiel des radios sur rail, mobiles mais de faible puissance.

    Les compagnies de chemin de fer ont non seulement les ressources financières pour expérimenter ce nouveau gadget, mais elles ont aussi des auditeurs captifs, prisonniers de leurs sièges sur de grandes distances.

    Traverser le Canada en train prend à cette époque jusqu’à 10 jours. Les compagnies de chemin de fer veulent distraire leurs passagers.

    Dès 1924, la Société des chemins de fer nationaux (CN) offre la radio sur presque tous ses longs trajets. Elle installe des récepteurs qui captent des émissions provenant en majorité des États-Unis. Puis, elle décide de construire des studios émetteurs. Cette initiative aboutit, cinq ans plus tard, à la formation du premier réseau radiophonique transcontinental, relié par des «lignes terrestres». Ces fameuses lignes, couplées à celles du Canadien Pacifique, une autre compagnie de chemin de fer, constituent les ancêtres véritables des télécommunications au Canada.

    La radio avance plus rapidement aux États-Unis

    Dès 1928, il y a au Canada plus de 60 stations de radio en activité. La plupart d’entre elles sont de faible puissance et n’offrent qu’un service intermittent. Le secteur est mal réglementé, ce qui ne tarde pas à ralentir la croissance de la radio au Canada par comparaison avec ce qui se passe aux États-Unis. Là-bas, la radiodiffusion prospère, stimulée par les entreprises et les sociétés commerciales qui se disputent le temps d’antenne pour leurs messages publicitaires.

    Au Canada, les messages commerciaux sont d’abord interdits, ce qui prive la radio de revenus et ralentit ses progrès. D’autre part, le gouvernement ne sait pas comment gérer le développement des ondes radio.

    Des années de développement anarchique

    À l’époque, plus d’un amateur crée sa propre radio de faible portée. On assiste à l’éclosion d’une profusion de petites émissions amateurs, très populaires et peu coûteuses à produire. Tant pis si cela dérange le voisin ou cause des interférences. Pendant plusieurs années, le ministère canadien de la Marine et des Pêcheries a le pouvoir de délivrer ou non des permis aux stations de radio. Cependant, il ne semble pas saisir l’importance de ce nouveau moyen de communication.

  • Un véhicule de la Canadian Broadcasting Corporation dans les années 1940 (CBC/Radio-Canada)

    Un véhicule de la Canadian Broadcasting Corporation dans les années 1940
    (CBC/Radio-Canada)

    L’âge d’or de la radio au Canada

    Les années 1940 constituent l’âge d’or des communications radio au Canada. La Deuxième Guerre mondiale crée un énorme besoin d’information chez les Canadiens. Ils veulent savoir ce qui se passe autour d’eux, mais ils découvrent aussi le monde. En 1941, le Service des nouvelles de Radio-Canada est créé, et Radio Canada International entre en ondes en 1945. Les émissions consacrées à l’agriculture, comme Le réveil rural, diffusé en français, sont très populaires.

    Attention à la concentration des médias!

    Aujourd’hui, la radio est beaucoup plus réglementée qu’avant au Canada. Voici un modèle dont aurait pu s’inspirer l’Italie de Berlusconi:

    Le gouvernement canadien, grâce à son agence de réglementation du CRTC, ne permet pas à un propriétaire de contrôler plus de quatre stations de radio dans les grands marchés métropolitains, et plus de trois dans les petits marchés. Ces règles sont destinées à empêcher un propriétaire de dominer un marché local de diffusion, aussi bien sur le plan des services facultatifs que sur celui des stations à ondes hertziennes, et de contrôler toutes les entreprises de câble et de satellite dans un marché donné.

    Dans le domaine de la propriété croisée, de nouvelles règles ont été créées ces dernières années en vue d’empêcher une seule entité de contrôler plus de deux genres de médias locaux (radio, télé, journal) desservant le même marché.

  • Le studio de Radio-Canada à Ottawa  (Patrick Pilon)

    Le studio de Radio-Canada à Ottawa
    (Patrick Pilon)

    Le saviez-vous?

    Le Canada a le système de radiodiffusion le plus complexe du monde

    • En 1979, il y a 982 stations de radio aux États-Unis, tandis que le Canada, malgré une population 10 fois moindre, en compte 1045.

    • En 1981, il y a 1225 stations de radio au Canada.

    • En 2013, le pays compte toujours près de 1200 stations de radio.

    • Aujourd’hui, la radio canadienne s’étend sur sept fuseaux horaires.

    • On peut écouter la radio sur une superficie de presque 10 millions de kilomètres carrés.

    • CBC/Radio-Canada est le radiodiffuseur public national.

    • CBC/Radio-Canada exploite presque 9 % des services de radio.

  • Reginald Fessenden  (Domaine public)

    Reginald Fessenden
    (Domaine public)

    Inventée par des Canadiens

    La radio, en bonne partie une création canadienne

    Contrairement à ce qu’affirment les vieux livres d’histoire, ce sont les Canadiens et non les Italiens que vous devez féliciter pour l’invention de la radio. En effet, on a établi récemment que le Canadien Reginald Fessenden (et non l’Italien Guglielmo Marconi) est le créateur de la transmission radio.

    Il est vrai que Marconi a effectué en 1901 la première liaison transatlantique télégraphique sans fil à partir de Saint-Jean, capitale de Terre-Neuve, future province canadienne. Cependant, un an plus tôt, Reginald Fessenden, un inventeur canadien, avait commencé à mettre au point la première véritable transmission par ondes radio.

    D’abord, il transmet le son d’une voix sur une distance de 80 kilomètres. Six ans plus tard, en 1906, il répète l’exploit sur une distance étonnante: celle qui sépare Boston de la côte écossaise, soit presque 5 000 kilomètres. Fessenden a pour ambition de faire du Canada un centre mondial de transmission radiophonique de longue portée. Ce sera pourtant Marconi, mieux soutenu sur le plan politique, qui se verra confier par le gouvernement canadien le droit exclusif de construire les premières stations émettrices du pays.

    Encore récemment, le nom de Fessenden et son rôle comme précurseur de la radio étaient à peu près inconnus, même des Canadiens.

     À lire

    Allô j’écoute ? Les 125 ans de Bell Canada – McCord Museum

    À voir

    1929 -1976 De la radiodiffusion aux télécommunications canadiennes. Archives de Radio-Canada.

     

  • À visionner

    75 ans de radiodiffusion au Canada

  • PC/AP Photo/Ted S. Warren

    PC/AP Photo/Ted S. Warren

    Soixante ans de télévision canadienne

    Dans les années 1950, le gouvernement canadien préside au développement de la télévision sur le territoire canadien avec l’idée très claire qu’elle doit servir de rempart culturel contre les influences médiatiques américaines. Encore aujourd’hui, le gouvernement surveille de très près cette industrie et légifère pour que la télévision et la radio canadiennes fassent contrepoids à ce que diffusent les États-Unis.

    Cet objectif est difficile à atteindre, car plus de 80 % des Canadiens vivent dans la partie sud du pays. Il n’est pas facile d’empêcher les ondes américaines de traverser la frontière. La Loi canadienne sur la radiodiffusion de 1968 est cependant très explicite à ce sujet. Elle précise que le système canadien doit être «possédé et contrôlé par les Canadiens de façon à sauvegarder, enrichir et raffermir la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada».

    Deux grands organismes: Radio-Canada et le CRTC

    L’espace de télédiffusion constitue un enjeu politique important, car la radio et la télévision sont de puissants facteurs d’unification des citoyens. Voilà pourquoi le Canada continue de financer à grands frais le plus grand réseau de télévision public des pays démocratiques. Voilà aussi pourquoi il s’est doté d’un puissant organisme étatique chargé de tout surveiller: le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). On y décide de presque tout, depuis les questions de bon goût à l’antenne jusqu’à l’identité de ceux qui ont le droit de posséder des stations, en passant par le nombre et le lieu de celles-ci, ainsi que par les conditions dans lesquelles elles peuvent être exploitées.

    Ce degré de contrôle, inusité, parfois critiqué et souvent débattu, semble néanmoins refléter l’importance que les Canadiens attachent à certains outils de développement et de bien-être, qu’ils veulent garder à l’abri des forces brutes du capitalisme.

    Bref, il est aussi important de disposer de médias typiquement canadiens, reflétant les valeurs du pays, que de profiter d’un régime de soins de santé gratuits. On touche ici aux piliers sur lesquels repose l’identité canadienne.

    Des mesures coercitives pour protéger les Canadiens des Américains

    En 1971, le CRTC impose des normes et des pourcentages de contenu canadien pour la musique populaire. Ces jalons demeurent la pierre angulaire de la réglementation canadienne en matière de diffusion.

    En 1998, les normes sont renforcées. Le minimum hebdomadaire de musique canadienne bondit de 30 % à 35 % pour la radio anglophone et de 55 % à 65 % pour la radio francophone.

    À la télévision, les diffuseurs doivent privilégier les émissions canadiennes aux heures de grande écoute. Jusqu’ici, le CRTC juge plutôt réussi son régime de surveillance des télécommunications. Les émissions qui ont le plus grand auditoire sont canadiennes. Les dramatiques anglophones canadiennes sont plus accessibles et plus écoutées que dans le passé.

    (La Maison de Radio-Canada, à Montréal)

    (La Maison de Radio-Canada, à Montréal)

    Après la menace de la télé américaine, le danger mondial d’Internet

    En cette deuxième décennie du XXIe siècle, le milieu déjà fort actif des communications canadiennes devient de plus en plus encombré et complexe. La question est de savoir si les médias canadiens ont encore la capacité de contribuer à une identité nationale distincte de celle des États-Unis et, par extension, de savoir si les francophones du Canada peuvent préserver la leur dans un monde qui est de plus en plus anglophone. Le bouillonnement technologique bouleverse les pratiques de diffusion et rend les frontières culturelles perméables.

    Le prochain chapitre de l’affirmation canadienne se jouera donc vraisemblablement à l’échelle d’Internet. Malheureusement, le CRTC n’a pas un grand pouvoir de juridiction sur cet outil de transmission de la culture.

    On a beaucoup critiqué le CRTC récemment, le gouvernement canadien en tête, pour avoir tenté de prendre certaines décisions dans des domaines où les intérêts et les besoins des internautes canadiens étaient mal appréciés.

    Ce manque de contact entre Internet et les responsables du CRTC représente une lacune potentiellement importante. Le web, qui progresse à la vitesse de l’éclair, est à présent le média préféré des jeunes Canadiens qui veulent s’informer.

    Pour se mettre au parfum des nouvelles technologies, le Canada tente de transmettre un message clair quant à l’adoption d’une stratégie nationale pour faciliter l’accès des Canadiens à Internet haute vitesse.

     À lire

    L’heure des choix au Canada. Conférence canadienne des arts

  • Les Canadiens sont parmi les plus grands utilisateurs d’Internet dans le monde. (Pascal Lauener/Reuters)

    Les Canadiens sont parmi les plus grands utilisateurs d’Internet dans le monde.
    (Pascal Lauener/Reuters)

    L’espace web canadien

    Une technologie comme Internet, capable de relier aussi facilement entre elles des collectivités rurales que des milliers de kilomètres séparent, est d’importance cruciale dans un pays aussi vaste que le Canada.

    En l’espace de quelques années, le web devient l’aire publique principale, là où tout se transmet et là où tout est accessible.

    Dans la sphère d’Internet, les Canadiens sont connus comme des premiers de classe.

    Dès les années 1990, décennie où Internet grand public devient accessible dans le monde, le Canada se distingue. On navigue d’abord lentement, puis avec plus d’assurance, grâce au formidable réseau de transmissions téléphoniques déjà en place, le plus étendu du monde. Le web arrive un peu plus tard dans le Grand Nord, à la fin des années 1990, cette fois par l’intermédiaire des antennes de transmission des satellites canadiens qui encerclent la planète depuis un bon moment.

    Dès lors, personne ne s’étonne de voir le Canada prendre le premier rang mondial sur le plan de la pénétration d’Internet.

    On rapporte à ce moment-là que les Canadiens sont les citoyens les plus branchés de la planète: plus de 7 adultes sur 10 y accèdent chaque jour. Le Canada, premier de classe, devance même les États-Unis et le Japon à ce chapitre. La nouvelle fait le tour du monde… par l’intermédiaire du web.

    Internet, plus populaire que la télévision

    À ses débuts comme aujourd’hui, le web canadien puise sa force à l’échelle des consommateurs. Les Canadiens absorbent cette technologie comme du papier buvard. Pour la première fois en 2009, ils consacrent davantage de temps à naviguer dans Internet qu’à regarder la télévision. Chaque semaine, ils passent plus de 18 heures en ligne et regardent la télévision 17 heures

    Un outil d’information et de distraction

    Près de 42 % des Canadiens révèlent que, s’ils étaient contraints de choisir entre leur abonnement à la télévision, au journal, au mobile ou à Internet, ils opteraient pour ce dernier.

    La popularité du web fluctue en fonction de l’âge des utilisateurs: dans la situation décrite ci-dessus, 53 % des Canadiens de 18 à 34 ans choisiraient de garder leur abonnement à Internet. Près de 77 % des Canadiens de cette tranche d’âge jugent qu’Internet est la source d’information la plus pertinente, contre 36 % chez les plus de 55 ans.

    Les Canadiens qui circulent sur le web doivent accepter des prix plus élevés qu’ailleurs dans le monde, ainsi qu’une connexion plus lente. (Associated Press)

    Les Canadiens qui circulent sur le web doivent accepter des prix plus élevés qu’ailleurs dans le monde, ainsi qu’une connexion plus lente.
    (Associated Press)

    L’aspect moins reluisant d’Internet au Canada

    Malgré un départ fulgurant et une performance remarquable, les Canadiens estiment aujourd’hui qu’ils ont perdu beaucoup de leur élan initial. Ils blâment les fournisseurs canadiens d’Internet pour cette situation.

    Le manque de concurrence entre les fournisseurs de services contribue à garder les prix élevés et à limiter les progrès technologiques.

    Dans l’ensemble, les Canadiens paient beaucoup plus cher que d’autres pour avoir accès au web; ils sont forcés d’y naviguer beaucoup plus lentement et sont soumis à davantage de restrictions. En 2010, un forfait Internet haute vitesse-télé numérique-téléphone coûtait près de deux fois et demie plus cher au Québec qu’en France.

     

     

  • Des prix trop élevés

    En 2010, le prix moyen pour un mégabit par seconde était de 12 $US dans les pays membres de l’OCDE. Or, les Canadiens payaient de 3,85 $US à 110,51 $US par mégabit (de 3 à 81 euros). Sur la trentaine de pays observés, seuls le Mexique et la Finlande faisaient pire.

    Une vitesse réduite

    Toujours selon l’OCDE, le Canada fait piètre figure en ce qui concerne la vitesse de téléchargement maximale dont profitent vraiment les abonnés. La moyenne canadienne est de 6,6 mégaoctets par seconde, la cinquième pire de toutes. Le web canadien est 15 fois moins rapide que le réseau japonais, et les consommateurs canadiens paient 55 fois plus cher que les Japonais pour naviguer dans Internet haute vitesse!

    Des restrictions sévères

    Le Canada fait également partie du club des pays les moins efficaces quant à la quantité de données que l’internaute peut télécharger. C’est un des quatre seuls pays de l’OCDE où presque tous les forfaits haute vitesse sont touchés par une limite explicite de téléchargement. Au chapitre des technologies Internet, plusieurs comparent la performance du Canada à celle d’un pays du tiers monde.

    À lire

    Perspectives sur la radiodiffusion canadienne par les nouveaux médias. CRTC

     

  • À visionner

    Internet canada – Perspective d’avenir. Canadian Internet Forum 2012

  • Xplornet est une entreprise canadienne qui permet aux gens des régions rurales de se connecter à Internet haute vitesse grâce à son service de satellites. (CBC News)

    Xplornet est une entreprise canadienne qui permet aux gens des régions rurales de se connecter à Internet haute vitesse grâce à son service de satellites.
    (CBC News)

    Une belle histoire

    Internet haute vitesse arrive partout au Canada

    Les Canadiens ne sont peut-être plus les leaders qu’ils étaient en technologie web, mais ils pourraient bien être en mesure de rattraper le peloton de tête.

    Au chapitre de l’accès à Internet haute vitesse, par exemple, les Canadiens réalisent des gains importants. Environ le tiers d’entre eux accède chaque jour à Internet haute vitesse, alors que cette proportion n’est que du quart en moyenne au sein des pays de l’OCDE. Les Canadiens doivent cette performance à leur gouvernement!

    Dès la fin des années 1990, le gouvernement canadien comprend que le web à large bande n’est pas simplement une technologie qu’il est agréable d’avoir. C’est un besoin fondamental pour la prospérité du Canada, au même titre que la téléphonie et les communications radio l’ont été au XXe siècle.

    Devant l’inertie du secteur privé, le gouvernement assume à cette époque une grande partie des coûts liés au développement de la téléphonie, par exemple, et envoie dans l’espace une série de satellites canadiens.

    Le gouvernement prévoit qu’Internet haute vitesse va occuper une grande place dans la vie des Canadiens, depuis le secteur des services jusqu’à celui de l’industrie lourde, en passant par l’éducation, la recherche et le développement. Il doit donc de nouveau prendre l’initiative, vu la taille du pays et l’ampleur des défis.

    Il invoque l’urgence d’agir: le Canada a certes un des taux de pénétration d’Internet les plus élevés de la planète, mais il est nettement à la traîne pour ce qui est de fournir à ses citoyens un accès web à large bande rapide et abordable.

    La crise économique de 2008

    Lorsque frappe la crise économique, en 2008-2009, le gouvernement met en place ce qu’il appelle le Plan d’action économique du Canada.

    Parmi les mesures proposées pour relancer l’économie, on note un plan de subventions du ministère de l’Industrie visant à étendre les services à large bande aux régions rurales canadiennes.

    Internet à large bande est vu comme une infrastructure essentielle pour être en mesure de participer à la future économie. À l’instar de l’électrification et de la téléphonie à d’autres époques, le web est un élément essentiel de la participation à la société canadienne et à son développement économique.

    En 2008, près de 95 % de la population canadienne a accès à la large bande, mais 16 % des ménages ruraux ne disposent pas encore d’une connexion haute vitesse.

    Le gouvernement à la rescousse du secteur privé

    Le gouvernement se met alors à assumer presque tous les coûts associés à la conception et au déploiement de satellites capables d’introduire Internet dans tous les foyers. Cette initiative passe inaperçue auprès de la très vaste majorité des Canadiens des grandes villes. Cependant, pour les Canadiens qui habitent à la campagne, loin des centres, et qui forment 25 % de la population, cette innovation s’apparente à l’arrivée de l’électricité dans les maisons du Canada entre 1920 et 1950. Enfin, ils peuvent faire partie d’un monde nouveau et s’y engager à plein.

    Le programme Large bande Canada a été actif de juin 2009 à avril 2012. Par son entremise, le gouvernement a offert l’accès Internet à large bande à 218 000 foyers canadiens qui n’en disposaient pas encore. Cependant, le travail de connexion des habitants des régions éloignées n’est pas terminé; il se poursuit en ce moment.

  • Le saviez-vous?

    En 2006, on assiste à une première nord-américaine: Internet devient accessible dans les trains. En effet, la compagnie canadienne Via Rail met la technologie Wi-Fi à la disposition de ses passagers.

    Ce service de connexion Internet sans fil sur rail est d’abord offert sur le trajet le plus achalandé au Canada, Montréal-Toronto, puis il est rapidement étendu.

    Aujourd’hui, au Canada, on propose la connexion sans fil aux voyageurs dans les plateformes de transport importantes, comme les aéroports.

  • Un partisan suit l’évolution des discussions politiques sur les médias sociaux durant une récente campagne électorale canadienne. (Radio-Canada)

    Un partisan suit l’évolution des discussions politiques sur les médias sociaux durant une récente campagne électorale canadienne.
    (Radio-Canada)

    En chiffre: 5 sur 10

    Dans le monde, 1 personne sur 5 est membre d’un réseau social en ligne; au Canada, c’est 5 personnes sur 10. Les Canadiens sont donc les rois des médias sociaux.

    En fait, le Canada est le pays qui compte le plus haut pourcentage d’utilisateurs de réseaux sociaux.

    Environ 47,4 % des Canadiens emploient les médias sociaux au moins 1 fois par mois, contre 47,2 % des Américains, 42,4 % des Sud-Coréens et 40,2 % des Australiens.

    Par ailleurs, les internautes canadiens sont ceux qui passent le plus de temps en ligne. Ils consacrent en moyenne 45 heures par mois à la navigation sur le web.

  • CBC News

    CBC News

    Inventés par des Canadiens

    Les téléphones intelligents BlackBerry

    BlackBerry est le nom d’une série de téléphones intelligents canadiens de réputation internationale.

    Le BlackBerry est à l’origine de certaines des plus grandes avancées téléphoniques réalisées dans le monde depuis l’invention du téléphone au XIXe siècle. Cet appareil est fabriqué par la compagnie canadienne Research In Motion (RIM).

    Les premiers BlackBerry, conçus dans les années 1990, permettent pour la première fois de recevoir et d’envoyer des courriels à partir d’un téléphone.

    Aujourd’hui, au moins 46 millions de personnes utilisent le BlackBerry dans le monde. On estime qu’un million de fonctionnaires des États-Unis l’emploient régulièrement, dont plusieurs décideurs importants. En 2008, la part du BlackBerry dans le marché mondial des téléphones intelligent était de 13 %, derrière Nokia, qui en possédait 45 %, et devant Apple, qui était en troisième place avec 5 %.

    Des difficultés financières momentanées

    En 2010, BlackBerry chute à la cinquième place du marché des mobiles intelligents, ce qui entraîne RIM dans des difficultés financières. L’année suivante, à la suite d’une panne de serveur, les services BlackBerry sont l’objet de délais plus ou moins importants selon les régions du monde, délais qui vont coûter plus de 100 millions de dollars à l’entreprise en pertes de revenus. Cela alimente les rumeurs de faillite.

    En 2013, malgré la concurrence directe de Nokia et de Microsoft, RIM semble garder des parts de marché importantes, principalement au sein des entreprises. Globalement, le BlackBerry conserve 13 % du marché des téléphones intelligents dans le monde.

    L’homme le plus puissant du monde possède un BlackBerry

    Le président des États-Unis, Barack Obama, a un BlackBerry. Après son élection en novembre 2008, les services de sécurité lui demandent de l’abandonner. On trouve un compromis deux jours après son investiture: il pourra continuer à utiliser son téléphone intelligent, mais on augmentera le nombre et la finesse des fonctions de sécurité de l’appareil.

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