Nord canadien : négociations difficiles entre un grand syndicat et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest

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Le Syndicat des travailleurs du Nord représente environ 4000 employés du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. (Michael Hugall/Radio-Canada)
Devant la possible impasse des négociations avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, le Syndicat des travailleurs du Nord affirme ne pas vouloir déclencher de grève avant Noël, à moins d’être provoqué.

Plus tôt lundi, le gouvernement a accusé le syndicat, qui représente environ 4000 employés, de mal présenter la situation financière du gouvernement à ses membres.

La médiation qui devait avoir lieu de jeudi à samedi a été ajournée vendredi par le médiateur Vince Ready.

Selon une lettre envoyée à ses membres samedi soir, le syndicat rapporte que les deux parties sont encore bien loin de s’entendre sur le renouvellement de la convention collective.

Dans cette lettre, le président du syndicat, Todd Parsons, accuse le gouvernement de mettre la subvention de ses projets d’infrastructure devant l’intérêt de ses employés.

Depuis le début des négociations en 2016, le syndicat demande une augmentation des salaires de 3 % par année sur trois ans.

Le gouvernement offre plutôt de geler les salaires pendant deux ans, avant de les augmenter d’un pourcentage la troisième année et de 1,1 % la quatrième année.

« Le [gouvernement] s’attend à un excédent de 200 millions de dollars au cours de cet exercice, mais il veut que ses employés acceptent une offre salariale qui ne répond pas aux augmentations du coût de la vie », écrit Todd Parsons à ses membres.

Todd Parsons est le président du Syndicat des travailleurs du Nord. (Radio-Canada)
« Une période fiscale difficile »

Lundi matin, le gouvernement territorial s’est défendu de ne pas se soucier de ses employés dans un communiqué et a accusé le syndicat de mal informer ses membres au sujet de la situation financière du territoire.

« Nos employés sont notre ressource la plus précieuse en tant que gouvernement. Cependant, nous sommes dans une période fiscale difficile avec des revenus en baisse de 84 millions de dollars au cours des trois dernières années », a précisé le gouvernement.

Dans le même communiqué, le gouvernement s’est aussi assuré de résumer ce qu’ils offrent à la table des négociations telle que sa version de la hausse des salaires, une hausse de l’indemnité de vie dans le Nord, des améliorations aux procédures de mises à pied et de meilleurs avantages sociaux.

Pas de grève avant Noël

Plus tard lundi, le syndicat a rétorqué dans une autre lettre à ses membres qu’il s’était entendu avec le gouvernement pour ne pas divulguer les détails de la médiation et que cette réponse ne faisait que démontrer la mauvaise foi du gouvernement.

Au cours des derniers mois, le syndicat, qui détient le mandat de grève de ses membres, a souvent dit qu’il serait prêt à déclencher un arrêt de travail si les négociations ne portaient pas leurs fruits.

« Le syndicat n’a pas l’intention de faire la grève avant Noël. Cependant, nous sommes dans une position légale pour déclencher la grève si nous sommes provoqués. »

Le Syndicat des travailleurs du Nord

Dans leurs communiqués respectifs lundi, le syndicat et le gouvernement ont tous deux affirmé qu’ils étaient prêts à reprendre les négociations n’importe quand, avec ou sans médiateurs.

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Radio-Canada

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