C’est ce qu’a répondu John Baird, le ministre des Affaires étrangères du Canada, à un journaliste du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Ce journaliste avait demandé au ministre du gouvernement de Stephen Harper de commenter la possibilité que soit libéré le journaliste d’Al-Jazira, Mohamed Fahmy, qui est emprisonné au Caire en Égypte depuis plus d’un an.
Son collègue australien Peter Greste a été relâché hier après 400 jours derrière les barreaux. Le sort du troisième journaliste d’Al-Jazira aussi emprisonné, l’Égyptien Baher Mohamed, semble cependant plus incertain.
Les trois hommes ont été arrêtés en décembre 2013 et condamnés à des peines de 7 à 10 ans de prison. Les autorités leur reprochaient leur « soutien » aux Frères musulmans, à l’origine du parti du président déchu Mohamed Morsi, considéré comme un groupe terroriste par le nouveau régime d’Al-Sissi.
Les journalistes ont toujours soutenu n’avoir fait que leur travail.
La fiancée de Mohamed Fahmy a dit hier avoir bon espoir qu’il sera lui aussi bientôt libéré et renvoyé au Canada. « Le processus d’expulsion touche à sa fin », a affirmé Marwa Omara à l’agence Reuters.
Renoncer à sa citoyenneté pour obtenir la liberté
S’il veut retrouver sa liberté, Mohamed Fahmy aurait toutefois à abandonner sa citoyenneté égyptienne. Il s’en est offusqué par l’intermédiaire de son compte Twitter.
« Pourquoi un être humain devrait-il laisser tomber sa citoyenneté pour sortir de prison après un crime qu’il n’a pas commis ? » Mohamed Fahmy
« Est-ce que vous renonceriez à votre nationalité pour la liberté? » a-t-il plus tard demandé à ses abonnés.
Al-Jazira s’est réjoui de la libération d’un de ses trois employés, mais a exigé la libération des deux autres.
RCI et Radio-Canada








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