La santé mentale, un sujet souvent tabou

Plus de 6,7 millions de Canadiens sont aux prises avec un trouble mental.
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Le travail : ami et ennemi de la santé mentale

Ce mardi 10 octobre, c’est la Journée mondiale de la santé mentale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le monde, plus de 300 millions de personnes souffrent de dépression et plus de 260 millions d’autres présentent des troubles de l’anxiété. Au Canada, ce sont plus de 6,7 millions de personnes qui sont aux prises avec un trouble mental ou avec une maladie mentale. Ce fléau a des conséquences à la fois sociales et économiques.

Selon l’OMS, la dépression et les troubles de l’anxiété sont des problèmes courants de santé mentale qui nuisent à notre capacité de travailler et à notre productivité. Ils coûteraient à l’économie mondiale 1000 milliards de dollars américains par an en perte de productivité, toujours selon l’OMS.

Le thème de cette année est La santé mentale au travail. Et pour cause! Si le travail peut être bon pour la santé mentale parce qu’il valorise les gens et améliore leurs conditions de vie, il peut aussi être source de stress et de dépression lorsqu’il est effectué dans un mauvais climat.

Le harcèlement et les vexations au travail sont des problèmes couramment signalés qui peuvent avoir un effet négatif important sur la santé mentale. La pauvreté cause également une détresse émotionnelle, qui elle-même peut contribuer à l’augmentation et à la persistance des problèmes de santé mentale.

Or, selon des organismes comme le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ), les solutions offertes aux populations nécessiteuses sont inadaptées et  lacunaires. Elles se limitent très souvent à la médication selon Anne-Marie Boucher qui est la responsable aux communications et à l’action sociopolitique au RRASMQ.

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Dominic Guillemette, membre de la Maison du Goéland et du comité Mobilisation du RRASMQ, le 9 octobre 2017 à Montréal. © RRASMQ

Quelques données sur la santé mentale au Canada

  • Un Canadien sur cinq sera aux prises avec une maladie mentale au cours de sa vie.
  • Environ 20 % des personnes atteintes d’un trouble mental présentent un problème concomitant de toxicomanie.
  • 70 % des problèmes de santé mentale se déclarent durant l’enfance ou l’adolescence.
  • Les taux de toxicomanie sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes, mais les taux de troubles de l’humeur et d’anxiété sont supérieurs chez les femmes.
  • Plus de 75 % des suicides sont commis par les hommes, mais les femmes font trois ou quatre fois plus de tentatives de suicide que les hommes.
  • Presque la moitié (49 %) des personnes qui estiment avoir souffert de dépression ou d’anxiété n’ont jamais consulté un médecin au sujet de leur problème.
  • Seulement 50 % des Canadiens diraient à des amis ou à des collègues qu’un membre de leur famille est atteint d’une maladie mentale, alors que 72 % parleraient d’un diagnostic de cancer et que 68 % confieraient qu’un membre de leur famille souffre de diabète.
  • Près de la moitié des Canadiens (46 %) pensent que les gens utilisent l’expression maladie mentale pour excuser un mauvais comportement.
  • Bien que la plupart des gens (58 %) affirment qu’ils auraient des relations sociales avec un ami atteint d’une maladie mentale, la proportion de ceux qui indiquent qu’ils fréquenteraient un ami alcoolique (32 %) ou toxicomane (26 %) est beaucoup plus basse, ce qui donne à penser que la stigmatisation causée par la dépendance est sensiblement plus grande que celle qui découle de la maladie mentale.
  • Le fardeau économique de la maladie mentale au Canada est estimé à 51 milliards de dollars par année. Cette somme inclut les coûts des soins médicaux, la perte de productivité, et la réduction de la qualité de vie liée à la santé.

(Source: Instituts de recherche en santé du Canada)

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Publié dans : Économie, International, Politique, Santé, Société

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