Des conditions boueuses forcent la fermeture d’une nouvelle autoroute dans l’Arctique canadien

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L’autoroute entre Inuvik et Tuktoyaktuk, dans le nord des Territoires du Nord-Ouest, est fermée depuis samedi et le restera jusqu’à nouvel ordre. (Mackenzie Scott/Radio-Canada)
Les conditions boueuses sur la nouvelle autoroute entre Inuvik et Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord-Ouest, dans le Nord canadien, ont forcé sa fermeture pour une période indéterminée.

L’autoroute aux berges de l’océan Arctique a été inaugurée en novembre. Un exploit de construction d’une valeur de 300 millions de dollars pour relier le Canada d’un océan à l’autre, à l’autre.

Selon le gouvernement, entre 60 et 70 conducteurs par jours ont emprunté la route depuis son ouverture.

Cependant, depuis samedi, l’Arctique est redevenu inatteignable par la route.

Les conditions boueuses de certains tronçons de l’autoroute, causées principalement par la fonte des glaces et la pluie, ont forcé les autorités à fermer les 140 kilomètres de routes pour effectuer des travaux de maintenance et éviter de l’abîmer davantage.

L’autoroute a connu plusieurs fermetures temporaires depuis l’arrivée du temps doux, mais c’est la première fois qu’elle doit être fermée aussi longtemps pour une période indéterminée.

Certains habitants de Tuktoyaktuk se retrouvent à nouveau isolés.

Le gouvernement pas surpris

Cependant, le problème était prévu depuis le début de la construction, selon le ministère de l’Infrastructure.

« Nous nous attendions à ce que certaines sections soient glissantes et boueuses à ce temps-ci de l’année », explique le sous-ministre adjoint au ministère de l’Infrastructure, Kevin McLeod.

Kevin McLeod, sous-ministre adjoint au ministère de l’Infrastructure du Canada. (Kirsten Fenn/Radio-Canada)

Il ajoute cependant que l’intrusion de certains conducteurs pendant les heures de fermeture de la route a compliqué la tâche du maintien de certains tronçons de l’autoroute qui ne sont pas encore terminés.

« La route n’est pas terminée », dit-il. « Le sous-traitant a encore du travail à faire, selon les termes de son contrat. Une bonne couche de gravier doit encore être mise sur environ 21 kilomètres de route. »

Il estime que ces problèmes font partie de la vie d’une telle route dans le Nord, construite dans des conditions difficiles, avec les matériaux disponibles dans la région et sur du pergélisol. Il ajoute que les autres routes comme l’autoroute Dempster ou l’autoroute 7 ont toutes deux vécus des difficultés semblables à leurs débuts.

Selon lui, l’autoroute pourrait ne rouvrir à temps plein qu’en début juin.

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Mario De Ciccio, Radio-Canada

Mario De Ciccio, Radio-Canada

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