Un bâtiment abritant les services de protection de la jeunesse dans le Nord québécois est rasé par les flammes

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L’immeuble rasé par les flammes à Kuujjuaq, au Nunavik, abritait des locaux administratifs du Directeur de la protection de la jeunesse. (Alec Gordon/CBC)
La Sûreté du Québec (SQ), le corps de police provincial, enquête sur un incendie qui a eu lieu dimanche soir dans un bâtiment abritant des locaux administratifs du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) à Kuujjuaq, dans le nord du Québec.

C’est le Service des enquêtes des crimes majeurs de la SQ qui a été chargé de faire enquête sur cet incendie qui semble d’origine criminelle.

Vers 21 heures dimanche, les services d’urgence ont été appelés pour se rendre sur les lieux.

Selon le sergent Louis-Philippe Bibeau, de la SQ, aucune arrestation n’a été effectuée relativement à cet incendie, qui aurait causé des dommages pour une valeur de plus de 2 millions de dollars.

Des enquêteurs ont été dépêchés sur le terrain pour tenter de faire la lumière sur cet incendie.

Pour leur part, les responsables de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) ont précisé qu’ils avaient sécurisé le site pour protéger la confidentialité des fichiers des clients.

Ils ont assuré que les services reprendraient à leur rythme normal dès que possible. En entrevue mardi au micro de Michel C. Auger de l’émission radio Midi Info, le directeur de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, Yoan Girard, a indiqué que cela se fera dans les prochains jours. « D’ici vendredi cette semaine, on devrait être en mesure de rétablir à 100 % les services de la protection de la jeunesse. »

Les employés touchés par l’incendie seront rapatriés dans des bureaux administratifs. « On est présentement en processus de transfert de l’ensemble des employés, 26 au total. Les déménagements sont en ce moment en cours », a ajouté le directeur.

Aucune menace, insiste Yoan Girard

En ce qui concerne un possible climat de peur, M. Girard a déclaré que même si le contexte a « créé beaucoup d’inquiétude parmi les membres de la communauté », rien n’indique que l’incendie visait la DPJ.

« La prévalence des incendies d’origine humaine au Nunavik est un peu plus importante que celle du reste du Québec. Il ne faut pas tirer de conclusion. Il y a de fortes présomptions que ce soit un événement circonstanciel. »

À ce titre, le directeur assure que le centre n’a reçu aucune menace. « La DPJ a toujours connu des enjeux au niveau du recrutement, mais aucune menace n’a été faite de près ou de loin auprès de nos services. »

L’incendie suit le meurtre en juin dernier de Chloé Labrie, technologiste médicale à Kuujjuaq. Suite à cet assassinat, une vingtaine d’employés des services de santé avaient d’ailleurs démissionné de leur poste.

« La rétention du personnel chez nous est un élément de tous les jours. Selon nos études, un employé au Nunavik reste dans nos services pour environs une période de 18 mois. D’une manière ou d’une autre, nos services demeurent toujours actifs pour favoriser le recrutement. C’est un défi de tous les jours. »

 

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