Un rapport sur la gouvernance de la commercialisation du poisson au Canada reporté

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Des saumons pêchés au large de l’Alaska. (Lucas Jackson/Reuters)
Le comité consultatif devrait faire des recommandations sur la gouvernance et le modèle d’affaires de l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce.

Le rapport que devait remettre en début d’année le comité consultatif ministériel sur l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce (OCPED) ne sera pas remis au ministre de Pêches et Océans Canada en début d’année, comme prévu, mais plutôt dans quelques mois.

C’est ce qu’a appris à L’Aquilon le directeur des affaires intergouvernementales au ministère de Pêches et Océans Canada, Luke McKay. La supervision de l’OCPED fait partie de ses tâches.

M. McKay n’a pas donné de raison pour ce retard et le comité consultatif, formé de six membres nommés par le ministre de Pêches et Océans, n’a pas répondu à L’Aquilon.

Le comité indépendant a été créé après des consultations des pêcheurs en Saskatchewan (Prairies), au Manitoba (Prairies) et aux Territoires du Nord-Ouest (TNO) en 2017. Il est présidé par Peter Vician, qui a été sous-ministre de différents ministères des TNO (Nord canadien), supervisant notamment la pêche commerciale.

« L’environnement a changé depuis que l’OCPED a été créé en 1969, souligne M. McKay. Le comité consultatif a été mandaté pour transformer l’Office, particulièrement en ce qui concerne la gouvernance et le modèle qui permettrait à l’OCPED de demeurer compétitif. »

Il doit aussi permettre aux pêcheurs d’avoir plus de contrôle sur le futur de leur industrie.

Lors des consultations, les pêcheurs se sont dits préoccupés par les nominations à la direction et au conseil d’administration de l’OCPED, qu’ils jugent trop politiques. Les pêcheurs y veulent une plus grande représentation et plus de transparence de l’organisme.

Une loi surtout pour les T.N.-O.

Les TNO sont les seuls signataires de la Loi sur la commercialisation du poisson d’eau douce, après les retraits successifs de l’Ontario, de la Saskatchewan et du Manitoba. L’Alberta est toujours signataire de la loi, mais a fermé en 2014 sa pêche commerciale dans les eaux continentales.

Malgré ces changements, il n’est pas spécifié dans le mandat du comité de recommander des modifications législatives.

Même chose pour les recommandations et observations contenues dans le rapport du vérificateur général du Canada datant de 2017.

La directrice générale du Bureau du vérificateur général du Canada, Heather McManaman, écrivait avoir « constaté un bon nombre de faiblesses et de défauts graves en ce qui a trait à la surveillance et à la gestion de l’Office de commercialisation du poisson d’eau douce, et à la façon dont il mène ses activités ».

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Denis Lord, L'Aquilon

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