À la télévision canadienne dans quelques années, tout un programme en perspective :  un monde où Donald Trump est le Président suprême des États-Unis.

À la télévision canadienne dans quelques années, tout un programme en perspective : un monde où Donald Trump est le Président suprême des États-Unis.
Photo Credit: Mike Segar / Reuters

Qu’y aura-t-il de bon demain à la télévision traditionnelle canadienne?

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Un internaute nous demande de lui décrire l’univers des médias au Canada. Il est juste de lui répondre que celui-ci traverse au minimum une période de turbulences, après des années fastes d’expansion et du « big-bang » médiatique des années 1960 et 1970. 

L’explosion des activités médiatiques au Canada avait été alors largement nourrie par la multiplication des satellites de communication dans l’espace et qui se sont avérés essentiels dans le rapprochement des citoyens d’une nation comme le Canada qui est aussi étendue au plan géographique. Sans ces satellites, des médias véritablement pancanadiens auraient été impossibles.

Ces satellites de télécommunication constituaient alors en vérité une spécialité canadienne. Leurs conceptions et leurs lancements à bord de fusées américaines dans les années soixante ont placé pendant plusieurs années notre pays en troisième place des puissances mondiales de l’espace après les États-Unis et l’ex-Union soviétique.

L’internet a tout bousculé à la télévision canadienne

Aujourd’hui, une nouvelle vague technologique, celle de l’internet et des nouveaux médias, vient ébranler les géants canadiens des médias particulièrement le monde traditionnel de la télévision qui voit son modèle d’affaires renversé.

Le Canada est un des rares pays où les revenus publicitaires viennent de basculer du côté numérique. Les revenus publicitaires continuent leur migration vers le web au Canada au détriment non seulement de la télédiffusion mais aussi des journaux.

Le problème est sérieux et des spécialistes se questionnent :  mis à part les sports et quelques émissions de variétés (ou le Président Trump), il y aura-t-il encore quelque chose de bon à regarder le soir d’ici quelques années à la télévision traditionnelle?

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Ils sont de plus en plus nombreux à débrancher le câble. Pour les grands médias canadiens, c'est en 2013 que tout a commencé à basculer...
Ils sont de plus en plus nombreux à débrancher le câble. Pour les grands médias canadiens, c’est en 2013 que tout a commencé à basculer… © iStockphoto

Les nouvelles exigences du CRTC

Les médias canadiens doivent non seulement composer avec la force déstabilisatrice de l’internet, mais ils doivent aussi relever les défis de plus en plus exigeants que lui impose l’agence canadienne de réglementation des médias, le CRTC.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes vient de présenter son plan triennal pour la période de 2016 à 2019. Or, ce plan triennal repose sur une trilogie : « créer, brancher et protéger ». On se tourne donc résolument vers la protection du consommateur.

L’Agence canadienne de surveillance des médias augmente du coup son rôle de policiers des médias canadiens jugeant que l’absence relative de concurrence nuit aux consommateurs. Il n’existe essentiellement que 5 grands groupes médiatiques au Canada. Quebecor, Remstar media, Télé-Québec, Bell Media et Rogers.

Le CRTC vient de leur dicter durant la dernière année, après une longue consultation publique, comment et combien ils peuvent facturer leurs clients.  Cela entraîne potentiellement d’autres pertes de revenus.

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Le phénomène du débranchement a eu de lourdes conséquences pour les entreprises canadiennes du secteur des télécommunications, qui ont vu des dizaines de milliers de clients mettre fin à leur abonnement depuis deux à trois ans.(Shutterstock)
Le phénomène du débranchement a eu de lourdes conséquences pour les entreprises canadiennes du secteur des télécommunications, qui ont vu des dizaines de milliers de clients mettre fin à leur abonnement depuis deux à trois ans.(Shutterstock)

RCI avec la contribution de Jacques Beaupré, Marjorie April, Rudy Desjardins, Daniel Thibeault, Doris Labrie de Radio-Canada

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Publié dans : Économie, Internet et technologies, Société

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