L’aventure artistique hors du commun d’une Canadienne au Groenland

Share
L’aventure est unique, une résidence d’artistes sur un bateau, pris dans les glaces du Groenland. Seulement huit créateurs ont été retenus sur les quelque 200 à travers le monde qui souhaitaient participer à cette seconde édition et Deborah Davis, de Sherbrooke fait partie du lot. (Anik Moulin/Radio-Canada)
Deborah Davis quittera bientôt Sherbrooke pour une aventure frigorifiante et incomparable. L’auteure embarquera à bord du bateau Le Manguier pour la résidence d’artistes Artistes en Arctique où ces derniers sont plongés dans un environnement de création exceptionnel : les glaces du Grand Nord.

Seulement huit créateurs ont été retenus sur les quelque 200 à travers le monde qui souhaitaient participer à cette seconde édition. Deborah Davis est d’ailleurs la seule Canadienne, elle qui se dit fébrile à quelques jours de son départ.

« J’ai hâte d’être là. On est isolé, là-bas, on est coupé de tout, dont internet. Je trouve ça l’fun d’être dans un environnement hors de ma routine, hors de ma zone de confort, mentionne Mme Davis. Confinée dans un bateau avec trois autres artistes et deux membres d’équipage que je ne connais pas pendant 30 jours. On dirait que, une semaine avant mon départ, ça m’insécurise, mais pas pour vrai! »

Un premier groupe de quatre artistes a effectué sa résidence en janvier. La Sherbrookoise et son groupe effectueront la leur durant la totalité du mois de mars.

Pour ce faire, le bateau se laisse littéralement prendre dans les glaces, à hauteur d’Aasiaat, sur la côte ouest du Groenland.

une campagne de sociofinancement

Les artistes auront le temps de créer, d’être inspirés mais aussi d’échanger, de rencontrer des Groenlandais et de partager leur quotidien. L’artiste en arts visuels prépare son périple depuis cinq mois. C’est la nordicité qui l’a interpellée, souligne-t-elle.

Deborah Davis a eu recours à une campagne de sociofinancement pour pouvoir participer. Elle a amassé un peu plus de 12 000 $, ce dont elle avait besoin pour payer ses frais de déplacements, de subsistance et pour réaliser ses projets de création.

Pense-t-elle trouver un terreau fertile à l’inspiration dans ces terres glaciales?

« Il ne faut pas se stresser quand on fait de la création. Mon principal travail, c’est d’être centrée et d’être présente. Présente avec les gens. Des fois, on est dans le faire, on n’est pas dans l’être! Tout s’est fait naturellement pour ce projet. Tout a coulé! Normalement, ça devrait être pareil là-bas! » résume-t-elle.

 

Share
Radio-Canada

Radio-Canada

Pour d’autres nouvelles sur le Canada, visitez le site de Radio-Canada.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *