Remise de diplômes au Cégep de Sherbrooke

Remise de diplômes au Cégep de Sherbrooke
Photo Credit: Radio-Canada

« Il faut se doter au Québec d’une stratégie nationale en enseignement supérieur » – Fédération des cégeps

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La Fédération des cégeps présente ses attentes aux partis politiques engagés dans la campagne électorale au Québec. Afin de permettre aux cégeps de se développer en adéquation avec l’évolution du Québec, et de faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes soient en mesure d’améliorer leurs compétences, la Fédération des cégeps a établi six enjeux prioritaires. Elle s’attend à ce que les partis politiques prennent position.

Répondre aux exigences d’une économie qui se transforme

Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps. Crédit : Fédération des cégeps

Les enjeux sont nombreux, relève Bernard Tremblay, président-directeur général de la Fédération des cégeps, mais le principal est que la province puisse se doter d’une stratégie en enseignement supérieur dans le but d’augmenter le taux de diplomation tant au cégep qu’à l’université.

Pour faire face aux défis de la nouvelle économie du savoir, le marché de l’emploi fait appel aux finissants de l’enseignement supérieur.

Sur 90 000 emplois créés l’année dernière dans la province, 81 % requéraient une formation collégiale ou supérieure.

Le Québec étant une société vieillissante, le marché de l’emploi a des difficultés à recruter des étudiants finissants en nombre suffisant. C’est pourquoi la province devrait se donner une vision collective pour être sûre d’augmenter le nombre de finissants de niveau collégial et universitaire.

« Dans le contexte du vieillissement de la population québécoise et des besoins criants de main-d’œuvre auxquels sont confrontées plusieurs régions, soutenir les cégeps afin d’augmenter le nombre d’étudiants internationaux qu’ils accueillent constitue aussi une stratégie gagnante. »

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Faire un bon diagnostic et envisager l’ajout de ressources

Si le problème des ressources financières se pose comme partout ailleurs dans le secteur de l’éducation, il convient avant tout de procéder à un bon diagnostic de la situation pour être capable de déterminer les points centraux sur lesquels il va falloir agir, avant d’engager les sommes nécessaires, affirme Bernard Tremblay.

Parmi les écueils, il faut se demander par exemple pourquoi plus de 30 % des jeunes terminent leur scolarité avec un diplôme d’études secondaires, au lieu de développer un appétit pour le cégep.

Il faut aussi se pencher sur la situation de différents groupes qui ont des besoins particuliers, comme les étudiants en situation de handicap, les personnes issues de l’immigration, ou appartenant à des groupes autochtones, les jeunes nécessitant un soutien psychosocial ainsi que les étudiants parents. Pour faciliter leur réussite scolaire, il faut mettre en place des actions qui seront par la suite évaluées pour déterminer celles qui sont porteuses de bons résultats.

Pour y parvenir, il faut des ressources, mais surtout une recherche basée sur des données probantes.

C’est ce qui permettra d’atteindre les objectifs de la Révolution tranquille, c’est-à-dire d’augmenter le niveau de vie des Québécois grâce à l’éducation.

Des étudiants marchent sur le campus du Cégep de Sherbrooke.

Des étudiants dans un cégep. Photo : Radio-Canada/Marie-Hélène Rousseau

Développer la culture de la formation continue et soutenir la recherche

Avec les évolutions observées sur le marché de l’emploi, certaines tâches sont appelées à disparaître dans les 10 à 15 prochaines années.

Pour pouvoir mettre sur le marché une main-d’œuvre qui répond aux exigences de ce nouveau contexte, il faut miser sur la formation en continu pour éviter d’avoir une main-d’œuvre dont les connaissances deviennent caduques au fil des ans. C’est ce qui permettra d’assurer un arrimage entre la formation et l’emploi, avec des profils qui répondent davantage aux exigences des nouveaux postes. Pour cela, il faut développer une concertation entre divers intervenants : gouvernements, maisons d’enseignement, entreprises, travailleurs.

Les cégeps doivent aussi avoir une meilleure capacité de se rapprocher des milieux professionnels avec une organisation qui répond aux besoins des entreprises.

La recherche dans les cégeps est importante, pourtant méconnue, observe M. Tremblay. Ces cégeps comptent 55 centres de recherches ou centres collégiaux de transfert technologique (CCT), avec plus de 1300 chercheurs de très haut niveau qui font aussi bien de la recherche fondamentale qu’appliquée dans le but d’épauler les entreprises et d’augmenter la valeur des produits proposés à la population.

Cela représente une valeur ajoutée importante pour ces entreprises. C’est dire que le réseau de recherche est porteur, ce qui lui vaut d’être favorablement apprécié dans le secteur de l’éducation ailleurs au Canada et dans le monde, relève Bernard Tremblay, qui souligne l’importance de bien le soutenir afin qu’il se déploie davantage.

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Catégories : Politique, Société
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