Opération Nanook : les Territoires du Nord-Ouest mettent à l’essai leur plan d’intervention en situations d’urgence

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Des techniciens en recherche et sauvetage prodiguent des soins à des victimes simulées dans le cadre de l’exercice « Ready Soteria », un exercice conçu dans le cadre de l’opération Nannok pour évaluer la réaction des Forces armées canadiennes lors d’une catastrophe aérienne majeure. Cette simulation avait lieu à Yellowknife, la capitale des Territoires du Nord-Ouest, le 17 septembre. (Mat 2 Erica Seymour/Services d’imagerie de la 4e Escadre)
L’Organisation de gestion des urgences des Territoires du Nord-Ouest mène jusqu’à vendredi des exercices de simulations de situations d’urgence avec les Forces armées canadiennes dans le cadre de l’opération Nanook. L’entraînement vise à mieux se prémunir contre d’éventuelles catastrophes naturelles et bâtir un plan territorial d’intervention en situation d’urgence.

« Cet exercice nous permet de tester les différentes composantes de nos plans [d’intervention] et de valider plusieurs de nos protocoles opérationnels », mentionne le directeur des mesures d’urgence du ministère des Affaires municipales et communautaires des Territoires du Nord-Ouest, Ivan Russell.

L’opération militaire, qui a lieu chaque année depuis 2007 au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut ou au Labrador, permet de mettre en pratique les mesures d’urgence à appliquer notamment en cas de catastrophes naturelles dans le Nord canadien.

Cette année, des simulations en salle et des déploiements sur le terrain sont prévus dans la région du Slave Nord, située dans l’est des Territoires du Nord-Ouest. Selon Ivan Russell, un exercice d’intervention est aussi prévu à l’aéroport de Yellowknife d’ici la fin de la semaine.  L’objectif principal des Forces armées canadiennes est de mener un exercice d’évacuation de résidents lors de feux de forêt.

« Dans les Territoires du Nord-Ouest, nos deux plus grands risques sont les feux de forêt et les inondations », affirme Ivan Russell, qui ajoute que ces catastrophes naturelles se multiplieront d’ici les prochaines années en raison des changements climatiques.

Mieux se préparer à des situations d’urgence

Selon les Forces armées canadiennes, l’opération Nanook vise à aider le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest ainsi que ses partenaires municipaux et autochtones à mettre en œuvre leurs plans de gestion des urgences.

« Toutes nos communautés ont des plans d’intervention en mesures d’urgence, mais lorsqu’elles ont besoin d’assistance, le gouvernement [des Territoires du Nord-Ouest] doit leur en apporter. »

Ivan Russell, directeur des mesures d’urgence du ministère des Affaires municipales et communautaires des Territoires du Nord-Ouest

Le gouvernement communautaire de Behchokǫ̀, qui prend part à l’exercice, devra entre autres confirmer le fonctionnement des opérations d’urgence de son centre communautaire, la mise sur pied d’un centre d’accueil ou d’un refuge et l’application du protocole d’avis d’évacuation.

En 2016, environ 850 personnes – militaires et non militaires – s’étaient jointes à l’opération Nanook qui avait eu lieu au Yukon et au Nunavut entre les mois d’août et septembre. Les équipes avaient d’ailleurs pris part à des exercices de recherche et de sauvetage, à des combats simulés et à des simulations en cas de séisme.

L’opération Nanook était auparavant divisée en deux volets distincts, à savoir l’opération Nunakput pour les simulations menées le long de cours d’eau du Nord, ainsi que l’opération terrestre Nunalivut.

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