Selon l’institut de santé publique du Québec, les troubles musculo-squelettiques non traumatiques liés au travail sont fortement associés à la détresse psychologique au travail. Crédit : Istock.

Troubles musculo-squelettiques liés au travail : 1 million de Québécois touchés

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié une étude qui démontre que les troubles musculo-squelettiques (TMS) d’origine non traumatique liés au travail représentent un véritable problème de santé publique au Québec, en raison du nombre de personnes concernées et de son incidence sur le système de santé, ainsi que sur la rentabilité des entreprises.

Selon l’enquête québécoise sur la santé de la population, en 2014-2015, les troubles musculo-squelettiques d’origine non traumatique liés au travail concernent près d’un million de personnes au Québec.

« Il s’agit de troubles liés à des problèmes aux muscles, aux tendons, aux ligaments de façon générale. Si on veut mettre des exemples là-dessus, c’est tout ce qu’on peut appeler maux de dos, bas du dos, le cou, les tendinites, des problèmes à l’épaule, au coude, donc c’est un peu des exemples de troubles musculo-squelettiques liés au travail qu’on peut retrouver », a expliqué la Dre Marie-Hélène Boivin, chiropraticienne et présidente de l’Association des Chiropraticiens du Québec, dans une entrevue avec Alice Chantal Tchandem.

Dre Marie-Hélène Boivin, chiropraticienne et présidente de l’Association des chiropraticiens du Québec Crédit : ACQ

Un travailleur sur quatre en souffre. C’est énorme et cela nécessite des actions prioritaires pour assurer une meilleure prise en charge, relève la Dre Boivin. Elle lance un appel au gouvernement pour qu’il allège les règles pour permettre aux patients d’avoir un accès plus direct aux chiropraticiens.

« Nous croyons que les chiropraticiens peuvent faire leur part afin de désengorger le système de santé et faciliter l’accès aux soins, notamment dans le cas des TMS pour lesquels les traitements chiropratiques sont reconnus comme étant particulièrement efficaces. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils sont offerts sans prescription médicale aux travailleurs des autres provinces canadiennes », explique-t-elle dans le communiqué.

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Les chiropraticiens souhaitent des réaménagements réglementaires pour leur permettre d’intervenir en première ligne dans la prise en charge des troubles musculo-squelettiques. Crédit : iStock

Allègements en deux points :

  • Règlement sur l’assistance médicale qui devrait être changé afin que les bénéficiaires de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) reçoivent des soins chiropratiques sans prescription médicale.
  • Règlement sur le remboursement de certains soins qui doit également être modifié pour permettre aux bénéficiaires de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) de recevoir des soins chiropratiques sans prescription médicale. (Source : communiqué)
Quelques détails sur les troubles musculo-squelettiques

Près d’un million de personnes travaillant aux Québec sont touchées.

Les femmes plus touchées que les hommes : 31 % de femmes, contre 20 % d’hommes.

Les ouvriers qualifiés et non qualifiés, les manœuvres représentées dans le tableau.

Les personnes concernées sont âgées de 45 ans et plus.

Les travailleurs concernés se considèrent généralement comme étant pauvres.

Les travaux présentant des contraintes physiques (manutention de charges, gestes répétitifs, station debout ou assise prolongée), la charge de travail trop importante, la faible reconnaissance au travail, le harcèlement psychologique, entre autres, peuvent être considérés comme des déclencheurs.

Un travailleur qui subit des contraintes à la fois physiques et psychologiques a de fortes probabilités de souffrir de TMS.

Source : Institut national de santé publique

Catégories : Santé, Société
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