Des maisons abandonnées dans un village du Nord canadien vendues à prix dérisoires

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La municipalité de Faro, au Yukon, entend demander du financement pour détruire les maisons qui ne se vendront pas. (Nancy Thomson/Radio-Canada)
Les ventes vont bon train dans la municipalité de Faro au Yukon (nord-ouest du Canada) où les propriétés sont offertes depuis l’an dernier à des prix aussi bas que 5000 $.

La condition de la vente toutefois est d’entreprendre les rénovations dans les trois premières années d’achat.

C’est une cure de rajeunissement pour le village de 400 habitants qui s’est retrouvé il y a 30 ans pratiquement abandonné après la fermeture de la mine.

L’an dernier, la municipalité a finalement obtenu les titres de propriété de 170 logements de façon à pouvoir détruire les plus endommagés et vendre les autres. Certaines propriétés sont des multiplex, d’autres, des maisons unifamiliales ou encore des terrains.

Le directeur général de Faro, Ian Dunlop, affirme que la différence peut déjà se voir au village.

« Ce ne sont plus des logements abandonnés et oubliés. Les gens les rénovent. »

Ian Dunlop, directeur général de Faro
Engouement

Plus de la moitié des propriétés ont été vendues ou sont sur le point de l’être, soit beaucoup plus que prévu, dit le directeur qui est impatient de voir si la population du village a ainsi augmenté.

Pour ceux qui comme Tina Freake ont vu le village se vider à l’époque, la scène actuelle est encourageante. « Je crois que beaucoup de gens sont attirés par Faro et aimeraient vivre ici, mais il n’y a aucun logement en location disponible. Je crois que ce sera bien pour la communauté de voir plus de logements sur le marché. »

Les propriétés ont été construites dans les années 1970 et 1980. (Ian Dunlop)

Son mari et elle ont acheté une propriété de quatre logements pour un peu moins de 10 000 $ et en font actuellement la réfection un à un dans le but d’en faire la location.

Tina Freake affirme que les travaux sont surtout esthétiques en plus des fenêtres et du toit à changer. La résidente croit que le coût important des travaux saura rapporter à l’avenir.

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Radio-Canada

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