Une mère réconforte sa petite fille. Photo : iStock

Dans la plupart des cas, c'est la mère seule, qui s'occupe de l'enfant lorsque le couple est séparé (photo: iStock)

Plaidoyer de Pascale Navarro pour que le mot mère ne disparaisse pas

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Recourir à la nomenclature parent 1 ou parent 2 sur des formulaires gouvernementaux canadiens, au lieu de mère ou père, inquiète la journaliste et auteure féministe Pascale Navarro.

Dans un texte publié récemment et intitulé Toutes les mères sont des femmes, elle nous invite à réfléchir à la signification du mot mère :

« Oui, on peut rajouter le mot parent 1 et parent 2… ça ne me dérange pas. Tout ce que je veux, c’est qu’on garde le mot mère. Je ne veux pas que le mot mère disparaisse. »

Pascale Navarro a expliqué à Maryse Jobin qu’elle craint qu’on oblitère de la tâche parentale le mot féminin.

Écoutez

Pascale Navarro est auteure, journaliste, conférencière et animatrice. Photo: Louise Savoie

« Je ne comprends pas qu’on n’ajoute pas plutôt que de soustraire. »

Mme Navarro s’explique mal cette mauvaise politique de la table rase, « une incohérence d’un gouvernement (Trudeau) qui se dit féministe ».

Une réflexion qui nous amène, selon elle, sur le débat des mères porteuses au pays et de la gestation pour autrui (GPA).

« Toutes les mères sont des femmes » opinion de Pascale Navarro dans le quotidien montréalais La Presse »

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Publié dans : Politique, Société

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2 comments on “Plaidoyer de Pascale Navarro pour que le mot mère ne disparaisse pas
  1. JAMET Paul dit :

    Mme Navarro vous avez totalement raison :  » toutes les mères sont des femmes « . Et quoi qu’on fasse, qu’on dise et que l’on écrive, un enfant naît toujours d’un père et d’une mère.

    En France, la Mairie de Paris a pris une telle décision le 22 mars 2018 :

    https://www.francetvinfo.fr/societe/mariage/mariage-et-homoparentalite/parent-1-et-parent-2-plutot-que-pere-et-mere-sur-les-actes-d-etat-civil-de-paris_2675038.html

    La SNCF a adopté cette formulation depuis plusieurs années pour ses formulaires destinés aux familles nombreuses.

    En voulant éviter une rupture d’égalité au sein de l’administration pour les couples homoparentaux – C’est l’argument utilisé – les défenseurs de cette demande créent une autre inégalité qu’ils n’ont pas perçue : un chiffre est inférieur ou supérieur à un autre ; les chiffres se classent selon un ordre croissant ou décroissant ! Ainsi, parent 1 ne va-t-il pas avoir une connotation supérieure à parent 2 alors que les mots Père et Mère respectent non seulement la réalité biologique mais aussi l’égalité entre les deux parents d’un enfant ?

    Pour respecter la réalité biologique et si possible contenter tout le monde, il faut maintenir les termes Mère et père et ajoutant les expressions Parent 1 et Parent 2. Ceux qui remplissent les formulaires cocheront deux cases. Tout simplement.

    Il faut éviter cette déshumanisation des formulaires. Il faut éviter  » Le meilleur des mondes  » d’Aldous Huxley

  2. Gilles Fournier dit :

    Je suis entièrement d’accord avec Madame Navarro. Comme on dit parfois, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain!