La Clinique des maladies neuromusculaires et neurogénétiques de L’Enfant-Jésus  traite des patients atteints de SLA (sclérose latérale amyotrophique) depuis octobre dernier et constate une amélioration des services offerts aux patients atteints de cette maladie.

Des chercheurs internationaux unissent leurs efforts pour comprendre les fondements de la sclérose latérale amyotrophique ( SLA)

Percer les mystères de la SLA par l’analyse de l’ADN

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neuromusculaire. C’est une affection dégénérative dont la cause, inconnue, semble multifactorielle, en particulier génétique. C’est sans doute pour cette raison que le Canada se joint au partenariat international de recherche qui veut percer les mystères de cette maladie. Le projet a été baptisé MinE, une initiative qui a vu le jour dans la foulée du « Ice Bucket Challenge » (défi du seau d’eau glacée). 

La SLA, également connue sous le nom de maladie de Charcot ou de maladie de Lou-Gehrig, est déclenchée à la suite de la destruction progressive des neurones moteurs. Ceux-ci transmettent des « messages » électriques soit du cerveau à la moelle épinière, soit de la moelle épinière aux muscles. D’ores et déjà, on sait qu’une personne doit présenter plusieurs facteurs en même temps pour contracter la SLA. Comment connaître ces facteurs et les isoler?

Compte tenu du fait que,certaines variations génétiques à l’origine de la SLA sont également présentes chez des personnes en bonne santé, les chercheurs vont comparer les ADN de gens atteints avec ceux de personnes saines.

Ainsi, l’ADN d’au moins 15 000 patients à travers le monde sera analysé et comparé avec celui d’un groupe « contrôle » (individus sains) de 7500 personnes.

Guy Rouleau, Directeur de l’Institut neurologique de Montréal, explique le projet MinE.

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Le Ice Bucket Challenge à Drummondville

La SLA a beauocup fait parler d’elle grâce au Ice Bucket Challenge à l’été 2014

De grands espoirs chez les chercheurs

La Société canadienne de la SLA, en partenariat avec ses homologues des provinces, gère le volet canadien du Projet MinE. L’espoir au Canada et ailleurs dans le monde est que cette initiative permette aux scientifiques de mieux cibler la maladie en la pistant par la voie génétique.

On pourrait ainsi identifier de nouvelles causes génétiques de la maladie, et ce faisant, découvrir de nouvelles possibilités de traitement qui la ralentiront ou la guériront. Le Canada compte mettre 1 000 profils d’ADN à la disposition du projet international.

La Société canadienne de la SLA  qui a débloqué au départ 150 000 $ pour le Projet MinE, demande au gouvernement fédéral d’appuyer la participation continue du Canada à cette initiative.

Un homme et une femme atteints de la sclérose latérale amyothrophique, ou « maladie de Lou Gehrig », lors d’une marche pour amasser des fonds à New York, en 2012

Après le diagnostic, les patients ont une durée moyenne de survie de trois ans © iStockphoto

Bon à savoir sur la SLA

  • Plus de 200 000 personnes dans le monde souffrent de sclérose latérale amyotrophique, ou SLA.
  • On ne sait que très peu de choses sur la cause de la SLA.
  • Aucun traitement n’existe.
  • La SLA peut surgir à n’importe quel âge adulte, mais généralement entre 40 et 60 ans et est fatale dans tous les cas.
  • La vitesse d’évolution de la maladie diffère pour chaque personne.
  • L’espérance de vie moyenne d’un patient est de seulement trois ans après diagnostic.
  • Symptômes de la maladie:
    • coordination réduite dans les mains,
    • trébuchements, chutes,
    • perte de poids,
    • difficulté à avaler,
    • difficulté à parler;
    • des problèmes respiratoires causés par l’affaiblissement du diaphragme;
    • etc.

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