25 juin 2015: la reine Elizabeth accueille le public depuis le balcon de l'hôtel de ville de Francfort, en Allemagne. Le prince Philippe a la main levée. Crédit : Istock

Canada/R.-U. : drapeau en berne à Ottawa après le décès du prince Philippe

Le palais de Buckingham a annoncé, tôt vendredi, que le duc d’Édimbourg et mari de la reine Élisabeth II a rendu l’âme, au château de Windsor, à 99 ans.

Ce décès survient quatre ans après son retrait de la vie publique. On le disait malade ces derniers temps. Il a été hospitalisé en février. Son fils, le prince Charles, et ses petits fils, les princes William et Harry, lui ont rendu visite avant son congé de l’hôpital.

On le présente comme un homme qui était rempli d’humour, d’un naturel direct, qui a su se tailler une image plus sensible et plus nuancée au fil des ans, tranchant ainsi avec l’impulsivité de ses débuts aux côtés de la reine.

Il est aussi considéré comme l’un des derniers héritiers des familles royales en Europe. Il a épousé sa lointaine cousine en 1947. Il a renoncé à son titre de prince des couronnes de la Grèce et du Danemark, en 1952, lorsqu’Élisabeth II a accédé au trône.

Il est alors devenu prince d’Édimbourg. Il a dû également renoncer à une carrière militaire prometteuse pour assurer son rôle symbolique auprès de sa femme. Pendant 74 ans, il a accompagné cette dernière dans toutes ses missions officielles. Il marchait toujours trois pas derrière la souveraine

On retient surtout ses nombreux engagements dans des causes et des fondations. Il a eu pas moins de 22 000 engagements officiels.

Il a créé la branche du Fonds mondial pour la nature (WWF) au Royaume-Uni, dont il a été le tout premier président de 1961 à 1962.

Il décède alors que la famille royale traverse une autre tempête, en raison des déclarations de son petit-fils, le prince Harry, et de sa femme, Meghan Markel, dans les médias américains. Ils ont notamment remis en question le sexisme et le racisme, deux fléaux qui seraient ancrés dans la famille royale.

Philippe aura vécu d’autres situations difficiles, notamment la princesse Diana et le prince Charles.

Il disparaît aussi à un moment où une minorité de voix s’élève au Royaume-Uni pour demander l’abolition de la monarchie.

La reine Élisabeth II continue toutefois de susciter une certaine ferveur auprès d’une majorité de Britanniques. Son rôle symbolique auprès du Commonwealth reste important.

Le Canada fait partie des quelques rares pays qui prêtent toujours allégeance à la couronne britannique.

Ce décès va susciter à coup sûr de nombreuses réactions à Ottawa, à Québec et à Calgary. Dans chacune des provinces canadiennes, il y a des représentants de cette couronne.

Parmi les premières réactions, celles des Forces armées canadiennes.

Justin Trudeau affirme la compassion des Canadiens à la reine et au peuple britannique tout entier. Le premier ministre du Canada salue la mémoire de l’homme d’État et de conviction, doté d’un sens élevé du devoir qu’a été Philippe.

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a rendu hommage au disparu, soutenant notamment qu’il a été « une légende vivante ».

« La nation a une dette envers le prince Philippe », a-t-il déclaré.

On envisage une dizaine de jours de deuil national en hommage à celui qui a contribué à moderniser la royauté. Le peuple britannique et des dignitaires du monde auront l’occasion de lui dire un ultime au revoir.

Avec quelques informations tirées d’Euronews, de France 24 et de Twitter

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