La Chine et la Russie veulent les secrets du Canada

La Chine et la Russie veulent les secrets du Canada
Photo Credit: Kagenmi - Getty Images

Les secrets du Canada ciblés par l’espionnage de la Chine et de la Russie

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La Chine et la Russie redoubleraient d’efforts en ce moment pour percer les secrets du Canada, selon le Service canadien du renseignement et de la sécurité (SCRS).

Michel Coulombe directeur du SCRS
Michel Coulombe directeur du SCRS © PC/Adrian Wyld

Le SCRS, qui n’a ordinairement pas l’habitude d’identifier ni de nommer aussi clairement les pays qui constituent une menace à la sécurité nationale, lance cet avertissement direct dans des notes d’information préparées pour le directeur de l’agence, Michel Coulombe.

« La Chine, en particulier, continue de cibler les renseignements classifiés et la technologie, de même que des représentants et l’appareil du gouvernement », affirme la porte-parole du SCRS, Tahera Mufti.

Mme Mutfi ne veut pas fournir de détails sur des aspects spécifiques des enquêtes du SCRS, mais elle insiste sur l’inquiétude générale de l’agence d’espionnage canadienne selon laquelle la Russie et la Chine tentent toujours de voler au Canada d’importants secrets militaires, politiques et industriels.

Aide-mémoire…
Des responsables de la sécurité de pays occidentaux préviennent souvent que le « bon vieil espionnage » n’a pas cessé depuis la fin de la guerre froide, et que certains événements qui ont fait l’actualité récemment sont là pour le rappeler.
Il y a trois ans, un officier subalterne de la Marine canadienne, Jeffrey Delisle, a été condamné à 20 ans de prison après avoir reconnu en cour qu’il avait transmis des renseignements secrets à la Russie, en échange d’argent, sur une base constante pendant plus de quatre ans.
 Des responsables américains ont accusé Moscou d’avoir dérobé des courriels du Parti démocrate qui ont embarrassé la candidate Hillary Clinton lorsque WikiLeaks les a publiés. La Russie a nié toute implication dans cette fuite.

Le militaire canadien Jeffrey Paul Delisle, qui a espionné pour la Russie
Le militaire canadien Jeffrey Paul Delisle, qui a espionné pour la Russie © PC/Andrew Vaughan/Presse canadienne

La Russie répond aux accusations 

Interrogé sur la note d’information du SCRS, le porte-parole de l’ambassade de Russie au Canada, Kirill Kalinin, a admis que la «collecte d’information » constitue un des piliers de la sécurité nationale de tout pays. Mais il soutient que le monde doit surtout s’inquiéter des activités d’espionnage américaines.

À la suite des révélations d’Edward Snowden, il est de notoriété mondiale que les aptitudes de l’Agence américaine de sécurité nationale (NSA) sont « sans égal dans le monde », indique M. Kalinin.

Il y a deux ans, Ottawa a soutenu que la Chine s’était introduite dans le réseau informatique du Conseil national de recherches, ce qui avait provoqué par la suite l’interruption de tout le système de technologie de l’information pendant une longue période.

Pékin a nié son implication et accusé le Canada de lancer des allégations gratuites.

Découvrez :
Le Canada dépêche régulièrement des espions de l’armée canadienne dans l’Arctique
L’armée canadienne envoie ainsi depuis 9 ans dans le Grand Nord des équipes de contre-espionnage pour se prémunir contre des gestes d’espionnage, de terrorisme ou de sabotage au cours de ses exercices militaires annuels dans l’Arctique.
Lisez la suite…

Des soldats canadiens, pour la plupart membres du Royal 22e Régiment, ou *VanDoos* en anglais, atterrissent à Whitehorse pour participer à l’exercice militaire Opération Nanook, le 4 août 2013.Crédit photo : Dave Croft
Des soldats canadiens, pour la plupart membres du Royal 22e Régiment, ou *VanDoos* en anglais, atterrissent à Whitehorse pour participer à l’exercice militaire Opération Nanook, le 4 août 2013.Crédit photo : Dave Croft

 

RCI avec La Presse canadienne

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Publié dans : Insolite, International, Politique

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