Lilia et Tarik Abid : leur nouvelle aventure dans l’Arctique canadien

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Lilia et Tarik Abid sont arrivés à Yellowknife il y a quelques mois. (Mario De Cicio / Radio-Canada)

Sur la glace, en bordure du Grand lac des Esclaves, Lilia et Tarik Abid pourraient se croire au cœur d’une série de téléréalité comme Le convoi de l’extrême (Ice Road Truckers) ou Les pilotes des glaces (Ice Pilots). Des séries qu’ils suivaient en Algérie, bien avant leur arrivée à Yellowknife, qui donne sur cette immense étendue d’eau.

Cet attrait pour ces émissions, qui dépeignent de façon sensationnelle les conditions extrêmes des paysages du Grand Nord, était peut-être un appel du destin, aux yeux de Tarik. À l’époque, il était loin de se douter qu’il ferait de ces paysages sa maison.

Destin ou pas, c’est surtout le programme de Mobilité francophone d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui a permis au couple d’immigrer dans les Territoires.

À la foire de l’emploi Destination Canada, à Paris, en 2016, Lilia a rencontré des membres du Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest. Une offre d’emploi dans un café, beaucoup de paperasse et quelques mois plus tard, Lilia et Tarik Abid se retrouvaient dans la section des arrivées de l’aéroport de Yellowknife.

Lilia et Tarik Abid à leur arrivée à Yellowknife, le 10 mars 2017. Ils doivent leur arrivée au programme de Mobilité francophone, qui vise à promouvoir l’immigration francophone dans les provinces et les territoires hors Québec. (Courtoisie: Lilia Abid)
DE 30°C À – 30°C

Les différences entre les Territoires du Nord-Ouest et l’Algérie sont bien nombreuses. Sur le thermomètre, elles se comptent surtout en dizaines de degrés.

« Au départ, les températures, c’était une nouvelle aventure, admet Lilia, mais comme nous étions très heureux d’être ici, nous n’avons pas senti tout ça. »

Pour contrer le froid, l’hiver, les deux nouveaux arrivants disent rester actifs en participant notamment à des activités organisées par la communauté francophone, en faisant des sorties pour découvrir les Territoires et en travaillant.

C’est le travail de gérante de Lilia au café Java Roma qui a permis au couple de s’installer à Yellowknife. (Mario De Ciccio/Radio-Canada)

Près d’un an après son arrivée, le couple dit maintenant être à Yellowknife pour de bon. La quête vers l’obtention de leur citoyenneté canadienne se poursuit. Lilia travaille comme gérante au Java Roma et Tarik, qui a travaillé ici et là, est à la recherche d’un emploi.

Le couple estime devoir beaucoup à la communauté francophone pour ses conseils et ses services en français.

« La francophonie nous a évité le dépaysement brusque », affirme Tarik. « On s’est retrouvés à côtoyer des francophones, et le changement a été progressif. »

Les époux s’estiment chanceux de pouvoir vivre à Yellowknife. Les expériences et le mode de vie offerts par cette petite ville leur plaisent. (Mario De Cicio / Radio-Canada)

« On sent qu’il y a de la magie ici à Yellowknife », explique Lilia. « Il y a un climat convivial, un climat familial, il y a une certaine magie dans la nature. »

« Sincèrement, ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la chance de venir à Yellowknife », poursuit Tarik. « Il y a pas mal de gens qui paient beaucoup d’argent pour venir ici. »

Tarik dit venir souvent conduire sur la route de glace qui rallie Yellowknife à la communauté autochtone de Detah. Une route qu’il compare à celles du Sahara, dans son pays d’origine. (Mario De Cicio/Radio-Canada)

Pour lui, la route de glace, c’est l’évasion. Il n’y a pas de limites.

« Rouler sur la glace, c’est un petit peu comme le Sahara, dans le sud de notre pays. Ces grands espaces ouverts permettent de s’évader physiquement et spirituellement. »

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Mario De Ciccio, Radio-Canada

Mario De Ciccio, Radio-Canada

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