Un baleinier centenaire retrouvé dans les eaux du Nunavut, dans le Nord du Canada

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Les chercheurs Michael Moloney (à gauche) et Matthew Ayre (à droite) ont pris connaissance de l’emplacement de l’épave en épluchant des documents historiques, dont le journal de bord du baleinier Diana, qui avait rescapé l’équipage du Nova Zembla dans les eaux de l’Extrême-Arctique. (Société géographique royale du Canada)
Deux chercheurs canadiens de l’Institut arctique de l’Amérique du Nord ont découvert l’épave d’un baleinier écossais enfoui dans les eaux de l’Extrême-Arctique depuis une centaine d’années.

La semaine dernière, les chercheurs Michael Moloney et Matthew Ayre ont fait la découverte de l’épave en utilisant des drones, des sonars et un véhicule sous-marin télécommandé dans un périmètre de recherche d’environ cinq kilomètres carrés; une zone qui s’est amenuisée au fil des mois de recherches.

« Ces recherches, qui s’échelonneront sur plusieurs années, permettront aux Canadiens d’en apprendre davantage sur notre histoire maritime », mentionne le chercheur Michael Moloney. (Société géographique royale du Canada)

Le navire écossais de chasse à la baleine, appelé le « Nova Zembla », avait sombré dans un fjord à proximité de la baie de Baffin, dans le nord-est du Canada, en septembre 1902. Les membres de l’équipage avaient été rescapés par deux autres baleiniers après avoir heurté un récif pour échapper à une tempête.

« En plus de se trouver sur un site archéologique non identifié, il s’agit du premier navire de chasse à la baleine jamais découvert dans l’Extrême-Arctique », a déclaré le directeur général de la Société géographique royale du Canada, John Geiger.

Les chercheurs comptent examiner plus en détail l’épave d’ici la prochaine année, puisqu’ils pensent avoir trouvé l’une des ancres du navire. Ils souhaitent aussi utiliser le savoir des Inuits pour en apprendre davantage sur l’histoire du Nova Zembla.

« La majorité des Canadiens ne sont pas conscients de l’important rôle qu’ont joué les baleiniers dans l’étude de l’Arctique canadien, a affirmé Matthew Ayre, dans un communiqué. Les marins ont formé des partenariats solides avec les Inuits pour apprendre à naviguer dans les eaux de l’Arctique pendant près de 300 ans. »

Des vestiges toujours cachés

Selon la Société géographique royale du Canada, la flotte britannique aurait perdu la trace de plus de 200 navires, mais aucun d’entre eux n’aurait été retrouvé.

En 2014 et en 2016, des chercheurs de Parcs Canada ont localisé l’emplacement des épaves du HMS Erebus et du HMS Terror, deux navires britanniques disparus depuis plus de 170 ans près de l’île du Roi-Guillaume, dans le nord-ouest du Nunavut.

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