Les Territoires du Nord-Ouest retireront les frais liés à un changement de nom pour les Autochtones du Canada

Share
Pour être admissibles à un changement de nom et à être exemptés des coûts s’y rattachent, les demandeurs doivent être nés aux Territoires du Nord-Ouest. (Mario Tama/Getty Images)
Les survivants des pensionnats autochtones du Canada et les membres de leur famille qui souhaitent changer de prénom et de nom de famille seront exemptés de payer des frais administratifs pour les cinq prochaines années aux Territoires du Nord-Ouest. Cette mesure, qui fait suite à une recommandation de la Commission de vérité et réconciliation, vise à soutenir les Autochtones dans la réappropriation de leur identité.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Glen Abernethy, élargit cette procédure à l’ensemble des Autochtones nés aux Territoires du Nord-Ouest qui souhaitent corriger les erreurs figurant sur leur certificat de naissance.

Entre les années 1870 et 1996, plus de 150 000 enfants métis, inuits et membres des Premières nations ont été placés dans des pensionnats à travers le Canada, souvent contre la volonté de leurs parents, où ils se sont vu imposer un nouveau nom.

« Le [gouvernement des Territoires du Nord-Ouest] s’est engagé à soutenir la revitalisation des pratiques traditionnelles et de la culture. Le processus d’exemption des droits pour un changement de nom pour les survivants des pensionnats et les membres de leur famille qui souhaitent se réapproprier le nom que le système des pensionnats leur a enlevé contribue à la concrétisation de notre engagement. »

Glen Abernethy, ministre de la Santé et des Services sociaux
des Territoires du Nord-Ouest

À l’heure actuelle, les droits pour un changement de nom sont de 134$ contre 22$ pour un certificat de naissance ou de mariage.

Le bureau de l’Administration des services de santé des Territoires du Nord-Ouest traite chaque année quelque 64 demandes de changement de nom à Inuvik, dans le nord de ce territoire.

Commission de vérité et réconciliation

Créée en 2008 dans la foulée de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, la Commission de vérité et réconciliation (CVR) a recueilli les témoignages d’Autochtones qui avaient été enlevés à leur famille durant leur enfance avant d’être placés dans des pensionnats à travers le pays. Pendant six ans, les commissaires ont entendu plus de 6 000 témoins, parmi lesquels plusieurs avaient subi des sévices physiques et sexuels. Au terme de la Commission, près d’une centaine de recommandations ont été émises au gouvernement canadien, dont la tenue d’une enquête nationale sur la disparition de nombreuses femmes et jeunes filles autochtones.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *