Yukon: Traverser le Canada sans moteur et sans viande

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Du Labrador, Florian Gomet s'est dirigé vers le nord de l'Ontario à vélo avant d'embarquer dans un kayak gonflable à destination des Territoires du Nord-Ouest, puis a traversé les Rocheuses à pied. (iStock)
Du Labrador, Florian Gomet s’est dirigé vers le nord de l’Ontario à vélo avant d’embarquer dans un kayak gonflable à destination des Territoires du Nord-Ouest, puis a traversé les Rocheuses à pied. (iStock)
L’aventurier français Florian Gomet a rejoint Ross River, au Yukon, après avoir traversé tout le pays à partir du Labrador sans l’aide d’un moteur et sans manger de viande.

L’homme de 31 ans est parti de la frontière entre le Québec et le Labrador en avril 2015, avec l’idée de traverser tout le continent jusqu’à Nome, en  Alaska, à l’aide d’un vélo, d’un kayak ou à pied. Le végétalien n’a mangé que des fruits séchés, des graines et des céréales.

Je serais un très mauvais chasseur parce que durant mes deux mois en montagnes, je n’ai vu aucun caribou ou orignal! – Florian Gomet, aventurier  
12 000 km en tout
Sa grande aventure l’a d’abord conduit vers l’Ontario, en vélo. Quelque 5000 km plus loin, il a troqué le vélo pour un kayak gonflable en direction des Territoires du Nord-Ouest. Il a atteint Norman Wells en septembre, où il a dû passer l’hiver. Il a repris son expédition à pied en mars en passant à travers le col Macmillan en direction de Ross River, au Yukon, qu’il a atteint après 64 jours de solitude.

Il compte maintenant reprendre le kayak gonflable pour descendre la rivière Pelly puis le fleuve Yukon, qui traverse tout l’Alaska jusqu’au détroit de Bering. Il terminera à pied le long de la berge jusqu’à la petite ville de Nome. Au total, il aura parcouru 12 000 km, s’il arrive à terminer le parcours.

« Depuis mon enfance, la neige et les montagnes sont un rêve pour moi. Je comptais d’abord traverser le sentier Canol [une route entre les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon, NDLR] en été, mais j’ai eu l’opportunité de le faire en hiver et pour moi, c’était la meilleure chose que je pouvais faire. »

Un hiver trop doux

La traversée des Rocheuses a été l’étape la plus difficile de son périple, tandis que l’épais manteau neigeux s’est rapidement ramolli avec un printemps hâtif. Tout se transformait rapidement en eau et son équipement de camping, dont son sac de couchage, était trempé en permanence.

L’aventurier a ainsi dû parcourir les montagnes la nuit, quand les températures tombaient sous la barre de la congélation.

Florian Gomet était néanmoins équipé d’une tente arctique et d’un poêle à bois, ce qui a facilité le confort de sa traversée.

 

 

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