Des membres de la communauté indonésienne de Montréal lors de la fête du Canada en juillet 2013.
Photo Credit: PC / Graham Hughes

Exiger une expérience de travail canadienne est discriminatoire

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L’Ontario est la province la plus populeuse du Canada. Elle attire beaucoup d’immigrants venant de l’étranger, mais aussi du pays tout entier. Plusieurs foulent le sol du pays pour la première fois et font face à de nombreux obstacles à l’embauche. Pendant des années, il était exigé des candidats, d’avoir en main une expérience de travail au pays comme préalable à l’embauche.

Cette exigence d’expérience canadienne a officiellement été déclarée discriminatoire par le gouvernement de l’Ontario. Dorénavant, un employeur devra tenir compte unique de l’expérience du candidat, peu n’importe l’endroit où son expérience a été acquise. L’exigence d’expérience canadienne serait en outre, le premier obstacle à l’emploi des candidats provenant de l’étranger.

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Barbara Hall, Commission ontarienne
des droits de la personne.
© CODP

La nouvelle Politique sur la suppression des obstacles liés à l’expérience canadienne, lancée en Ontario le 15 juillet 2013 par la commissaire en chef de l’organisme, Barbara Hall vise à renverser la tendance. Une nouvelle directive a été largement diffusée à travers la province et dans le pays tout entier. Cette politique cible notamment les employeurs, organismes de règlementation, agences d’emploi et les fournisseurs de services aux nouveaux arrivants. D’autres campagnes de sensibilisation sont prévues dans un proche avenir.

Modifier les attitudes et l’approche

Cette nouvelle mesure provoquera des changements profonds dans les mentalités des employeurs comme employés qui ont toujours considéré ce pré-requis comme étant un peu naturel. Eh bien non, dorénavant elle est illégale parce que discriminatoire et un employeur ontarien qui ferait fi de ses obligations en la matière, pourrait faire l’objet d’une plainte déposée directement au tribunal provincial. Ce dernier pourrait se voir forcer de réparer les torts faits au candidat et dans certains cas, de lui verser des dommages matériels.

Des différences au Québec

Il est généralement acquis et compris partout au pays que lors des entrevues d’embauche et dans les formulaires pré-embauche, la Charte québécoise des droits et libertés de la personne précise qu’un employeur n’a pas le droit de poser de questions sur l’âge, la religion, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, l’état civil ou toute autre caractéristique personnelle d’un candidat potentiel.

Ce document de la Commission québécoise des droits de la personne et de la jeunesse (p.12) dresse d’ailleurs une liste des questions et pièges à éviter par un employeur. Parmi elles figure « l’expérience canadienne ou québécoise ». Mais la Commission québécoise n’a pas pris une position aussi claire que celle de la Commission ontarienne à ce sujet.

Cette exigence d’expérience de travail canadienne a fait partie du quotidien de nombre d’entreprises canadiennes partout au pays. Un changement de cap s’impose. Pour en parler, Boris Chassagne s’est entretenu avec Pascale Demers de la Commission ontarienne des droits de la personne.

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Le président de la Commission québécoise
des droits, Gaétan Cousineau

Le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, monsieur Gaétan Cousineau a été informé de cette nouvelle politique ontarienne.

Il nous livre ses réactions et nous parle de la position de la Commission québécoise des droits et libertés à ce sujet.

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Publié dans : Économie, International

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