Le manque d’espace force des annulations d’actes chirurgicaux dans un hôpital du Nord du Canada

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L’Hôpital général de Whitehorse est le principal établissement de santé au Yukon. Ce territoire est situé au nord de la Colombie-Britannique et à l’est des Territoires du Nord-Ouest au Canada. (Radio-Canada)
Des médecins de Whitehorse décrient les conséquences d’une pénurie de lits à l’Hôpital général de la ville qui les oblige à annuler des interventions chirurgicales.

Le chirurgien Alex Poole, président de l’association médicale du Yukon, affirme que les opérations chirurgicales affectées sont non urgentes, mais que les annulations se déroulent tout de même sur une base quotidienne.

La situation ajoute un stress pour les médecins dit-il, mais surtout pour les patients. « C’est surtout difficile pour les patients, par exemple, s’ils doivent subir une opération et rester à l’hôpital pendant une semaine. Faut qu’ils s’organisent à la maison, planifier ça avec un certain temps d’avance. »

Taux d’occupation de 107 %
Un chirurgien opère un patient à l’hôpital. (iStock)

La Régie des hôpitaux du Yukon de son côté reconnaît qu’il y a un manque d’espace particulier ces jours-ci. Le porte-parole James Low affirme que l’hôpital affichait lundi un taux d’occupation de 93 %, mais que vendredi dernier, l’hôpital affichait plutôt un taux d’occupation de 107 %.

« Idéalement, nous visons environ un taux d’occupation de 75 % de façon à avoir un peu de flexibilité si un virus comme la grippe par exemple se propage dans la population », explique James Low.

Il affirme par ailleurs que dès l’arrivée d’un patient, le personnel met en place une évaluation pour tenter de déterminer le temps d’hospitalisation qui sera nécessaire.

La réponse de l’association médicale du Yukon

Alex Poole de son côté ne blâme pas la Régie des hôpitaux, mais plutôt un manque de stratégie et de vision en santé au territoire.

Alex Poole a été élu président de l’association médicale du Yukon lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme en novembre 2017. (Claudiane Samson/Radio-Canada)

« [Nous avons besoin] d’un bon plan à long terme pour les patients avant qu’ils viennent à l’hôpital, une place ailleurs que l’hôpital une fois qu’ils ne peuvent pas rester à la maison, plus de soins à la maison. Le temps est passé pour blâmer quelqu’un. »

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