@*@ Header
Le gouvernement canadien veut interdire la vente de produits notamment de beauté contenant des microbilles de deux millimètres de diamètre ou moins.

Le gouvernement canadien veut interdire la vente de produits notamment de beauté contenant des microbilles de deux millimètres de diamètre ou moins.
Crédit photo : iStockphoto

Quand la beauté est faite de plastiques et de microbilles toxiques

Le gouvernement canadien semble sérieux à présent dans ces intentions d’interdire la vente de tout produit au Canada contenant des microbilles qui aboutissent dans nos fleuves et océans où ils étranglent la vie.

Ottawa lance une consultation publique sur son projet de règlement visant à bannir ces microbilles de plastique dans les produits de soins personnels, comme les exfoliants et le dentifrice et les Canadiens ont trente jours pour faire connaître leur opinion à ce sujet.

Le gouvernement propose d’inscrire les microbilles à la Liste des substances toxiques conformément à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.

Le précédent gouvernement conservateur avait trainé des pieds dans ce dossier et n’avait annoncé que quelques jours avant le déclenchement des élections fédérales au mois d’août dernier son intention d’interdire la présence des microbilles dans les produits de consommation courante des Canadiens.

Finis le plastique dans nos produits au plus tard en 2019

Le ministère de l’Environnement et du Changement climatique du Canada tente de fixer un échéancier pour l’élimination de ce polluant dont les effets sont rapidement devenus dramatiques en quelques années seulement alors que la consommation de produit contenant du plastique a bondi de plus de 600 % entre 1975 et en 2012.

Le règlement propose l’interdiction de fabrication et d’importation de produits de soins personnels contenant des microbilles d’ici la fin de 2017 et l’interdiction de vente de tels produits d’ici la fin de 2018.

Les produits naturels contenant des microbilles seraient interdits à compter de la fin de 2019. Les Canadiens devront donc réapprendre à se faire une beauté sans Microbilles plastiques toxiques.

Écoutez

Le saviez-vous?
Les États-Unis et l’Union européenne cherchent aussi à imposer des interdictions similaires.
– Cinq États américains, situés principalement autour des Grands Lacs, sont en voie d’adopter une loi interdisant ces microbilles dans les cosmétiques.
En Illinois, la loi est adoptée, mais elle n’entrera en vigueur qu’en 2019.
Unilever, L’Oréal, Colgate Palmolive, Johnson & Johnson et Procter & Gamble ont promis de cesser volontairement de mettre des microbilles dans leurs produits à plus ou moins longue échéance.

Des microbilles de plastiquesCrédit photo : 5Gyres
Des microbilles de plastiquesCrédit photo : 5Gyres

La popularité envahissante des microbilles dans la vie quotidienne des Canadiens

Les microbilles sont présentes dans les exfoliants, les produits pour la douche et le bain, les nettoyants pour le visage, les crèmes, les désodorisants, les fonds de teint, les vernis à ongles, les ombres à paupières, les lotions pour le rasage, les produits moussants pour le bain, les colorants capillaires, les insectifuges, les dentifrices, les fards à paupières, les fards à joues, les fixatifs capillaires, les maquillages liquides, les mascaras, les produits de soins pour bébés, les lotions et les lotions solaires…

Les microbilles peuvent constituer jusqu’à 10 % du volume d’un de ces produits. La concentration de microbilles ajoutées aux produits de soins personnels varie considérablement entre les produits (de 137 000 à 2 800 000 par bouteille de 150 ml). Certains produits utilisés chaque jour pourraient entraîner le déversement dans les eaux usées domestiques de 94 500 particules de microbilles par application.

Les microbilles peuvent également être utilisées dans des produits de nettoyage et les cartouches d’encre pour imprimante, et dans les produits industriels comme les matériaux abrasifs.

Le gouvernement canadien veut interdire la vente de produits notamment de beauté contenant des microbilles de deux millimètres de diamètre ou moins.

Le gouvernement canadien veut interdire la vente de produits notamment de beauté contenant des microbilles de deux millimètres de diamètre ou moins.

Aide-mémoire…
Inventées dans les années 1970, les microbilles ont fait leur apparition massive dans les produits de consommation dans les années 1990.
Leur petite taille fait qu’elles ne sont pas retenues par les usines d’épuration des eaux et se faufilent directement dans les cours d’eau et aboutissent éventuellement dans les océans et nos Grands Lacs.
Des études ont démontré que les surfaces de ces particules de plastique attirent des polluants chimiques ce qui représenterait une sérieuse menace aux poissons et aux animaux qui les ingèrent.
Plus largement, le plastique cause des problèmes environnementaux majeurs dans les océans du globe.
La pollution provoquée par le plastique a pris de telles proportions au cours des dernières décennies que près de 270 000 tonnes de ce matériau flotteraient à la surface des océans.

Microbilles présentes dans la pâte dentifrice sous un microscope optique

Microbilles présentes dans la pâte dentifrice sous un microscope optique © UdM

Le fleuve Saint-Laurent est l’un des plus contaminés au monde par les microbilles

Très près de nous, dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, à certains endroits, les chercheurs ont trouvé plus d’un millier de microbilles par litre d’eau; une proportion largement supérieure à celle des secteurs les plus contaminés au monde.

« Nous avons été surpris de trouver des concentrations aussi élevées sur le lit d’un fleuve », affirme le professeur de McGill Anthony Ricciardi, qui a supervisé une étude récente à ce sujet.

« On supposait jusque-là que les voies fluviales transportaient les microplastiques flottants vers la mer. Nous avons maintenant la preuve que les fleuves deviennent des puits de ce type de polluants.»

Crédit photo : Beat the micrbead

Crédit photo : Beat the micrbead

Avec la contribution des Années lumières et de Line Boily de Radio-Canada

Sur le même thème

Ottawa veut interdire les microbilles en plastique dans certains produits – Radio-Canada 

Les microbilles – Entrée principale – Radio-Canada

Les eaux côtières de la Colombie-Britannique menacées par des microplastiques – RCI 

Pollution des Grands Lacs: des villes veulent agir contre les «microbilles» – RCI 

Polluants microplastiques dans fleuve Saint-Laurent Polluants microplastiques dans fleuve Saint-Laurent – Université McGill 

Mots-clés : , , , , , , , , , , , , , ,
Publié dans : Consommation, Économie, Environnement

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*