« Une Américaine blanche sauvage, en partie néandertalienne, qui se rend en Afrique et abat une girafe noire rare, grâce à la stupidité de l’Afrique du Sud. Son nom est Tess Thompson Talley […] » - Africandpost. Crédit Africandpost-Via Twitter

Une chasseuse américaine tue une girafe noire : un coup de grâce contre une espèce en voie d’extinction

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L’image de cette chasseuse américaine se vantant d’avoir tué une girafe noire en Afrique a fait le tour des réseaux sociaux et soulève une vague d’indignations dans le monde. Tous ont vivement condamné cet acte odieux.

Une espèce rare en voie de disparition

C’est le site AfricaLand Post qui a partagé plusieurs vidéos et photos de la chasseuse américaine posant à côté de son trophée : la dépouille de la girafe noire qu’elle venait de tuer.

Ce geste de Tess Thompson Talley a été fustigé par des groupes et organisations de défense des animaux. L’Américaine a essuyé une pluie de critiques sur les réseaux sociaux, l’obligeant même à fermer ses différents comptes pour avoir du répit.

L’Américaine de 37 ans, habituée de chasse et de safari en Afrique, n’en est pas à son premier coup. Elle a maintes fois fait parler d’elle pour ses exploits, dont elle s’est vantée sur les réseaux sociaux après avoir réussi à tuer plusieurs espèces animales.

Ses victimes se comptent souvent parmi les espèces rares, sur lesquelles plane une menace d’extinction, comme c’est le cas pour la girafe noire qui avait 18 ans au moment où elle a été sauvagement abattue.

La girafe, qui peut vivre jusqu'à 26 ans à l'état sauvage, est l'animal le plus grand en hauteur. Elle peut atteindre, grâce à la longueur de son cou, jusqu'à 5,80 m.

D’un statut préoccupant à un statut vulnérable

La girafe noire figure sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la faune (UICN). Son statut est considéré comme vulnérable. La population de ces girafes, qui vivent dans le sud et dans l’est de l’Afrique, a diminué de manière inquiétante. Elle est passée de 36 à 40 % au cours des 30 dernières années, soit de 155 000 individus en 1985, à environ 97 500 en 2015.

Parmi les raisons principales de cette diminution, le braconnage, la perte de leur habitat liée notamment à l’agriculture, l’exploitation minière et les conflits sociaux.

La mise à jour de la liste rouge a été publiée en décembre 2016, lors de la 13e session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CDB COP13), qui a eu lieu à Cancun au Mexique. La liste rouge de l’UICN comprend actuellement 85 604 espèces, dont 24 307 sont menacées d’extinction.

 « Un grand nombre d’espèces disparaissent avant même d’avoir été décrites. Cette mise à jour de la liste rouge de l’UICN montre que l’ampleur de la crise mondiale de l’extinction pourrait être supérieure à ce que nous pensions. Les gouvernements réunis à Cancun lors du sommet de la biodiversité des Nations unies ont l’immense responsabilité d’intensifier leurs efforts afin de sauvegarder la biodiversité de notre planète, et cela non pas seulement pour son propre bien, mais pour répondre à des impératifs humains tels que la sécurité alimentaire et le développement durable.»

» – Inger Andersen, directrice générale de l’UICN

Giraffe

Des neuf variétés de girafes établies, cinq sont menacées d’extinction, dont la girafe noire. Crédit photo : Bibliothèque de photos de l’UICN. Alicia Wirz

Situation des espèces animales en péril au Canada

Au moins 30 espèces d’animaux et de plantes ont totalement disparu au Canada depuis l’arrivée des premiers colons européens vers le 10e siècle. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, dont le but est d’examiner la situation des espèces sauvages estimées en péril au pays, considère que 500 espèces de plantes et d’animaux sont aujourd’hui menacées d’extinction. Ce nombre ne comprend pas les invertébrés (animaux sans colonne vertébrale, comme des vers ou des insectes ), dont la situation n’a pas encore été évaluée.

Ainsi, les caribous canadiens, le castor, les morses, la baleine noire de l’Atlantique Nord, la Massasauga ou le serpent à sonnette, le renard véloce, la martre de Terre-Neuve, sont quelques-unes des espèces en péril actuellement au Canada.

Plusieurs lois et règlements, tant fédéraux que provinciaux, permettent de protéger les espèces menacés de disparition.

« Le déclin des populations et la disparition d’espèces sauvages modifient considérablement les écosystèmes, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde. Les plantes, les animaux et les microorganismes jouent tous un rôle essentiel dans les processus naturels qui maintiennent l’équilibre de l’atmosphère, du climat, des paysages et de l’eau de la Terre. » – Fédération canadienne de la faune

RCI avec Twitter, l'UICN et la Fédération canadienne de la faune
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Publié dans : Environnement, International, Société

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