La future jetée Alexandra du port de Montréal, dont on voit une esquisse, est en voie d’être rénovée pour accueillir les bateaux de croisière. Photo: Port de Montréal

La future jetée Alexandra du port de Montréal, dont on voit une esquisse, est en voie d’être rénovée pour accueillir les bateaux de croisière. Photo: Port de Montréal

Les Montréalais se préparent à accueillir 28 % plus de croisiéristes en cette année de 375e anniversaire

Le port de Montréal n’est pas unique. L’ensemble des grandes villes portuaires du Canada s’attendent dans les faits à connaître une très bonne année en 2017, grâce à la visite de plus de navires de croisière, attirés par un dollar canadien faible ainsi que par les festivités du 150e anniversaire de la fédération et du 375e anniversaire de Montréal.

Le navire Queen Mary 2 est un habitué de la saison des croisières à Québec.
Le navire Queen Mary 2 est un habitué de la saison des croisières à Québec. © JACQUES BOISSINOT

Tous les ports maritimes canadiens — dans les provinces de l’Atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique — s’attendent à une hausse du trafic de navires de croisière cette année. « Le Canada a la cote actuellement », soutient Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal.

Avec l’ouverture, en mai, de la toute nouvelle gare maritime au quai Alexandra, en face du musée Pointe-à-Callière, le Port de Montréal prévoit d’ailleurs une hausse importante de 28 % du nombre de passagers et membres d’équipage comparativement à l’an dernier. L’an dernier, avant les travaux de restauration de la jetée Alexandra, au coût de 78 millions, Montréal avait accueilli 110 000 croisiéristes et membres d’équipage.

Montréal aux premières loges des navires de croisière

Travaux de reconstruction de la gare maritime au quai Alexandra du port de Montréal en octobre dernier.
Travaux de reconstruction de la gare maritime au quai Alexandra du port de Montréal en octobre dernier. © Radio-Canada/Benoît Chapdelaine

La présidente-directrice générale du Port de Montréal, Sylvie Vachon, rappelle que la métropole sera au coeur des deux anniversaires. « Le commerce maritime a joué un rôle majeur dans le développement de la ville, mais aussi du pays tout entier », a-t-elle insisté en entrevue.

On estime que ces nouveaux croisiéristes pourraient dépenser dans la métropole 5,5 millions de plus que l’an dernier, ce qui porterait les retombées économiques à environ 30 millions, croit Tourisme Montréal.

Les ports des provinces de l’Atlantique s’attendent aussi en 2017 à une hausse du nombre de passagers en escale, qui avait atteint l’an dernier 600 000, a indiqué Brian Webb, directeur général de l’agence Cruise Atlantic Canada, établie en Nouvelle-Écosse.

En 2012, les croisiéristes ont dépensé en moyenne environ 150 $ chacun dans les ports canadiens, soit près de 262 millions au total, selon la plus récente étude menée par l’industrie. Plus des trois quarts de ces dépenses ont été faites en Colombie-Britannique, où sont descendus 54 % des deux millions de croisiéristes venus au Canada en 2012. Brian Webb attribue surtout cette hausse du nombre de visiteurs à la faiblesse du dollar canadien, ce qui a poussé il y a un an ou deux les lignes de croisière à ajouter des escales dans des ports canadiens pour l’été prochain.

Halifax conserve un avantage historique

Le paquebot Anthem of the Seas à Halifax en 2016.
Le paquebot Anthem of the Seas à Halifax en 2016. © Radio-Canada/Audrey Roy

Le 150e anniversaire de la fédération, les Grands Voiliers à Halifax, fin juillet, et les efforts des offices de tourisme des provinces de l’Atlantique contribueront à cette hausse anticipée, estime Lane Farguson, du Port d’Halifax. Ce port, le plus important des Maritimes, a accueilli 238 000 croisiéristes en 2016, une hausse de 7 % par rapport à l’année précédente. C’est historiquement, le port d’arrivée de centaines de milliers de nouveaux arrivants au Canada.

À Vancouver, le port le plus important du Canada, on s’attend aussi à une forte saison de navires de croisière, après une hausse de 3 % en 2016. Vancouver et Prince Rupert constituent des escales pour les croisières maritimes vers l’Alaska. Or, lorsqu’un navire de croisière accoste à Prince Rupert, localité de 14 000 habitants, la population connaît un « boom démographique » de 13 %, rappelle le président et directeur général du port, Don Krusel.

Découvrez :
Les croisières comme nouveau phare du tourisme québécois
C’est un avantage touristique historique. Pourquoi tourner le dos à la mer, alors que pendant des générations le Québec, de sa capitale du même nom en remontant le fleuve Saint-Laurent jusqu’aux rapides de Montréal, était bien placé pour accueillir tous ces bateaux chargés de colons. Lisez la suite…

Association des croisières du Saint-Laurent

Association des croisières du Saint-Laurent

 

RCI avec La Presse canadienne

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Publié dans : Économie, International

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