Le sergent d'armes René Jalbert intervient pour convaincre Denis Lortie de mettre fin à la fusillade.

Le sergent d'armes René Jalbert intervient pour convaincre Denis Lortie de mettre fin à la fusillade.

Il y a 30 ans le parlement du Québec était la cible d’un tireur fou

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Du presque déjà vu 30 ans plus tôt.

Le 8 mai 1984 dans la ville de Québec, le caporal Denis Lortie fait irruption le matin au parlement de la province du Québec désigné que l’on nomme l’Assemblée nationale.

Le militaire avait l’objectif d’assassiner René Lévesque, qui était alors premier ministre de la province du Québec et d’anéantir le Parti québécois au pouvoir.

Denis Lortie va tirer plusieurs rafales de mitraillette qui feront trois morts et treize blessés. Une histoire, qui comme celle d’hier a Ottawa elle fera le tour du monde, et qui reste gravée dans la mémoire de presque tous ceux qui au Québec qui ont 40 ans et plus..

Une voiture de police est postée devant l'Assemblée nationale jeudi le 22 octobre 2014.
Une voiture de police est postée devant l’Assemblée nationale jeudi le 22 octobre 2014.

Un témoin se souvient de l’horreur ce jour-là

Yves Gaboury, aujourd’hui à la retraite, travaillait alors au Bureau du directeur général des élections. Il se souvient de l’homme armé qui a surgi, il y a trente ans dans l’antichambre du Salon bleu où il se trouvait. Ce jour-là, l’équipe du Directeur général des élections participait à une commission parlementaire.

« C’est là qu’est arrivé Lortie à la porte, comme ça. Il dépose son sac et sort sa mitraillette. Je voyais mes collègues de travail qui paniquaient et qui allaient se cacher, qui se sauvaient et quand j’ai vu qu’il chargeait son arme et commençait à tirer, mon réflexe a été de monter sur la chaise et me mettre à crier au lieu d’aller me protéger », se rappelle M. Gaboury.

« C’est une de mes collègues qui m’a repris par le bras, m’a ramené en dessous d’une table et pendant ce temps, les balles fusaient. Je me demande encore comment ça se fait que je n’ai pas été touché. » Dans cette salle, deux collègues d’Yves Gaboury sont grièvement blessés.

Aide-mémoire
Denis Lortie était un militaire « illuminé »

  • Selon le psychiatre Pierre Mailloux, un des experts au dossier, devant la Cour, Denis Lortie souffrait alors de schizophrénie paranoïde.
  • Il aurait donc organisé son crime suite à un délire psychotique. Lortie croyait agir selon la volonté de Dieu et il disait suivre une lumière.
  • Le 11 mai 1987, après l’invalidation du procès et la tenue d’un autre, il est reconnu coupable de meurtre au deuxième degré et condamné à la prison à perpétuité, soit à un minimum de dix ans.
    René Jalbert amène le caporal Lortie à se rendre.
    René Jalbert amène le caporal Lortie à se rendre.

La peur s’installe alors que Lortie parvient au Salon bleu de l’Assemblée nationale.

Une fois rendu dans le Salon bleu, Denis Lortie essaie de démolir, par de multiples rafales de mitraillette, la caméra télécommandée qui sert à enregistrer les débats. Les employés sur place qui s’affairent à préparer la salle pour la commission parlementaire tentent de se cacher entre les pupitres des députés.

Finalement, après quatre heures de négociations, le sergent d’armes René Jalbert, un ancien militaire, amène le tireur à se rendre.

L’attaque du 8 mai 1984 a fait trois morts et 13 blessés.

Le saviez-vous?

  • À l’Assemblée nationale, trois traces de balles, dans le hall et un corridor de l’édifice, témoignent encore discrètement, 30 ans plus tard, du passage meurtrier du caporal Denis Lortie.
  • Un trou dans le volet d’une fenêtre, une marque sur un cadre en cuivre et une éraflure sur un mur de marbre permettent d’imaginer les déflagrations au parlement du Québec le matin du mardi 8 mai 1984.

Denis Lortie « fusillade au Parlement de Québec », SRC, 8 mai 1984

Liens externes

Fusillade à Ottawa : une impression de déjà-vu pour Jean-Pierre Jolivet – Radio-Canada

Il y a 20 ans, la fusillade de l’Assemblée nationale – Radio-Canada 

Je me souviens du 8 mai 1984 – Le Devoir

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Publié dans : International, Politique

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