Les véhicules motorisés perturbent l’habitat des grizzlys, selon une étude

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Un grizzly au repos, capté par la caméra du chercheur de l’Université de l’Alberta Mark Boyce. (Mark Boyce)
Une nouvelle étude de l’Université de l’Alberta montre que les grizzlys évitent les zones avec des sentiers motorisés.

Publiée dans le Journal of Applied Ecology, l’étude s’est concentrée sur une zone de 2824 kilomètres carrés dans les contreforts des Rocheuses, dans l’Ouest canadien. Les chercheurs voulaient découvrir si le comportement des ours était affecté par le déplacement des véhicules tout-terrains.

Le professeur Mark Boyce et son équipe du département de biologie de l’Université de l’Alberta (située dans les Prairies) ont conclu que les ours évitent les zones où circulent les véhicules motorisés, comme les quatre-quatre.

« Ce qu’on a montré, c’est que les ours évitent certainement les zones où circulent des véhicules motorisés », explique Mark Boyce.

Il ajoute qu’en Alberta, les sentiers d’accès pour véhicules tout-terrains sont nombreux et viennent réduire l’habitat des grizzlys, une espèce en danger.

« La densité des sentiers est si forte que cela vient vraiment réduire l’habitat disponible pour les grizzlys. »

Mark Boyce, professeur de biologie à l'Université de l'Alberta

Mark Boyce salue les restrictions mises en place dans la zone de Castle, au sud de la province, mais il aimerait voir plus de zones où l’usage des véhicules est limité.

« Je fais du quatre-quatre, je sais que cela est plaisant, mais nous devons aussi prévoir des zones totalement interdites aux véhicules », indique-t-il.

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