Des membres de la Première Nation Shoal Lake 40 transportant leurs provisions Photo : CBC

L’eau coule à flots, mais certaines communautés canadiennes ont toujours soif!

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Soif de boire une eau bien fraîche de diverses sources qui ne tarissent presque jamais au Canada, pays bien trop comblé en cette ressource par la nature au point d’en redonner généreusement à ses voisins? Sinon, soif de tout autre liquide délicieux au goût, à défaut d’avoir accès à de l’eau potable devenue paradoxalement rare? En ce mois de l’histoire de l’eau, la population a soif, comme ailleurs, dans beaucoup d’autres pays, en Afrique, en Asie, où l’eau potable manque cruellement.

Selon l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'UNESCO et la FAO,

L’eau est une question de droits à l’échelle du monde. Alors que la population mondiale augmente, la ressource se fait rare et 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à des services d’eau potable gérés de manière sûre.

340 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques.

La pénurie d’eau touche 4 personnes sur 10.

Il est essentiel qu’un équilibre soit établi afin que les communautés aient suffisamment d’eau pour leurs besoins.

Le danger de la soif de boissons énergisantes, gazeuses et sucrées

En ce début du mois de l’eau, la Coalition Poids tire la sonnette d’alarme sur un problème important de santé publique : celui de la surconsommation de boissons sucrées.

Cette surconsommation, à l’origine de nombreux problèmes de santé au Québec comme ailleurs au Canada et dans le monde, serait encouragée, selon un sondage auprès de la population, par la rareté des fontaines d’eau potable gratuite, notamment au sein de certaines communautés

Lire à ce sujet : Les problèmes d'eau potable dans les réserves discutés à l'ONU
Selon un récent sondage mené pour le compte de la Coalition Poids, un Québécois sur deux estime qu’il est plus facile de trouver des boissons sucrées que des fontaines d’eau, lorsqu’il doit se désaltérer. Nous y voyons là un problème auquel il faut remédier. Il faut bâtir des milieux où l’eau est la boisson la plus visible et accessible pour les citoyens. Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

À travers la campagne « J’ai soif de santé », la Coalition entend mettre la population en garde contre les risques associés à cette surconsommation de boissons sucrées et l’éduquer sur les enjeux de santé qui sont soulevés.

La campagne J’ai soif de santé propose des outils gratuits destinés à encourager, normaliser et valoriser la consommation d’eau afin de promouvoir la saine hydratation.

Les boissons sucrées entraînent divers problèmes de santé au sein de la population au Canada comme ailleurs dans le monde. Photo : iStock

Créer de nouveaux points d’accès et bannir les boissons sucrées

La Coalition invite les décideurs politiques à faire partie de la solution. Ils doivent mener des actions concrètes pour changer les mauvaises habitudes qui nuisent à la santé de la population.

Le Canada se trouve au 10e rang sur 80 pays quant à sa consommation de boissons sucrées en 2015.

Les boissons sucrées ont été responsables, en 2010 dans le monde, d’environ 133 000 décès attribuables au diabète, 45 000 décès attribuables aux maladies cardiovasculaires et 6450 décès attribuables au cancer.

De l’eau qui coule d’un robinet. Photo : Radio-Canada/Bert Savard

Rendre les points d’eau qui existent déjà plus visibles et plus accessibles ou en construire de nouveaux : ce sont des suggestions susceptibles de créer un certain attrait pour la saine hydratation auprès du public.

D’un autre côté, la Coaltion souhaite voir les municipalités agir afin de sortir les boissons sucrées de l’offre alimentaire dans leurs établissements.

La campagne « J’ai soif de santé »soulève aussi un enjeu environnemental de plus en plus préoccupant.

Si l’eau potable gratuite n’est pas toujours facilement accessible dans certains milieux de vie, le recours aux boissons sucrées constitue une source de pollution importante pour l’environnement, en raison de la quantité de déchets générés par les bouteilles jetables qui augmentent le fardeau des municipalités.

L’installation de nouvelles fontaines d’eau est écologiquement plus responsable et tous les citoyens en bénéficient lors de la pratique de loisirs et d’activités sportives. Le mois de juin est donc l’occasion de mettre en valeur cette précieuse ressource qu’est l’eau de l’aqueduc. Nous espérons que les élus, les milieux de garde et les écoles profiteront de cette période pour prendre des engagements forts destinés à favoriser l’eau potable gratuite. Corinne Voyer

RCI avec la Coalition Poids, les Nations unies et Radio-Canada

Lire aussi :

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Catégories : Santé, Société
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