Avec de nouveaux satellites, la NASA veut intensifier son étude des régions glacées

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Aperçu d’un glacier au Groenland, où la fonte des glaces croît à un rythme croissant depuis des décennies. (David Goldman/AP Photo)
Toujours préoccupée par la question des changements climatiques, la NASA a annoncé récemment qu’elle procédera à deux lancements de satellites d’ici la fin de l’année 2018.

Ces satellites permettront à l’agence spatiale américaine d’intensifier l’étude de la cryosphère, soit l’ensemble de neige, calotte glaciaire, banquise, glaciers et pergélisol de l’Arctique et de l’Antarctique.

Au printemps, les satellites jumeaux GRACE-FO (Gravity Recovery and Climate Experiment Follow-On) poursuivront le travail des engins GRACE en amassant des données sur le champ magnétique de la Terre. Cette mission, menée conjointement par la NASA et un centre de recherche allemand, permettra entre autres de continuer à mesurer le rythme de la fonte des glaces au Groenland et en Antarctique.

Une deuxième mission à l’automne

Le satellite ICESat-2 (Ice, Cloud, and land Elevation Satellite-2), qui sera lancé en septembre, mesurera quant à lui l’élévation de la glace autour du monde à l’aide d’un laser de haute précision. Ainsi, la NASA cherche à déterminer si une accumulation de neige et de glace peut être observée sur la calotte glaciaire et les glaciers, mais également si la glace des banquises s’amincit.

« Ensemble, ces deux missions effectueront des mesures cruciales et complémentaires des calottes glaciaires et des banquises de la Terre », a déclaré la NASA dans un communiqué.

Des missions aériennes et terrestres continueront également d’alimenter l’analyse des régions glacées.

La cryosphère abreuve un milliard de personnes en eau douce, soutient l’agence spatiale. Leur étude contribue donc de façon significative à notre compréhension des changements climatiques et de ses impacts sur l’humain.

Les études précédentes ont déjà dévoilé que la glace de la cryosphère recule à un rythme croissant depuis des décennies. Les niveaux de la mer pourraient en conséquence augmenter de jusqu’à 120 centimètres d’ici 2100.

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