L’intensité des vagues dans l’Arctique serait moins menaçante que prévu

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Un immense iceberg près de la communauté d’Innaarsuit, dans le nord-ouest du Groenland, le 13 juillet 2018. (Karl Petersen/AFP/Getty Images)
Ajouter de la glace à vos boissons vous empêche de les faire déborder, selon une nouvelle étude de l’Université de l’Alberta. Ce même phénomène aurait des répercussions dans l’Arctique canadien, d’après les travaux de recherche qui démontrent l’effet d’amortissement des particules en suspension dans du liquide.

« Si vous buvez une margarita avec des glaçons, vous allez remarquer que c’est plus difficile de la répandre que dans un verre d’eau sans glace », explique Bruce Sutherland, professeur de physique à l’Université de l’Alberta.

Selon lui, on observe le même phénomène dans l’océan Arctique.

« Le réchauffement accru de l’Arctique fait déjà fondre la banquise, ce qui se traduit par un océan plus ouvert avec de plus grosses vagues », déclare M. Sutherland.

« Les équipes sur le terrain craignent que les vagues brisent la glace plus rapidement, ce qui ferait en sorte que le processus de fonte soit plus rapide. D’après ce que nous avons observé, cette possibilité semble de moins en moins menaçante », ajoute-t-il.

Comme dans une margarita, les particules en suspension dans l’eau amortissent l’intensité des vagues.

Bien que les changements climatiques font bel et bien fondre les pôles Nord et Sud, ces résultats pourraient aider à dissiper les inquiétudes quant à la possibilité que les vagues océaniques aggravent la perte de la couverture glacière, croit l’expert.

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Radio-Canada

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