Yves Paquin devant ses tableaux du projet Nataq.
Photo Credit: © Marie Rouleau

Sur les traces de Nataq, le grand projet culturel d’Yves Paquin autour de la chanson de Richard Desjardins

Toi, tu es ce soleil aveuglant les étoiles
Quand tu parles au mourant, sa douleur est si douce.
Pour trouver le ravage et tuer l’animal,

Pour trouver le refuge, tu es mieux que nous tous,
Nataq.

Je dis que je ne peux rêver la vie sans toi.
J’ai la mémoire des eaux où je me suis baignée.
Maintenant que tu vis, que je rêve à la fois,
Tout mon être voudrait que tu sois le dernier,

Nataq

Nataq est une chanson immense comme le Grand Nord, chanson qui se retrouve sur le disque « Tu m’aimes-tu » de l’auteur-compositeur-interprète et cinéaste Richard Desjardins.

C’est une œuvre d’une grande tendresse, mais aussi d’une grande dureté, celle de la vie, celle de la survie, celle d’un ailleurs meilleur, là-bas, de l’autre côté, où la vie doit être plus facile.

Yves Paquin rencontre Richard Desjardins alors que ce dernier est en quête d’un concepteur graphiste pour réaliser la pochette du disque Tu m’aimes-tu. Les deux hommes parlent, trouvent des points de rencontre, une amitié se crée.

Richard joue, seul au piano, la chanson Nataq à Yves. Ce dernier en est bouleversé.

Il aura fallu des années à l’artiste visuel pour arriver à pouvoir présenter « Sur les traces de Nataq », une série de huit gravures réunies dans un coffret.

Coffret Nataq, oeuvre d’Yves Paquin.
Photo : © Marie Rouleau

Le Centre d’art Diane-Dufresne de Repentigny présente « Sur les traces de Nataq, Œuvres d’Yves Paquin
et texte de Richard Desjardins » du 19 janvier au 26 février 2017

Yves Paquin apposant le sceau d’authenticité sur la première sérigraphie.
Photo : © Rouleau-Paquin

Quand Richard Desjardins a vu les quatre premières gravures, il a dit : « Ça, les Inuit vont aimer ça ». Il n’en fallait pas plus à Yves Paquin pour plonger, continuer, travailler et arriver à mener à terme son projet « Sur les traces de Nataq ».

Un peu plus sur Yves Paquin

Trop souvent homme de l’ombre, sachez tout de même que ses œuvres se sont vendues à plus de 35 millions d’exemplaires un peu partout sur la planète et qu’il a reçu, entre autres, le Prix des Graphistes, décerné par les Compagnons de Lure en France pour son œuvre magistrale Le Tarot idéographique du Kébèk.

Yves Paquin est l’invité au micro de Raymond Desmarteau.

Écoutez

Quant à la chanson, la voici:

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Publié dans : Arts et spectacles, Autochtones, International, Société

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3 comments on “Sur les traces de Nataq, le grand projet culturel d’Yves Paquin autour de la chanson de Richard Desjardins
  1. Chantale dit :

    On t,aime toujours sir desjardins

  2. Anick dit :

    Gravure magnifique! Chanson magnifique!

  3. Constanti dit :

    Merci à vous de diffuser l’oeuvre de Richard, je me souviens en 1988 à Paris diffuser pour la première fois, le disque auto-produit de Richard, les Derniers Humains. Je me souviens avoir été outrée d’attendre que Jean Louis Foulquier consède deux ans plus tard, d’aller à Montréal consacré Richard, alors que seul, il avait déjà fait le voyage à Paris deux ans avant, avait déjà montré la valeur des textes, la musicalité de la langue, la féérie du Grand Nord. Merci à Richard, je me souviens de 1998, quand Richard a accepté de séjourner près d’une année à Toulouse. Merci pour ce spectacle si étonnant où le temps nous transportait au temps d’Aliéonor d’Aquitaine. Maintenant, aujourd’hui, le seul véritable hommage que je puisse donner aux combats de Richard, c’est de diffuser des extraits de l’Erreur Boréal en classe de première à mes élèves et de dire. Quels sont vos combats ? Quels sont les argumentaires que vous construisez ? La transition énergétique doit connaître tous les leviers de tous nos combats. Merci, Richard d’avoir illuminée la poésie française, sans oublier la misère humaine. Nathalie Constanti