À la découverte de la vie au fond de la mer du Labrador

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Les scientifiques de Pêches et Océans Canada ont réussi à capter des images à 3000 m de profondeur dans la mer du Labrador. (Pêches et Océans Canada)
Des scientifiques de Pêches et Océans Canada sont descendus à plus de 3000 m dans la mer du Labrador. Jusqu’à présent, personne n’avait réussi à explorer aussi profondément ces fonds marins et les résultats sont étonnants.

Des formes de vie insoupçonnées telles que des coraux, des éponges, mais aussi différentes espèces de poissons ont été aperçues par des caméras de l’agence gouvernementale.

Ce n’était pas l’objectif principal de cette recherche, qui visait plutôt à mieux comprendre les effets que pourrait avoir le réchauffement climatique dans cette zone, et les possibles impacts de futurs projets pétroliers.

Or, comme les scientifiques connaissaient peu de choses sur la faune et la flore sous-marines de la mer du Labrador, ils ont été très surpris.

« Dans certains endroits, il n’y a jamais eu d’activité humaine. Nous voulons comprendre cette biodiversité maintenant, avant qu’elle ne change trop », indique David Cote, scientifique à Pêches et Océans Canada et professeur adjoint à l’Université Memorial.

Écoutez le reportage de Marie-Isabelle Rochon :

 

Un défi de taille

Aller à la rencontre des fonds marins du Labrador n’a toutefois pas été une mince affaire. Lors d’une expédition à l’été 2017, les scientifiques qui sont allés déposer des équipements à 11 endroits spécifiques dans la mer du Labrador ont fait face à plusieurs défis.

« Les conditions environnementales sont difficiles. Nous devons tenir compte de la glace et nous avons une courte période en été pour travailler. De plus, l’équipement que nous utilisons doit résister toute l’année pour que nous puissions mieux comprendre ce qui se passe », explique David Cote.

David Cote, scientifique à Pêches et Océans Canada ainsi que professeur adjoint à l’Université Memorial. (Radio-Canada)

Leurs efforts n’ont pas été vains puisqu’ils ont découvert une des seules aires de reproduction du merlu à longue queue. D’ailleurs, on n’avait jamais observé des spécimens d’aussi grande taille.

Les scientifiques ont aussi recueilli des échantillons d’eau afin de tenter de trouver des traces d’ADN d’autres espèces marines.

Ils espèrent ainsi pouvoir en apprendre davantage sur la grande biodiversité de la mer du Labrador.

Les scientifiques ont récupéré des espèces de poissons des profondeurs afin de les étudier. (Radio-Canada)
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