Le maire de Montréal Denis Coderre présente le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Ils sont entourés des maires de Paris, Anne Hidalgo, et Washington, Muriel Bowser.

Le maire de Montréal Denis Coderre présente le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Ils sont entourés des maires de Paris, Anne Hidalgo, et Washington, Muriel Bowser.

« Vivre ensemble » : haro sur la peur et la méconnaissance de l’Autre

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Un Observatoire international des maires sur le Vivre ensemble  verra bientôt le jour. Il va collaborer avec les universités et des centres de recherches des villes membres sur toutes les questions de son choix.

C’est l’une des résolutions du sommet Vivre ensemble qui a pris fin jeudi à Montréal. Initié par le maire de Montréal, Denis Coderre, l’événement a réuni ses homologues de 23 villes d’un peu partout dans le monde.

Les maires ont aussi convenu qu’un Sommet international des maires sur le Vivre ensemble se tiendrait tous les deux ans, dans différentes villes membres ou adhérentes. Le prochain Sommet se tiendra en 2017 dans la ville de Casablanca, au Maroc, sous la responsabilité du maire Mohamed Sajid.

Attentat à Paris
L’attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015 a marqué les esprits et a été l’une des illustrations les plus éloquentes de la radicalisation des jeunes © PC/Thibault Camus

Les attentats comme celui contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris en janvier 2015, celui de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec  et la fusillade d’Ottawa en octobre 2014, les arrestations récentes de jeunes attirés par le djihad sont autant d’éléments qui ont motivé ce sommet.

Pour Mme Anne Hidalgo, maire de Paris, pour aspirer à la paix sociale, les villes doivent combattre les inégalités entre leurs citoyens et ainsi les rejoindre bien avant qu’ils ne se radicalisent.

Le maire de Dakar au Sénégal, M. Khalifa Sall quant à lui, estime que la peur et la méconnaissance de l’Autre nuisent au vivre ensemble. Entrevue.

Écoutez
Noman Hassan est l'un des organisateurs de la campagne Stop the CrISIS qui lutte contre la radicalisation et les fausses croyances.
Noman Hassan est l’un des organisateurs de la campagne Stop the CrISIS qui lutte contre la radicalisation et les fausses croyances. © Kathy Fitzpatrick/CBC

Combattre la pauvreté et l’isolement

Mme Muriel Bowser qui dirige la ville de Washington a pour sa part insisté sur le nécessaire combat contre la pauvreté comme moyen d’endiguer la radicalisation. D’où ces mesures prises par sa ville pour offrir de l’emploi aux « jeunes déconnectés et mécontents », trouver des résidences aux sans-abris et augmenter le salaire minimum.

Avec à peine 5% de sa population issue de l’immigration, la ville de Québec est moins touchée par les enjeux du vivre ensemble. Néanmoins, son maire, Régis Labeaume pense qu’il faut, en amont, combattre l’isolement urbain. Cela est possible notamment en créant des espaces publics qui soient des lieux de rencontre.

L’hôte du sommet, Denis Coderre, a de son côté rappelé l’importance pour sa ville d’obtenir le statut de métropole afin de disposer d’outils nécessaires pour toucher les jeunes. M. Coderre voudrait, entre autres choses, augmenter l’accessibilité des équipements sportifs et culturels aux jeunes.

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Publié dans : Immigration et Réfugiés, International, Politique, Société

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