Crise des opioïdes : le territoire canadien du Yukon propose une stratégie pour lutter contre la dépendance

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Les territoires situés dans le nord-ouest du Canada, dont le Yukon, ainsi que les provinces de l’ouest sont les plus touchées par la crise des opioïdes depuis les dernières années. (Graeme Roy/La Presse canadienne)
Le gouvernement du Yukon souhaite redoubler d’efforts pour lutter contre la crise des opioïdes qui traverse l’Ouest canadien depuis les dernières années. Dans un plan d’action territorial rendu public mardi, le Yukon énonce une série d’objectifs qu’il compte tenir d’ici les deux prochaines années pour limiter le nombre de décès et de surdoses liés à cette drogue.

Les priorités citées portent notamment sur la sensibilisation du public, la surveillance et l’accès à des méthodes non pharmacologiques de prise en charge de la douleur. Le gouvernement territorial s’engage aussi à améliorer les services de traitement de la toxicomanie et de suivi en milieu rural.

Le plan d’action a été élaboré par un groupe de travail de gestion de la douleur à la suite de l’usage d’opioïdes qui est formé notamment de membres de la Gendarmerie royale du Canada, de la Régie des hôpitaux du Yukon, du Conseil des Premières nations du territoire et de l’Ordre des médecins du Yukon.

« Compte tenu de l’augmentation du nombre de décès liés aux opioïdes dans nos collectivités, nous devons travailler ensemble pour aider les Yukonais à s’informer, à apprendre à reconnaître les signes d’une surdose et à combattre la stigmatisation des personnes qui consomment des drogues », a fait savoir la ministre de la Santé et des Affaires sociales du Yukon, Pauline Frost, par voie de communiqué.

Engagements cités dans le plan d’action

  • Faciliter l’obtention de trousses de naloxone
  • Améliorer les campagnes de sensibilisation actuelles dans les écoles
  • Développer une stratégie de réduction des méfaits
  • Promouvoir la campagne de sensibilisation sur le fentanyl et la naloxone sur les réseaux sociaux
  • Renforcer la sécurité liée aux ordonnances d’opioïdes
  • Finaliser les directives cliniques

Depuis les deux dernières années, le territoire a déjà mis en place une série de mesures pour tenter d’enrayer la crise, dont l’instauration d’un service de vérification des drogues au moyen de bandelettes réactives au fentanyl et la création d’une clinique de prise en charge sur recommandation.

« Nous devons réagir non seulement à court terme, ce que nous faisons déjà, mais aussi examiner de près, de façon neutre et systématique, comment soutenir et traiter à long terme les toxicomanes et mieux outiller nos jeunes et nos localités pour prévenir la consommation de drogues dangereuses. »

Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon et directeur du groupe de travail qui a élaboré le plan d’action

Depuis 2016, 18 personnes sont mortes de causes liées aux opioïdes, selon le gouvernement du Yukon. Bien que la crise fasse des ravages dans l’ensemble du pays, les provinces de l’Ouest canadien – la Colombie-Britannique et l’Alberta – ainsi que les territoires nordiques du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest sont les plus durement atteints.

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