La communication pendant l'amour est exercice délicat qui, bien maîtrisé, peut être bénéfique.

Parler ou se taire pendant les rapports sexuels?

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Vous l’avez certainement lu ou en avez entendu parler : pour durer, un couple doit savoir communiquer. Mais échanger sur des questions familiales, des projets de voyage ou sur des perspectives professionnelles c’est une chose. Parler des désirs sexuels en est une autre. Surtout pendant l’acte. Explications.

L’acte sexuel est à la base un moment de satisfaction mutuelle. Exprimer ses désirs, ses préférences et ses limites est donc en théorie tout ce qu’il y a de plus naturel, dans cette perspective de satisfaction mutuelle.

Vous l’avez aussi peut-être entendu : un dialogue permanent, sincère et intime est l’ingrédient clé d’une sexualité riche et épanouie. Mais, dans les faits, les choses ne sont pas aussi simples.

La timidité, l’angoisse, la peur d’être jugé(e), la méconnaissance de l’autre, etc. sont autant de facteurs qui peuvent expliquer l’absence de communication pendant l’acte sexuel. On se résout au silence, dans l’espoir que l’autre va deviner nos envies, préférences et inconforts.

Léa Séguin, doctorante en sexologie à l’Université du Québec à Montréal s’en est rendu compte lors de sa recherche sur les représentations de l’orgasme.

Écoutez

«Demandez et vous recevrez»?

Selon une recherche de l’Américaine Elisabeth Babin de l’université Cleveland State sur les prédicteurs de la communication non verbale et verbale du plaisir pendant les rapports sexuels et de la satisfaction sexuelle (2012), les personnes qui expriment leurs préférences et leurs dégoûts à leurs partenaires pendant l’acte sont plus satisfaites sexuellement.

Donc, parler facilement de sexe pendant la pratique peut se traduire par des moments intimes plus gratifiants. Mais force est de constater que la manière de s’exprimer, le contenu des messages, leur intensité, le moment choisi, etc. peuvent autant galvaniser l’excitation que la tuer spontanément. Tout dépend de la personnalité sexuelle du partenaire.

Vous avez peut-être entendu parler de cette mère de famille de Birmingham en Angleterre, qui, en 2015, avait été condamnée à 15 jours de prison ferme pour cause de jouissances excessivement bruyantes. Dénoncée par ses voisins, l’accusée récidiviste avait été reconnue « coupable de hurlements et de cris pendant ses ébats sexuels à un niveau sonore tel qu’il a créé des nuisances ».

Si des voisins immédiats et d’autres pouvaient l’entendre, y compris de la rue adjacente, et en être incommodés, inutile de dire que ses partenaires pouvaient l’être aussi.

Choisir la forme de communication appropriée

Les experts semblent s’entendre sur un point : si la communication verbale a le mérite de la clarté. Verbaliser ses envies, ses préférences ou ses répugnances à l’avance, permet de prévenir des incompréhensions, des malaises ou des malentendus.

La communication verbale a cependant l’inconvénient de l’imprévisibilité de ses effets. D’aucuns suggèrent donc, pendant l’acte, de privilégier la communication non verbale, surtout pour des partenaires qui ne se connaissent pas beaucoup.

Les signaux non verbaux (mouvements du corps plus ou moins intenses, gestes, baisers, caresses, distance physique, etc.) semblent être des indicateurs plus sûrs. Parce qu’il est plus difficile de mentir avec le langage corporel (moins contrôlable) qu’avec le langage verbal.

Tout est relatif

Le langage paraverbal (ton, intonation, mélodie de la voix, rythme, parce que modulable, peut également permettre une expression moins brutale, plus douce et suggestive (chuchotements, soupirs…) que le langage verbal explicite.

Mais, encore une fois, tout est relatif. Ce qui plaît à X peut déplaire à Z et vice versa. Si la compatibilité sexuelle peut être instantanée pour certains partenaires, pour d’autres, elle sera construite. Elle prendra du temps à s’installer.

C’est pour cette raison qu’on considère l’apprentissage mutuel des partenaires, œuvre de longue haleine et constante, comme essentiel à l’atteinte d’une harmonie sexuelle.

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