Une deuxième communauté du Nord canadien testée par une clinique itinérante de dépistage de la tuberculose

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En 2016, le taux d’incidence de la tuberculose au Nunavut atteignait environ 143 pour 100 000 habitants, contre une moyenne nationale de 4,8 pour 100 000 habitants. (Radio-Canada)
La quasi-totalité des résidents de Whale Cove, un hameau d’environ 430 habitants dans le Nord canadien, ont pu être testés pour la tuberculose durant le passage d’une clinique itinérante. L’installation, qui a ouvert ses portes à la fin du mois d’octobre, visitait sa deuxième communauté en un an.

Le ministère de la Santé du Nunavut a fait savoir qu’environ 90 % des résidents avaient été testés dans les cinq semaines qui ont suivi l’ouverture de la clinique mobile, le 22 octobre.

« Cette clinique nous a fourni une excellente occasion pour mettre en pratique les leçons apprises et acquérir une connaissance approfondie du milieu grâce à la perspective de la communauté », a souligné le ministre de la Santé du Nunavut, George Hickes, par voie de communiqué.

Au mois de février, une clinique mobile similaire avait été aménagée dans la salle communautaire de Qikiqtarjuaq, un village d’environ 600 habitants situé dans le nord-est du territoire et dont la population a été la plus fortement touchée par cette maladie infectieuse au Nunavut.

« L’encouragement que nous avons reçu de Whale Cove et son taux de participation nous ont permis de franchir une autre étape importante dans notre objectif d’éliminer la tuberculose au Nunavut », s’est réjoui le ministre territorial de la Santé.

La clinique itinérante a notamment obtenu l’appui de l’Agence de la santé publique du Canada, du Laboratoire national de microbiologie et du ministre de l’Éducation du Nunavut.

La tuberculose, un fléau bien connu sous les latitudes nordiques

Le Nunavut arrive en tête des provinces et des territoires du pays qui recensent le plus de cas de tuberculose active. En 2016, le taux d’incidence atteignait environ 143 pour 100 000 habitants, contre une moyenne nationale de 4,8 pour 100 000 habitants.

Les logements surpeuplés, où la propagation des maladies infectieuses est amplifiée, sont régulièrement cités par les professionnels de la santé pour expliquer le nombre de cas anormalement élevé au Nunavut.

Depuis les cinq dernières années, le gouvernement territorial estime avoir dépensé près de 46 millions de dollars en soins directs contre cette maladie infectieuse.

En mars 2018, le ministère fédéral des Services aux Autochtones et l’Inuit Tapiriit Kanatami, l’organisme qui représente les Inuits du Canada, se sont engagés à éradiquer la tuberculose d’ici 2030 et à réduire d’au moins 50 % le nombre de cas actifs jusqu’en 2025.

En 2016, le taux déclaré de tuberculose active chez les Inuits de l’Inuit Nunangat, qui englobe la région inuvialuite (nord-ouest du Canada), le Nunavut, le Nunavik (nord du Québec) et le Nunatsiavuq (nord du Labrador), était plus de 300 fois supérieur à celui des non-Autochtones nés au Canada.

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