Ravitailler le Nord… et en tomber amoureux

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Le Nunavik, c’est 14 villages côtiers éparpillés sur des centaines de kilomètres autour de la baie d’Hudson et la baie d’Ungava, dans le nord canadien. Deux fois par année, à la fonte des glace au printemps et avant que les glaces ne reprennent à l’automne, des cargos viennent livrer des vêtements, de la nourriture, des jouets, des voitures, du papier hygiénique. En fait, ils fournissent presque tout ce qu’il faut pour vivre dans le Nord.

Quand les navires de la compagnie Desgagnés ont commencé à approvisionner le nord du Québec, l’arrivée des navires créait l’événement. Les femmes se faisaient belles, le village attendait sur la plage et certains montaient à bord de canots et de chaloupes pour saluer l’équipage.

Michel Duplain se souvient avec nostalgie de cette atmosphère de fête, lui qui est venu pour la première fois dans le Nord alors qu’il était un tout jeune matelot.

Quarante ans plus tard, c’est lui le capitaine du Camilla Desgagnés, dont l’arrivée ne suscite plus autant d’excitation. Photographe amateur, il ne se lasse pas de regarder cette région du Québec que, justement, si peu de Québécois connaissent. Il s’inquiète : «Avant, t’arrivais ici et la glace était uniforme. Là, la glace est amovible et ça rend les conditions de navigation difficiles. Ceux qui pensent que le réchauffement terrestre est une blague devraient venir ici…»

 

Évidemment, il n’y a pas que le bateau qui assure le lien entre le Nunavik et le reste du monde. Dans le cas des produits frais, des médicaments et des gens malades, c’est sur les ailes d’Air Inuit, fondée en 1978, qu’ils voyagent.

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Le grand silence du Grand Nord, Blogue d’Émilie Dubreuil, Radio-Canada

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Émilie Dubreuil, Radio-Canada

Émilie Dubreuil, Radio-Canada

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