A young man smokes a joint as police officers stand outside the Cannabis Culture shop during a police raid in Vancouver, B.C. on Thursday March 9, 2017.

Un jeune fumant du cannabis
Photo Credit: THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck

Légalisation du cannabis : l’Association des médecins psychiatres du Québec s’inquiète pour la santé des jeunes

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La prochaine légalisation du cannabis au Canada continue de susciter des inquiétudes un peu partout dans le pays. Au Québec, l’Association des médecins psychiatres (AMPQ) et l’Association des médecins spécialistes en médecine d’urgence soulignent que cette légalisation pourrait nuire à la santé des jeunes. Elles souhaitent que l’âge minimal pour accéder à cette drogue soit fixé à 21 ans.

Mise en garde contre les troubles de la santé mentale

Dans une entrevue avec Alice Chantal Tchandem, Carine Igartua, la présidente de l’AMPQ, attire l’attention sur les risques de l’exposition des jeunes à cette substance.

Elle mentionne que cette drogue est associée au développement de plusieurs troubles de santé mentale chez les jeunes.

La psychose, les troubles anxieux et les troubles de l’apprentissage représentent quelques-uns des dangers susceptibles de nuire au bien-être des jeunes qui sont exposés au cannabis.

Le risque de développer une psychose augmente de 40 % chez ceux qui ont consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Ce risque augmente à 390 % chez ceux qui en font une utilisation intensive.

Comme l’a relevé Mme Igartua, c’est une situation qui devrait inciter à agir en amont, avant la légalisation.

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Vue d’un plant de cannabis médicinal
Cannabis médicinal ©  DAVID MCNEW / REUTERS

Repousser l’âge limite d’accès à 21 ans 

L’Association des médecins psychiatres du Québec et l’Association des médecins spécialistes en médecine d’urgence ont formulé plusieurs recommandations qui permettent un encadrement rigoureux du cannabis récréatif au Canada, dans l’intérêt de la santé des jeunes. 

Entre autres, ces associations souhaitent que l’âge d’acquisition soit repoussé à 21 ans, étant donné que la légalisation pourrait faciliter l’accès aux enfants et aux jeunes.

Elles demandent que les concentrations minimales de THC soient clairement indiquées sur l’emballage.

Le fait d’éviter toute forme de publicité portant sur le cannabis permet de mettre les jeunes à l’abri d’images susceptibles de les influencer.

La distribution du cannabis sans logique de gain ou de profit peut être tout aussi bénéfique pour la protection de la jeunesse.

D’un autre côté, l’introduction d’un programme éducatif sur la marijuana dans le programme scolaire, et le fait de rendre la consommation moins sociable, par l’entremise d’une campagne de sensibilisation, présenteraient des avantages indéniables.  

Carine Igartua affirme que les provinces ont besoin de plus de temps pour prendre toutes les mesures devant accompagner la légalisation prévue le 1er juillet 2018.

Reporter cette échéance serait une décision judicieuse pour les provinces, qui souhaitent aussi que des ressources additionnelles soient déployées pour la prise en charge et le traitement des effets du cannabis chez les jeunes.

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Publié dans : Politique, Santé, Société

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