Il est temps : la stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe

Il est temps : la stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe
Photo Credit: Ministère de la Condition féminine du Canada

Le Canada veut mettre fin à la violence fondée sur le sexe

La ministre canadienne de la Condition féminine, Maryam Monsef, a annoncé lundi le lancement d’Il est temps : La stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe, une série de lignes directrices qui s‘inscrit dans la foulée d’initiatives fédérales déjà en cours et qui jette les bases pour d’autres interventions. 

Le budget canadien de 2017 accorde 100,9 millions de dollars sur cinq ans et 20,7 millions annuellement par la suite pour la mise en œuvre de cette stratégie. Cela permettra, entre autres, de créer le Centre du savoir sur la violence fondée sur le sexe. Ce centre sera un lieu physique et virtuel pour regrouper toutes les ressources gouvernementales existantes afin de collecter et de diffuser de l’information concernant les différentes formes de violences fondées sur le sexe. 

Se servant de ses propres outils de mesure, le gouvernement du Canada met en garde et donne des paramètres pour comprendre la vulnérabilité de certains segments de la population :

Graphique 9

  • Comparativement aux autres femmes, celles qui vivent avec une déficience physique ou cognitive sont trois fois plus susceptibles d’être victimes de violence.

Fait 9

  • Comparativement aux autres, les personnes qui déclarent être homosexuelles ou bisexuelles sont trois fois plus susceptibles d’être victimes de violence.
  • D’après un sondage sur la violence entre partenaires intimes, les personnes transgenres sont presque deux fois plus susceptibles d’être victimes de violence aux mains d’une ou un partenaire comparativement au reste de la population.

 

violence conjugale au travail

  • La violence envers les personnes âgées touche principalement les femmes (59 %). En fait, le taux de victimisation des aînées est 24 % plus élevé que celui des aînés.

Selon la ministre de la Condition féminine, cette initiative veut combler d’importantes lacunes dans le soutien fourni à un éventail de populations telles que les femmes et les filles, les Autochtones, les personnes allosexuelles, les populations des régions nordiques, rurales et éloignées, les personnes handicapées, les personnes nouvellement arrivées, les enfants et les jeunes, et les personnes âgées. Les hommes et les garçons participeront également à des initiatives de sensibilisation.

Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine / © Ministère de la Condition féminine du Canada

« La violence fondée sur le sexe demeure un obstacle important à l’égalité entre les sexes. Toutefois, il est possible de la prévenir. Qu’importe qui vous êtes et d’où vous venez. Le Canada ne réalisera son plein potentiel que lorsque chacune et chacun pourra s’y épanouir. Pour cela, nous devons travailler ensemble à prévenir la violence fondée sur le sexe. Il est temps de croire les victimes. Il est temps que le savoir circule. Il est temps d’investir dans les solutions. Il est temps de passer à l’action. » Maryam Monsef, ministre de la Condition féminine

Cette stratégie est le résultat d’une consultation de la population canadienne au courant de l’été et de l’automne de 2016 par l’ancienne ministre de la Condition féminine dans les provinces et territoires. Durant ce processus, elle a notamment entendu des victimes, du personnel de première ligne, des chercheurs, ainsi que des militants. Cela a permis au ministère de développer le document Briser le silence — Rapport final sur le processus de dialogue autour de la stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe.

Outre les mesures prévues dans Il est temps, le gouvernement travaille à d’autres mesures qui contribueront à contrer la violence fondée sur le sexe, y compris :

  •  le lancement de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées;
  • des mesures visant à prévenir le harcèlement et la violence sexuelle dans les milieux de travail sous réglementation fédérale;
  • un examen du système pénal pour déterminer comment le renforcer;
  • la création de la Stratégie nationale sur le logement pour réduire la pauvreté et l’itinérance;
  • la modification des dispositions du Code criminel visant les crimes haineux et de la Loi canadienne sur les droits de la personne pour y inclure l’identité sexuelle et l’expression de cette identité afin de mieux protéger les personnes allosexuelles et d’ainsi garantir les mêmes droits et libertés à l’ensemble de la population canadienne.
Radio Canada International avec le Gouvernement du Canada
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Publié dans : Santé

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Un commentaire pour “Le Canada veut mettre fin à la violence fondée sur le sexe
  1. Gilles Talbot dit :

    Nos dirigents Politique non pas de suite dans les IDÉES en voulant légiférer sur le Crime du Viol et permettre la décriminaliser la consommation du POT

    C’est aussi notre affaire a tous de ce prononcer et c’est le TEMPS de protester par toute le moyens encore possible .