Des ours polaires se battent

Photo Credit: Découverte

Chasser nos ours à la caméra est 12 fois plus profitable qu’au fusil

Une enquête révèle que l’observation des ours est plus profitable que de les chasser.

L’étude a été menée par le Centre pour le tourisme responsable (CREST), établi à Washington aux États-Unis et elle a été financée par l’organisme de conservation de la faune Tides au Canada.

Selon les chercheurs il serait jusqu’à 12 fois plus profitable d’observer les ours dans leur habitat naturel que de les chasser. La chercheuse principale, Martha Honey, estime que les visiteurs dans les parcs nationaux ou les réservent fauniques dépensent 12 fois plus dans l’observation que les chasseurs qui pratique la chasse à l’ours.

Des retombées économiques importantes grâce aux chasseurs d’images

L’étude américaine financée par des Canadiens a comparé aussi le nombre d’emplois créés par l’industrie de l’observation des ours et l’industrie de la chasse dans le centre de la côte ouest canadienne.

Les chercheurs ont déterminé que les entreprises actives dans l’observation d’ours employaient 510 personnes en 2012, alors que seulement 11 personnes travaillaient pour des pourvoiries au même moment.

Le ministère des Forêts ce la Colombie-Britannique se dit déçu par les conclusions du rapport, car elle provoque une division artificielle entre l’observation et la chasse, deux activités qui selon le ministère ne sont pas nécessairement incompatibles.

Aide-mémoire

  • La Colombie-Britannique abrite entre 120000 et 160000 ours noirs, ce qui est d’environ 1/3 de la population canadienne totale.
  • En Colombien-Britannique, la chasse se pratique « devant soi » et non à l’affût.
  • Vous avez la possibilité de faire 2 Trophées de chasse durant un séjour de chasse à l’ours noir exclusivement.
  • Le Québec est un autre des derniers paradis des chasseurs d’ours noirs en Amérique du Nord.
  • Seulement six états américains autorisent la chasse de printemps, et 27 états autorisent celle d’automne.
  • En l999, la province de l’Ontario, principal concurrent du Québec, a aboli la chasse de printemps, mais a maintenu sa chasse d’automne.
Un ours près d'un Tundra Buggy à Churchill dans le nord de la province du Manitoba.
Un ours près d’un Tundra Buggy à Churchill dans le nord de la province du Manitoba. © Radio-canada/Ron Boileau/Louis-Philippe Leblanc

Le Canada est un haut lieu pour l’observation des ours, des grizzlys à l’ours polaire

L’observation d’ours a augmenté rapidement depuis 10 ans au Canada sur la côte centrale de la Colombie-Britannique depuis 10 ans. Cette région, appelée la forêt humide du Grand Ours, attire des gens de partout dans le monde, venus voir des ours noirs, grizzlys ou Kermode. À l’opposé, la chasse à l’ours est en déclin et est parfois interdite.

La capitale mondiale des ours polaires se trouve quant à elle au nord du Canada presque au centre géographique dans la ville de Churchill au Manitoba. Cet endroit est devenu un terrain propice pour des milliers de chasseurs d’images du monde entier,

Les contacts entre les ours et les humains de la région sont de plus en plus fréquents alors que la banquise et la zone de chasse naturelle des ours blancs se rétrécissent.

L’ours blanc, ne compterait plus que de 30 000 à 25 000 individus à travers le monde, dont plus des deux tiers habitent au Canada. Ll’avenir d’une bonne partie cette espèce remarquable dans le monde semble donc dépendre grandement de l’attitude du Canada à son égard.

Écoutez notre reportage du 2 janvier 2014
La survie de l’ours blanc dans le monde dépendrait des Canadiens Écoutez

Les ours blancs à Churchill au Manitoba (en anglais)

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