Un croisiériste norvégien spécialiste de l’Arctique propose ses services au Québec

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Selon le maire de Matane, la ville serait un endroit idéal pour accueillir des croisières hivernales. Jérôme Landry vante la proximité de sa ville avec la réserve de Matane et le parc de la Gaspésie. Il ajoute que les sentiers de motoneige se rendent jusqu’au port. (Radio-Canada)
Le chef d’Escale Gaspésie, Stéphane Sainte-Croix, revient emballé des rencontres entre l’Association des croisières du Saint-Laurent et trois armateurs qui portent leur regard sur le fleuve gelé au Canada comme destination potentielle pour leurs paquebots brise-glaces.

Stéphane Sainte-Croix mentionne que les représentants de ces compagnies de la Norvège, de la France et de l’Ontario ne semblaient pas affolés par les rigueurs de l’hiver québécois. « On avait affaire à des entreprises qui font de l’hiver une partie importante de leur activité ». Le chef d’escale cite en exemple la compagnie Hurtigruten qui navigue dans les fjords glacés de la Norvège depuis 125 ans et qui offre déjà des expéditions dans les mers de l’Arctique et de l’Antarctique.

Dans un courriel, la directrice pour la France d’Hurtigruten a mentionné à Radio-Canada que « le climat hivernal au Québec ne nous effraie pas ».

Mais puisque les croisières sont planifiées quelques années en avance, ce n’est pas avant l’hiver 2020-2021, au plus tôt, qu’un brise-glace de croisière blanc, rouge et noir ferait son entrée dans le Saint-Laurent, précise Mme Bois-Beauval.

Fonte des glaces arctiques telle que vue du pont du brise-glace canadien Louis S. St-Laurent. (Jonathan Hayward / La Presse Canadienne)
Si les représentants des compagnies de croisières qui lorgnent l’hiver québécois ne semblaient pas effrayées par les risques d’emprisonnement dans les glaces, les navires devront être adaptés au frasil. Il s’agit de cette glace en formation qui peut bloquer les systèmes de refroidissement des navires. (La Presse Canadienne)

Selon Stéphane Sainte-Croix, le Saint-Laurent représente donc un fort potentiel pour les amateurs de véritables expéditions nordiques.

Il précise que plusieurs croisières dites « hivernales » ont lieu au printemps ou en été, alors que l’eau est libre de glaces. Les croisiéristes goûteraient donc ici au véritable hiver, avec ses 25 degrés sous zéro, sa poudrerie et ses bordées de neige.

Sur terre, l’action ne manquerait pas non plus pour les croisiéristes. Stéphane Sainte-Croix donne quelques exemples d’activités à faire : le Carnaval de Québec, la pêche sous la glace dans la baie des Ha! Ha! au Saguenay ou le ski dans les Chic-Chocs. D’ailleurs, les représentants de trois compagnies ont pu avoir un avant-goût lors de leur visite il y a deux semaines.

Selon le maire de Matane, la ville serait un endroit idéal pour accueillir des croisières hivernales. Jérôme Landry vante la proximité de sa ville avec la réserve de Matane et le parc de la Gaspésie. Il ajoute que les sentiers de motoneige se rendent jusqu’au port.

Il faut profiter de ces circonstances favorables pour Matane, affirme le maire qui demande à la MRC, qui a le mandat du développement touristique, de prendre la balle au bond. « Je souhaite que la MRC prenne son leadership et que le travail se fasse pour qu’on puisse se positionner ».

Des bateaux mieux adaptés à la glace

Si les représentants des compagnies de croisières qui lorgnent l’hiver québécois ne semblaient pas effrayés par les risques d’emprisonnement dans les glaces, les navires devront être adaptés au frasil. Il s’agit de cette glace en formation qui peut bloquer les systèmes de refroidissement des navires. Un problème qui avait d’ailleurs causé quelques maux de tête à l’équipage du traversier F.-A.-Gauthier lors de ses premiers essais dans les glaces au large de Matane.

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Michel-Félix Tremblay, Radio-Canada

Michel-Félix Tremblay, Radio-Canada

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