Au 3e trimestre 2019, les besoins en main-d’œuvre au Canada restent très importants, avec des pics en Ontario et au Québec, selon un rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante publié jeudi. Crédit : Istock.

433 000 postes à pourvoir fin 2019 : forte demande en main-d’œuvre au Canada

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La bonne santé économique du Canada et sa population vieillissante créent une pression énorme dans le secteur privé. Il peine à trouver 433 000 travailleurs pour répondre aux besoins en main-d’œuvre des entreprises.

Un nouveau rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) indique que les besoins sont importants partout au Canada, avec trois provinces qui occupent le peloton de tête en ce qui a trait aux postes vacants :

  • Ontario : 168 000 postes
  • Québec : 119 000 postes
  • Colombie-Britannique : 71 400 postes
Dans l’entrevue suivante, Simon Gaudreault, directeur principal de la recherche nationale à la FCEI, explique les raisons profondes de cette pénurie et il détermine les principaux secteurs d’activités les plus durement frappés : les services personnels (coiffure, nettoyage à sec, services funéraires, etc.) et la construction, entre autres.

Simon Gaudreault, directeur principal à la recherche nationale à la FCEI Crédit : FCEI

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Selon la FCEI, les besoins en main-d’œuvre peuvent être variables d’une région à l’autre, selon que l’économie est centrée sur les ressources naturelles ou sur les services. De 2018 à 2019, il y a eu 1500 postes vacants de plus dans l’ensemble du Canada. Crédit : iStock

Mesures de la FCEI pour résorber la pénurie

Les conséquences de la pénurie de la main-d’œuvre se traduisent en baisse de la productivité, de la rentabilité et de la croissance pour les entreprises.

Au-delà du constat de cette pénurie qui frappe davantage le secteur privé au pays, la FCEI formule des recommandations pour les accompagner dans la façon d’y répondre.

M. Goudreault souligne à titre d’exemple que la Fédération a déposé une plateforme PME avant le début de la campagne en vue des dernières élections fédérales. Ce document avait pour but de demander aux partis politiques de procéder à des allègements des coûts pour faciliter le recrutement des employés.

Par ailleurs, la FCEI recommande que les partis encouragent les entreprises qui font de la formation, qui misent sur l’immigration et qui mettent l’accent sur le recrutement des jeunes. Ils doivent notamment veiller à l’instauration d’un crédit d’impôt pour la formation, rendre les voies d’accès des travailleurs étrangers temporaires plus permanentes et faciliter l’éducation coopérative au moyen d’un crédit d’impôt destiné aux PME.

Rappelant que les mesures du Québec qui visent à bonifier les crédits d’impôt mis en place pour retenir plus longtemps sur le marché la main-d’œuvre qualifiée viennent soutenir le taux de participation au marché du travail, Simon Gaudreault indique que ce modèle devrait être suivi partout ailleurs au pays où les besoins en travailleurs se font urgents.

Il demande aussi un coup de pouce des gouvernements pour permettre aux entreprises de se tourner du côté des bassins de main-d’œuvre moins traditionnels (communautés autochtones, personnes vivant avec un handicap) afin de recruter.

En dernier ressort, miser sur l’innovation et la modernisation pour « aider les entreprises à faire peu avec moins d’effectifs » serait tout aussi bénéfique, à condition que les gouvernements accompagnent les entreprises dans ce processus.

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Le gouvernement québécois veut s'attaquer à la pénurie de main-d'oeuvre en encourageant notamment les travailleurs expérimentés à rester ou à revenir sur le marché de l'emploi. Près 900 millions de dollars sur 5 ans, avaient été annoncés dans le premier budget du gouvernement Legault. Le ministre du Travail, Jean Boulet, présentera son plan demain. Le reportage de Mathieu Dion.
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Catégories : Économie
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