Nelson Mandela arrive à Ottawa pour la première visite officielle au Canada. Au lendemain de sa libération, il avait appelé le premier ministre de l'époque, Brian Mulroney, pour louer les efforts du Canada pour ses efforts dans la lutte contre l'apartheid et organiser sa venue. Photo : AFP / Robert

Nelson Mandela aurait eu 100 ans : le monde salue le sacrifice suprême de l’icône pour le bonheur universel

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Nelson Mandela est de ces figures qui marqueront à jamais l’humanité pour sa lutte infatigable contre l’apartheid en Afrique du Sud. En ce mois de juillet, il aurait eu 100 ans. Un anniversaire souligné d’un double trait, aussi bien dans son pays natal qu’ailleurs dans le monde où l’icône fascine toujours.

RCI avec la Fondation Nelson Mandela, Nelson Mandela 100 century programme, les archives de CBC et Radio-Canada
Un anniversaire célébré tambour battant par l’ANC

Le Congrès national africain (ANC) est le parti sous lequel Nelson Mandela a mené sa lutte. C’est sous la bannière de ce parti qu’il a été porté à la présidence sud-africaine quelques années après sa libération de prison.

Pour les 100 ans de Mandela, le chef de ce parti, Cyril Ramaphosa, a prononcé une allocution au Freedom Square au Cap. C’est le lieu historique où Nelson Mandela avait prononcé son premier discours après sa libération de prison en 1990.

En cette même année, l’ex-prisonnier politique avait visité le Canada, où il avait pris la parole devant les parlementaires, demandant que les sanctions économiques soient maintenues contre le régime oppresseur de son pays pour le pousser à mettre un terme au système de l’apartheid (développement séparé des races). Devenu le tout premier président noir de l’Afrique du Sud, le 10 mai 1994, Mandela avait pu revenir au Canada plusieurs fois.

La libération de l’homme qui avait séjourné pendant 27 ans, 6 mois et 6 jours dans une cellule étroite de la prison de Robben Island avait été célébrée par le Canada le 11 février 1990. Le pays joint sa voix à celle du monde pour souligner les 100 ans du combattant des droits de l’homme.

Quel héritage après sa mort en 2013?

Si le combat de Nelson Mandela pour l’égalité des races dans une Afrique du Sud longtemps dominée par une minorité blanche a entraîné la chute de l’apartheid, le pays demeure profondément divisé, cinq ans après sa mort.

Les inégalités restent marquantes entre les races. Les ghettos existent toujours avec leurs lots de misère pour de nombreux Noirs. L’accès à un emploi décent, aux principaux services de base essentiels au bien-être social, notamment l’eau potable, l’électricité, les soins de santé et une éducation de qualité, relève d’un véritable défi pour plusieurs communautés noires toujours en proie à la pauvreté.

L'Afrique du Sud reste de toute évidence une société divisée que le parti historique de Nelson Mandela, le Congrès national africain, a du mal à réunir. Le reportage d'Anyck Béraud

L’ancien président sud-africain Jacob Zuma, qui avait occupé le fauteuil présidentiel à la mort de Mandela, n’a pas réussi à porter les espoirs placés en lui par son peuple. Il avait été appelé à démissionner parce que de fortes allégations de corruption pesaient contre lui. C’est ainsi que Cyril Ramaphosa, compagnon de lutte de Nelson Mandela, avait été élu à sa place, au mois de février dernier. Le nouveau président s’est donné comme mission de combattre la corruption et de permettre aux entreprises de relancer leurs activités pour lutter contre le chômage.

La célébration se déroule aussi dans un contexte marqué par la disparition, le 2 avril dernier, de son ex-conjointe, Winnie Madikizela Mandela, figure tout aussi marquante de la lutte antiapartheid.

C’est l’héritage du héros national qui est souligné à l’occasion de ce qui aurait été ses 100 ans, à travers différents événements et manifestations dans son pays et ailleurs dans le monde, y compris au Canada.

C'est dans sa cellule, au fond d'une prison réservée surtout aux dissidents noirs, que Nelson Mandela a appris à dialoguer avec ses oppresseurs blancs. Dans une exposition consacrée au héros sud-africain, le Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg, nous montre à quel point ses 27 années d'emprisonnement l'ont mené vers la réconciliation. Le reportage de Laurence Martin.
À noter au sujet de Nelson Mandela

Il est né en 1918 dans la province sud-africaine de l’Umtata.

Il a fait des études de droit et s’est engagé très jeune dans la lutte contre l’apartheid.

Il s’est joint au Congrès national africain en 1944.

Arrêté et jugé pour trahison en 1956, il a été acquitté en 1961.

Il s’est radicalisé et a fondé l’Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC.

Il a été condamné à cinq ans de travaux forcés en 1962, puis, avec plusieurs autres leaders noirs, a été accusé de trahison, de sabotage et de complot en 1963.

Il sera condamné à la prison à vie.

De sa prison, Nelson Mandela a continué la lutte contre le régime ségrégationniste.

Le président sud-africain Frederik De Klerk a entamé une réforme du régime de l’apartheid au début des années 1990 et a fait libérer Nelson Mandela.

À peine sorti de prison, Nelson Mandela a loué le rôle du Canada dans la lutte contre l’apartheid.

Une exposition dédiée à Nelson Mandela pour ses 100 ans au Musée canadien des droits de l’homme. Crédit : Musée canadien des droits de l’homme

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