Les Inuits du Nord québécois adoptent une résolution sur l’autodétermination

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Des représentants des quatorze communautés du Nunavik et d’organismes de la région ont signé une résolution sur l’autodétermination lors de l’Assemblée générale annuelle de la Société Makivik qui avait lieu à Aupaluk, sur la baie d’Ungava. De gauche à droite : le président de la Société Makivik, Charlie Watt, la militante inuite Mary Simon et le trésorier de la Société Makivik, Andy Pirti. (Société Makivik)
La région inuite du Nunavik, dans le Nord québécois, entamera des négociations en matière d’autodétermination. Les quatorze communautés inuites de la région et l’organisme qui les représente ont signé jeudi une résolution qui ouvre la voie à de nouvelles discussions.

« Nous déployons des efforts afin de gouverner nos propres affaires selon les valeurs, le patrimoine, l’identité, la culture et la langue des Inuits », a expliqué le président de la Société Makivik, Charlie Watt, dans un communiqué de presse émis à la suite de l’assemblée générale annuelle de l’organisation qui avait lieu à Aupaluk, sur les côtes de la baie d’Ungava.

La Société Makivik prépare le terrain pour des négociations sur l’autodétermination de la région depuis les dernières années. L’organisme a été fondé au terme de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, en 1975, et vise à promouvoir le développement économique, social et culturel des Inuits du Nunavik.

Une militante inuite en charge des négociations

En février, la Société Makivik a mandaté un groupe de travail d’élaborer une constitution pour le Nunavik. L’organisme a désigné Mary Simon, une militante de longue date pour les droits des Inuits, comme négociatrice en chef. Originaire du Kuujjuaq, elle a notamment été ambassadrice du Canada pour les affaires circumpolaires et présidente du Conseil circumpolaire inuit (CCI). Elle a aussi contribué à la rédaction de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« [Mary Simon et moi] avons amorcé cette démarche il y a des décennies et, au cours de la dernière année, elle a pris un élan remarquable », a mentionné Charlie Watt.

Depuis le mois d’octobre, la Société Makivik collabore avec le gouvernement fédéral pour élaborer un protocole d’entente qui établira le cours des négociations à venir.

En mai 2018, plusieurs représentants d’organismes inuits ont adopté la Déclaration des Inuits du Nunavik de 2018 qui confie à la Société Makivik le mandat de créer un gouvernement autonome.

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