Une jeune fille bricole avec des matériaux recyclés.

Une jeune fille bricole dans une école.
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Comment fonctionne le système scolaire au Canada?

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Un internaute nous demande de lui décrire à quoi ressemble le système d’éducation canadien et à quoi il peut s’attendre s’il devait inscrire ses enfants dans un établissement scolaire du pays.

La réponse varie quelque peu d’une province à l’autre et il est bon de préciser que le système québécois est le plus distinct de tous. Ces variations entre provinces tiennent au fait qu’en vertu de la Constitution canadienne, l’éducation relève des gouvernements provinciaux et territoriaux.

Au Canada, il n’y a donc pas de ministère national de l’Éducation et chacun des 3 territoires et des 10 provinces est responsable de sa propre politique en matière d’éducation, d’enseignement supérieur et de recherche.

La qualité de l’enseignement, cependant, est uniformément élevée partout au pays.

Le saviez-vous?
Le Canada dépense plus pour l’éducation par personne que tout autre pays du G8.
– Selon l’OCDE, le Canada aurait aussi un bien meilleur système d’éducation que la France.
– L’organisation donnait en 2012 au Canada une note globale de 7,7 sur 10, ce qui lui conférait le 8e rang sur 36 pays, comparativement à une note de 5,8 et une 26e place pour la France. Les États-Unis se classaient 19es avec une note globale de 7.

Le nombre d’années de scolarité qu’un enfant de cinq ans peut espérer accomplir au cours de sa vie au Canada est de 17 ans. © Radio-Canada
Le nombre d’années de scolarité qu’un enfant de cinq ans peut espérer accomplir au cours de sa vie au Canada est de 17 ans. © iStock/monkeybusinessimages

Les points communs entre les différents systèmes scolaires au Canada

L’année scolaire s’étend généralement d’août à décembre, puis de janvier à juin, et certains programmes d’été sont offerts de juin à août. De façon générale, les enfants peuvent aussi, vers l’âge de 4 ou 5 ans, fréquenter la maternelle pendant un an ou deux, mais ce n’est pas obligatoire.

D’après la loi, les enfants doivent aller à l’école dès 5 ans et jusqu’à 16 ans. Le niveau élémentaire va de la maternelle à la 6e ou 8e année selon la province ou le territoire.

Selon la province toujours, l’école secondaire se termine quant à elle en 11e, en 12e ou en 13e année et elle mène à l’université, au collège ou, dans la province de Québec, au cégep (collège d’enseignement général et professionnel).

Une formation dans ces cégeps consiste en deux années d’enseignement général préuniversitaire ou en trois années de formation technique.

Au Cégep de Trois-Rivières, des étudiants attendent de rentrer lors de leur première journée d’étude le 22 août 2016. © Radio-Canada/Josée Ducharme

Au Cégep de Trois-Rivières, des étudiants attendent de rentrer lors de leur première journée d’étude le 22 août 2016. © Radio-Canada/Josée Ducharme

Dans le système scolaire québécois

La réussite du programme au secondaire est sanctionnée au Québec par le diplôme d’études secondaires (DES). Ce DES donne alors aux élèves accès au premier niveau de l’enseignement supérieur, donné par un cégep.

Ce réseau collégial offre des programmes préuniversitaires et techniques. Les programmes de deux ans préparent à l’université. Les programmes techniques, d’une durée de trois ans, mènent eux à des emplois de techniciens ou de technologues, mais ils peuvent aussi être suivis d’études universitaires. Ces deux types de programmes conduisent à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC).

L’école au Québec, c’est comment? – Dododfun

Écoles publiques versus écoles privées au Canada

La plupart des enfants au Canada vont dans des écoles publiques. Plus de 95 % des Canadiens choisissent l’école publique pour l’éducation de leurs enfants.

Celles-ci sont entièrement financées par les gouvernements. Si ces établissements n’exigent pas de droits de scolarité, ils s’attendent à ce que les élèves ou leurs parents achètent livres et matériel de cours.

Les garçons et les filles vont aux mêmes écoles et partagent les mêmes cours et classes. Certaines écoles privées par contre n’acceptent que les garçons, alors que d’autres n’acceptent que les filles.

Les écoles privées sont soutenues un peu par l’État, mais principalement par les droits de scolarité généralement très élevés assumés directement par les parents.

L’université canadienne et les étudiants étrangers

Etudiante asiatique dans un établissement de Montréal.
Etudiante asiatique dans un établissement de Montréal. © IS

Dans la plupart des établissements postsecondaires au Canada, les étudiantes et étudiants étrangers versent des droits de scolarité considérablement plus élevés que les Canadiens.

Les frais de scolarité pour les étudiants internationaux varient beaucoup d’une province à l’autre soit de 11 000 à 30 000 $ par année d’étude.

Si 30 000 $ peut sembler très cher (ce montant correspond aux deux tiers du salaire annuel moyen d’un Canadien), les étudiants qui voudraient étudier dans une université prestigieuse dans la ville américaine de Boston devraient envisager de débourser entre 50 000 $ et 60 000 $.

Les prêts d’études canadiens sont uniquement attribués aux Canadiens et aux personnes y résidant de manière permanente. Quant aux universités canadiennes, elles sont plus susceptibles d’offrir des bourses aux étudiants étrangers de 2e et 3e cycles.

Le gouvernement du Canada ne paie pas non plus les frais médicaux des étudiants étrangers et l’admissibilité des étudiants étrangers au régime d’assurance-maladie varie beaucoup d’une province à une autre.

Les universités canadiennes ont toutes maintenant un bureau de soutien aux étudiants étrangers.

Découvrez :
Doubler nos étudiants étrangers en huit ans : mission impossible?
Les étudiants étrangers génèrent déjà des retombées économiques de 8 milliards de dollars en frais de scolarité, en frais d’hébergement et en dépenses discrétionnaires. Mais selon les autorités canadiennes, le fait d’attirer plus de 450 000 chercheurs et étudiants étrangers par exemple au Canada d’ici 2022 créerait au moins 86 500 emplois nets pour les Canadiens de souche eux-mêmes.
Lisez la suite… 

Étudiants Étrangers au Canada. Une mine d’or pour les universités et les gouvernements, mais qui pourrait être plus riche.
Étudiants Étrangers au Canada. Une mine d’or pour les universités et les gouvernements, mais qui pourrait être plus riche.

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Publié dans : International, Société

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