L’homme de 24 ans qui a tenu en haleine la population et les policiers de Moncton au Nouveau-Brunswick pendant près de 30 heures comparaissait vendredi après-midi au palais de justice de Moncton.
Justin Bourque est accusé du meurtre prémédité de trois agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Moncton. Il fait face à deux autres accusations de tentative de meurtre en lien avec ce drame survenu mercredi soir. Un des deux agents blessés lors de la fusillade est toujours hospitalisé.
Justin Bourque a été appréhendé vers 0 h 10 (heure locale) vendredi, après une chasse à l’homme hors du commun et une opération policière qui se sont soldées par l’arrestation de l’homme qui se terrait dans un secteur légèrement boisé du quartier résidentiel Pinehurst. De l’équipement militaire et un avion muni de capteurs infrarouges ont été nécessaires pour mettre la main au collet du suspect. Lors de son arrestation qui n’a pas fait de blessés, l’homme n’était plus armé, mais des armes ont été trouvées dans le secteur.
Justin Bourque est maintenant derrière les barreaux et y demeurera jusqu’à sa prochaine comparution, prévue le 3 juillet.
L’avocat qui lui a été commis d’office et la Couronne ne demandent pas d’évaluation psychiatrique pour le moment.
Débat sur le contrôle des armes à feu
Beaucoup espèrent que cette tragédie relancera le débat sur le contrôle des armes à feu au Canada mais l’Association canadienne pour les armes à feu (ACAF) s’est empressée de diffuser un communiqué, déclarant que la fusillade de Moncton prouvait que le système de contrôle des armes à feu est inutile. L’association estime que ce contrôle est déjà excessif.
Le ministre fédéral de la Justice, Peter MacKay, a quant à lui répété des propos émis jeudi. Il y aura un débat sur le contrôle des armes à feu en temps et lieu.








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